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MAGAZINE
N° 13 Du 15 Décembre 2020
Medoune FALL
Responsable technique
de la production audiovisuelle
- SENEWEB
" Le secteur de l’audiovisuel a
beaucoup évolué ces dernières
années..."
Kalista SY
Jessica GOMES
Actrice & Modèle
Je ne me voyais pas
vraiment passer à la
télévision.
Showrunner de la Série
"Maîtresse d'un Homme Marié"
J’aime me décrire
comme un pur produit
de mon pays.
Ousmane FALL
Owner & Producer - Challenger Factory
Hier nous étions une équipe,
Aujourd'hui nous sommes une famille !
Biramawa Magazine-Page 1
׉	 7cassandra://ldW7ko99z_QmJLdhuqvNcI9PEnrglQ_yMYxwLiAkVAA+`̵ _M_N_M_N{בCט   {u׉׉	 7cassandra://QWvdsbY9WImDMdDFIK_2KH-QCnYNHKs_iBm-IhwUwQw `׉	 7cassandra://JxZ1YoATggZw6VkUjVLiMJ83dqEaYtWudv4SLZRi3b4͒s`׉	 7cassandra://sfD4sd9diP4pFScTiMJBoEVgAOxwOetiGvSW1iS15sQ6`j ׉	 7cassandra://Mx63GzomkFrY2QXh3ajXaSexNgcusR24QdBYYlezW7k  ͠	_M_N׉E׉	 7cassandra://sfD4sd9diP4pFScTiMJBoEVgAOxwOetiGvSW1iS15sQ6`j _M_N׈E_M_N_M_N{בCט   {u׉׉	 7cassandra://fkgD9YdXFR8v0eeeMIICmsGWiqJQv0rTO1FdZwlkbMk hK`׉	 7cassandra://TGs0lWK-BwRQujLqouHg4kqM0X9uZEFQBOH9xAKM5q4ͩD`׉	 7cassandra://Jtof4VdxpefDQQDjtpBwxd6iJ4R3wum3GgKdum_pntk<`j ׉	 7cassandra://KcBDx93g_l3kXr629uIPhgPESfXzbqkT2ak4tLEb8Lo *I͠	_M_N׉ESOMMAIRE - SOMMAIRE - SOMMAIRE -SOMMAIRE
ENTRETIEN EXCLUSIF
Kalista SY
Showrunner de la Série "Maîtresse d'un Homme Marié"
"J’aime me décrire comme un pur produit de mon pays."
P.50
DÉCOUVERTE
Ousmane FALL
Owner & Producer - Challenger Factory
P.32
"Hier nous étions une équipe, Aujourd'hui
nous sommes une famille !"
P.20
P.14
AVIS D'EXPERT
Medoune FALL
Responsable technique de la production audiovisuelle - SENEWEB
"Le secteur de l’audiovisuel a beaucoup évolué ces dernières années..."
ENTRETIEN PORTRAIT
Jessica GOMES
Actrice & Modèle
"Je ne me voyais pas vraiment passer à la télévision."
Page 4-Biramawa Magazine
SOMMAIRE - SOMMAIRE - SOMMAIRE -SOMMAIR
׉	 7cassandra://Jtof4VdxpefDQQDjtpBwxd6iJ4R3wum3GgKdum_pntk<`j _M_N׉ERE - SOMMAIRE - SOMMAIRE - SOMMAIRE -SOMMAIRE
P.9
ÉDITO
Waly NDIAYE
L’industrie audiovisuelle, ce secteur pourvoyeur d’emplois !
Fondateur de Biramawa
P.10
ÉDITION SPÉCIALE
Michèle BURON-MILLET
Appel aux dons
Créatrice de la pouponnière “Vivre Ensemble” de Mbour
P.28
LE COIN D'AUTRUI
Ayoba FAYE
Journaliste d’investigation-Rédacteur en chef Pressafrik
P.40
SANTÉ
Dr Benjamin NDOUR
Médecin Généraliste
Les Infections de l’appareil génital de la femme
RE - SOMMAIRE - SOMMAIRE - SOMMAIRE -SOMBiramawa
Magazine-Page 5
_M_N_M_N{בCט   {u׉׉	 7cassandra://pClZMRe23aHWpeVwg_KX16heUk0SmcfNpZAR8403JM0 `׉	 7cassandra://d6Lb1t-53pQ4koHL7GsSRdRmEZDgJB15dzMfQ7ts7dQʹ`׉	 7cassandra://a30a8fZXLJYOmizc9XDH9qB-P2kRZgZm3-Ifnfc1ilA>x`j ׉	 7cassandra://HU0nnOjTK3Ubg0S-KO0qm9aW_XVDZrp0eeKMM3cZ4nY i͠	_M_O׉ESOMMAIRE - SOMMAIRE - SOMMAIRE -SOMMAIRE
P.44
À L'ÈRE DU NUMÉRIQUE
Aïcha KASSÉ LAWSON
Présidente & Fondatrice de Dunya-Éthic
Enseignement supérieur en Afrique : le numérique, une
réponse au désengorgement des universités ?
P.48
DÉVELOPPEMENT PERSONNEL
Comment économiser (suite)
Abdoulaye NDIAYE
Chancelier des Affaires étrangères
P.58
LA CVTHÈQUE
Paul Antoine NDEYE
Diplômé en Master II Transports, Territoire et Environnement
Page 6-Biramawa Magazine
SOMMAIRE - SOMMAIRE - SOMMAIRE -SOM׉	 7cassandra://a30a8fZXLJYOmizc9XDH9qB-P2kRZgZm3-Ifnfc1ilA>x`j _M_N׉E e’
COMMENCEZ AVEC LE
VOUS VOULEZ VISITER
VOUS VOULEZ VISITER
L’AFRIQUE?
COMMENCEZ AVEC LE
SENEGAL
_M_N_M_N{בCט   {u׉׉	 7cassandra://gwDH23V-5DVV8znSLNNQD5rJhIGaxZLt56i0RPOB3gg (r`׉	 7cassandra://LgWiqOeg5NWKHy3etnFI78pfKhY5DSZLQxhIvthGj3kͲ`׉	 7cassandra://p9S1f4hu89XMoktupCy6qSDYmZTWhHBiw7GygGQ0Q_E7`j ׉	 7cassandra://ODPTvLIoq87-xdvmKqdbB0lju_vgDeX42SOM3XugNmk >͠	_M_Oנ_M_O [!9ׁHmailto:contact@biramawa.comׁׁЈ׉ESerigne Amar Mbacké SARR
Chercheur en Droit privé
Expert maritime en formation
Ayoba FAYE
Journaliste d’investigation
Rédacteur en chef Pressafrik
Moustapha FAYE
Chercheur en Marketing Stratégique – UGB
Omar Mallé SAKHO
Doctorant à l’Université Cheikh Anta Diop
Laboratoire LARHISA.
Thierno NGAMB
Agronome
Spécialiste en Sécurité Alimentaire et Résilience
Guilaye TINE
Designer-Digital Marketer-Telemarketer
CEO IN'FINITY
Djiby SADIO
Photographie
CEO Studio 13
Alioune FALL
Juriste d’Affaires
Inspecteur du travail et de la sécurité Sociale
Abdoulaye NDIAYE
Chancelier des Affaires Étrangères
Docteur Benjamin NDOUR
Médecin généraliste
Khadime SENE
Educateur Spécialisé au Ministère de la Justice
Marianne SECK
Docteur en droit de l’environnement et de la santé
Ousseynou GUEYE
Responsable communication chez Afric’innov
et fondateur de Polaris asso
Nafissatou NDAO
Responsable des Ressources Humaines-FAMY SENEGAL
Dr Jean Sibadioumeg DIATTA
Spécialiste en communication
Aïcha KASSE LAWSON
Présidente & Fondatrice de l'association Dunya-Ethic
contactez-nous: contact@biramawa.com
Adresse postale : Île-de-France, France
Éditeur : Waly NDIAYE
Page 8-Biramawa Magazine
L’ÉQUIPE BIRAMAWA
׉	 7cassandra://p9S1f4hu89XMoktupCy6qSDYmZTWhHBiw7GygGQ0Q_E7`j _M_N׉EsEDITO
L’industrie audiovisuelle, ce secteur pourvoyeur d’emplois !
Pas de série sans acteurs comme Jessica GOMES, pas d’émission radio ou télé sans animateur. Néanmoins,
le secteur ne se limite pas aux personnalités qui passent à l’antenne ou à l’écran.
Sur les plateaux comme en studio d’enregistrement, à la régie comme en salle de montage, les professionnels
de l’image et du son, comme Médoune FALL, mettent leurs compétences artistiques et
techniques au service des productions audiovisuelles.
Les projets, conçus et dirigés par des producteurs, des showrunners comme Kalista SY et des réalisateurs,
font appel à de nombreux ouvriers, techniciens et cadres techniques (machinistes, opérateurs
et chefs opérateurs image et son, régisseurs…). Sans oublier les gestionnaires (assistants et
directeurs de production…).
Oui le secteur de l’audiovisuel regorge de métiers. C’est pourquoi nous avons jugé utile, dans ce
numéro 13, de revisiter ce secteur et vous présenter quelques-uns de ses métiers.
Chers abonnés, abonnées avant de finir, je souhaiterais vous annoncer que ce numéro 13 est le
dernier de l’année 2020. Nous vous donnons rendez-vous en 2021, s’il plaît au Bon Dieu, avec notamment
le lancement officiel du site internet de Biramawa Magazine.
Bonne lecture !
Fondateur Biramawa Magazine
Waly NDIAYE
Biramawa Magazine-Page 9
_M_N_M_N{בCט   {u׉׉	 7cassandra://JIzc6bULnh1HCFWn9UyW2csbuxaXW8a1crRyTwKnYYQ `׉	 7cassandra://tAZZw7p8UvAL2D_lRmKlg0zg-AuljG5WIx8dbBVImQg=`׉	 7cassandra://aJweZYVtq_jhefXhWp1geF0Wz5q74I2Te5q3df22YsQN-`j ׉	 7cassandra://N4TXvCiIpYmeWV7-p1ZObGB8cahhbAvo6jsFyFfIjpY RSr͠	_M_O׉EÉDITION
SPECIALE
Michèle BURON-MILLET
Créatrice de la pouponnière
“Vivre Ensemble” de Mbour
Vivre Ensemble – La Pouponnière de Mbour
Le magazine Biramawa à travers sa rubrique " Edition spéciale
"a souhaité donner la voix à la Pouponnière "Vivre Ensemble
"de Mbour. Créée en 2002 la pouponnière est un "lieu
d’accueil temporaire du tout petit enfant privé de sa maman
". Confrontée à des difficultés à cause de la crise sanitaire, la
pouponnière fait appel à toutes les bonnes volontés.
Page 10-Biramawa Magazine
׉	 7cassandra://aJweZYVtq_jhefXhWp1geF0Wz5q74I2Te5q3df22YsQN-`j _M_N׉ELa Pouponnière de Mbour a vu le jour en
Janvier 2002, Michèle BURON-MILLET en
est la créatrice. C’est un lieu d’accueil temporaire
du tout petit enfant privé de sa maman.
Elle permet aux orphelins de mère ou
aux enfants dont la maman ne peut pas s’occuper
(pour des raisons gravissimes), de
vivre protégés, leurs premières années de
vie si fragile, avant de regagner leur famille
au bout d’un à deux ans. Très rapidement,
l’association se développe et il apparaît que
tous les enfants ne peuvent rentrer chez eux
(rejet de la famille ou mauvaises conditions
d’accueil). En 2003, les Unités Familiales
sont créées pour prendre le relais et s’occuper
de ces enfants qui sortent de la Pouponnière,
mais ne peuvent pas rentrer en
famille. Avec le temps la Pouponnière a acquis
une certaine notoriété au vu du sérieux
des professionnels. Aujourd’hui la Pouponnière
compte 136 salariés et 148 enfants.
Vivre Ensemble c’est aussi et avant tout un
séjour de rupture, crée en 2001 pour des
jeunes français en difficultés. Ils restent
durant 9 mois et participent à des chantiers
humanitaires (reconstruction, réhabilitation
dans les villages ), ils sont aussi
amenés à faire un stage dans la pouponnière.
L’objectif étant de les remobiliser
et de les valoriser à travers l’aide apporté
à la population locale défavorisée. Le projet
est double et complémentaire, en effet
une grande partie du financement des
frais de fonctionnement de la Pouponnière
provient du séjour de rupture lui même.
En raison de la situation sanitaire mondiale
l’équipe de direction de Vivre Ensemble
a dû prendre des mesures rapidement.
Début mars l’association s’est vue
fermer ses portes aux visiteurs, nombreux
chaque jour et en provenance d’Europe. Il
a fallu ensuite faire de même pour l’accueil
des bénévoles, une quarantaine par mois
à nous apporter leur soutien. Enfin depuis
maintenant le mois de mars le confinement
des enfants et du personnel c’est
organisé. Notre souhait comme toujours
est de préserver nos enfants, mais aussi
le personnel qui s’en occupe. Nous avons
réussi à composer une équipe de volonBiramawa
Magazine-Page 11
_M_NÁ_M_N{בCט   {u׉׉	 7cassandra://epKd81FxvQuBjN5y0-SawFk3z6RkWGU9xK2DBywX9jA `׉	 7cassandra://5LjCiAOYzRhIikR7Qjim8BbWU3F4lWhCe42aNbQj0Sw׿`׉	 7cassandra://DgMuB4qHvXmwL6rtOZEnG2e5m3qxFKgNKZToS8-O7w0?`j ׉	 7cassandra://_SOPvNH_jGpDo92CmjgoShWzANfILdIKAIRT339xXAI<͠	_M_Oנ_M_O H9ׁH "http://book.com/pouponnieredembourׁׁЈנ_M_O K9ׁHhttp://ponnieredembour.orgׁׁЈנ_M_O #9ׁHhttp://www.laׁׁЈנ_M_O
 Ӂ9ׁH (http://loasso.com/don/associations/vivreׁׁЈ׉Etaires pour rester confinés. Aujourd’hui 250
personnes sont au centre, dont 148 enfants.
L’ensemble du personnel est mutuellement
très solidaire, ils sont comme une grande
famille. Et ce malgré l’inquiétude pour leur
famille respective à l’extérieur. Nous nous
devons maintenir les salaires. Pour les salariés
sur place mais aussi tout ceux, qui
de chez eux, sont au chômage technique
et pour qui nous souhaiterions maintenir
le salaire initial. Nous devons aussi assurer
l’approvisionnement
de l’association
en denrées alimentaires, produits d’entretien,
d’hygiène, médicaments. Cette situation
engendre une augmentation considérable
nos dépenses quotidiennes, pour
lesquelles nous avions déjà des difficultés
de prise en charge tout au long de l’année.
Du fait de l’absence de visiteurs et de bénévoles,
nous constatons une baisse des
dons au quotidien. Nous gardons aussi en
tête que les jeunes accueillis en séjour de
rupture peuvent à tout moment être rapatriés
en France, en fonction de l’ évolution
de la situation. L’avenir de la Pouponnière
en deviendrait alors très
incertain.
Nous sommes en permanence à la recherche
de soutien pour nous aider dans la prise
en charge des frais de fonctionnement et
Page 12-Biramawa Magazine
(Budget total annuel 291 332 806 FCFA)
• Vivre Ensemble Madesahel, séjour
de rupture : 44 % du
Voici quelques chiffres :
Effectif de la Pouponnière :
• La Pouponnière : 91 bébés de 0 à 2 ans.
• Les Unités Familiales : 37 enfants de 2 à 6 ans.
• La Grande Enfance : 20
fants de
plus de
le maintien des activités de l’association.
en6
ans.
• Enfants accueillis en ce moment : 148
• Enfants
vés
depuis janvier
• Employés à la Pouponnière : 136
Les sources de financements :
accueillis et sau2002
: 1 260
׉	 7cassandra://DgMuB4qHvXmwL6rtOZEnG2e5m3qxFKgNKZToS8-O7w0?`j _M_N׉Ebudget total de la Pouponnière.
• L’état Sénégalais 10 000 000 CFA
• L’association Louly l’Ecole au Sénégal
, tous les frais liés à la scolarité des enfants
: 5 262 087 FCFA (année scolaire
2018-2019)
• La Banque Mondiale 4 520 000 CFA en
2019
• 270 parrains pour environ 51 085 900
CFA par an
• Le reste des financements dépendent des
dons de particuliers et entreprises.
Nous contacter :
• Accueil : + 221 33 957 31 36
• E-mai : contact@lapouponnieredembour.
org
• Responsable communication : Arnoult
Mathilde
Biramawa Magazine-Page 13
• Tel : + 221 77 881 83 60
Nous aider :
• Orange Money : + 221 77 500 19 32
• Faire un don en ligne :https://www.helloasso.com/don/associations/vivre-ensemble-la-pouponniere
•
Notre site internet: http://www.lapouponnieredembour.org
•
Notre page facebook: https://www.facebook.com/pouponnieredembour
•
Devenir parrain
• Faire un don par virement bancaire :
IBAN : FR76 4255 9100 0008 0040 4472 464
BIC : CCOPFRPPXXX
Intitulé du compte : Vivre Ensemble, la Pouponnière
_M_NŁ_M_Nā{בCט   {u׉׉	 7cassandra://mEpepk9GoIndP6sqqFUgBKQCMYGW6hPECGBNPYg0S3g -`׉	 7cassandra://QD-4LGrncdE4_OwDK-3tOmghvM9wdwZMlbe2M49O8dgY`׉	 7cassandra://Phnx3TWRMfsRDgMoqLr5juFZNmzo_Ah7BsSWLEX_tDYG`j ׉	 7cassandra://LdF72as9dzTr61ExQLHGnZ0yzcyImedcv5TYqao7kNg fd͠	_M_O׉E 3Jessica GOMES
Actrice & Modèle
ENTRETIEN
PORTRAIT
׉	 7cassandra://Phnx3TWRMfsRDgMoqLr5juFZNmzo_Ah7BsSWLEX_tDYG`j _M_N׉Eo"Je ne me voyais pas vraiment
passer à la télévision."
D’origine capverdienne et née à Dakar, Jessica Gomes
est actrice et modèle. Découverte grâce à son rôle de
Dalanda dans la série à succès « Maitresse d’un Homme
Marié », elle est aujourd’hui une actrice très plébiscitée.
Dans cette interview accordée au magazine, elle dresse
son parcours et évoque son choix pour les métiers d’actrice
et de modèle. Engagée en faveur des droits des
femmes, elle adresse également d’importants messages
à ces dernières.
Qui est Jessica Gomes ?
Jessica Gomes est une jeune femme d’origine
capverdienne, née à Dakar et qui essaie
de se surpasser continuellement.
Pouvez-vous revenir sur les
grandes lignes de vos parcours
de formation et professionnel ?
Après mon bac, mes études se sont orientées
vers la gestion. J’ai décroché ma licence en
comptabilité et j’ai intégré le milieu du travail
où je suis actuellement assistante dans un
institut qui forme dans les métiers du pétrole
et du gaz. Je poursuis toujours mes études.
Vous êtes Actrice & Modèle.
Comment décririez-vous ces
deux professions ?
J’ai du mal encore à me définir comme
étant Actrice car je viens d’intégrer ce milieu
et qu’il me reste encore à apprendre.
Cette expérience m’a néanmoins permis
de poser en tant que modèle pour des styBiramawa
Magazine-Page 15
_M_Nǁ_M_NƁ{בCט   {u׉׉	 7cassandra://u0jQmMxaYTsP2YAGL66Col_i5D0P0cjv4puFXUR13x8 m`׉	 7cassandra://GS-y0olh-7jpoijut5WbEW3Aoqv6iC8JDbXF_9kGPn4  `׉	 7cassandra://lbH5nEpaXAuLjPymXgVR3jeosdnpRXUmyRFtfeJeVSkJW`j ׉	 7cassandra://hYChnGyY4Kt51qsY4bHziDQMj3PJyb5cajOzSFBsQdcͼ<$͠	_M_O׉Elistes et créateurs. Je pense donc que ces
deux activités font partie intégrante du milieu
artistique et sont riches de rencontres.
« Lorsque j’ai découvert la série, elle
m’a tout de suite plu parce qu’elle relate
les maux et les faits de la société
sénégalaise. »
Qu’est-ce qui vous a poussé
vers ces professions ?
Un peu par hasard je dirais, je ne me voyais
pas vraiment passer à la télévision. Il m’est
arrivé par le passé de faire certaines publicités
ci et là. Mais mon entourage proche,
ma famille ainsi que certaines personnes
comme la scénariste de la série m’ont souvent
encouragé à tenter ma chance et j’ai
finalement sauté le pas sans trop réfléchir.
Beaucoup de gens vous ont
connu grâce à la Série «
Maîtresse d’un Homme marié ».
Qu’est-ce que cette série vous
inspire ?
Lorsque j’ai découvert la série, elle m’a tout
de suite plu parce qu’elle relate les maux et
les faits de la société sénégalaise. Je pense,
sans prétention, qu’elle a contribué et qu’elle
contribue encore à éveiller les consciences
sur certaines réalités que rencontrent les
Page 16-Biramawa Magazine
Aujourd’hui vous faites partie
des actrices/acteurs très
plébiscités au Sénégal. Félicitations
! Comment vivez-vous
cette notoriété ?
femmes de nos sociétés et qui sont longtemps
restées taboues. Chaque femme africaine, se
retrouve au travers du vécu de chaque personnage.
Et c’est là toute sa particularité.
Est-ce votre premier rôle ?
Oui, c’est mon tout premier rôle. Voilà
pourquoi je me plais souvent à dire
que je suis une actrice « en stage ».
« Je suis et je reste reconnaissante
de l’accueil du public pour Dalanda.
»
׉	 7cassandra://lbH5nEpaXAuLjPymXgVR3jeosdnpRXUmyRFtfeJeVSkJW`j _M_N׉EMJe suis et je reste reconnaissante de l’accueil
du public pour Dalanda. C’était pour moi
un challenge à relever et ça fait plaisir de
savoir que vous avez réussi cette première
étape. Parce que pour moi, on peut toujours
mieux faire. Je reste toujours la même Jessica
qui gère sa routine habituelle en essayant
de préserver au mieux son image. Je ne dirais
pas que cette « reconnaissance » m’ait
changée mais qu’elle m’a surtout ouverte au
monde et appris à voir au-delà de mes peurs.
C’est quoi votre secret ? (Rire)
Comment en êtes-vous arrivé là
?
(Rire) Mon secret ? On ne peut pas vraiment
dire que ça soit un secret. Mais j’ai
juste décidé de dépasser mes peurs, c’était
ma résolution. Et lorsque vous êtes entouré
de personnes qui vous encouragent
et vous poussent à vous dépasser c’est le
plus qui fait toute la différence, je pense.
Laquelle des deux saisons vous
a le plus marqué ? Et pourquoi
?
Je
dirais la 1ère
parce que je découvrais
une autre présentation de notre
société et que le jeu des acteurs était
époustouflant de talent. Tout simplement.
En tant que femme, comment
trouvez-vous l’industrie audiovisuel
sénégalaise ?
Biramawa Magazine-Page 17
« Il est important de pouvoir montrer
aux jeunes femmes de demain que
l’on peut être absolument tout ce que
nous voulons être, notre seule limite
c’est nous-même. »
Votre personnage dans les séries parle d’une
femme battante, avec des principes, et qui
défend la cause des femmes. Comment vous
décririez-vous dans la vie de tous les jours ?
Je ne suis pas loin de mon personnage en
ce sens et d’ailleurs je pense que la plupart
des femmes de nos jours le sont. Il
est important de pouvoir montrer aux
jeunes femmes de demain que l’on peut
être absolument tout ce que nous voulons
être, notre seule limite c’est nous-même.
_M_NɁ_M_Nȁ{בCט   {u׉׉	 7cassandra://-JSyGI5APMcsj7PN7SGSN-FSRqwLdLkxn947J1N_TiY `׉	 7cassandra://AkQ4FYNkLAlkbtQqVoeC8Ri6QD9mNJuiyQkUJLtWX-w:`׉	 7cassandra://vy76cQYKppzap31MWp2xRQ6WbjKk1w5uBLcOwOgGoVAI`j ׉	 7cassandra://NR5ads7pcY6H0VgYmgeKlUbv0w16rgpkWViJ0r-o7jg9$͠	_M_O׉E4pour une meilleure
prise en compte
des intérêts des
femmes dans le
secteur ?
Comme dans toute chose,
il faut savoir imposer sa
valeur et continuellement
se challenger pour mériter
sa place. Mais au-delà de
ça, les femmes doivent être
solidaires dans leur combat.
Lorsque l’on prendra
conscience
que certains
A mon humble avis, c’est encore un secteur
en pleine expansion. Les femmes s’imposent
de plus en plus en dépassant les préjugés
d’antan. Cependant il reste beaucoup à faire
quant aux droits des artistes et à l’importance
de l’image. Pour que l’on atteigne les
mêmes standards internationaux, il faudrait
que cela passe inévitablement par la solidarité
de toutes les parties prenantes du secteur.
« …les femmes doivent être solidaires
dans leur combat. »
Quelles sont vos préconisations
Page 18-Biramawa Magazine
combats sont faits pour
que nos enfants et petits
enfants puissent en bénéficier
demain, la donne
va changer. L’individualisme
n’est souvent pas notre meilleur allié.
Que diriez-vous à ces jeunes
femmes qui souhaitent être
actrice/modèle comme vous ?
Quelles sont les prérequis et
qualités intrinsèques ?
Je commencerais par leur dire que quoi
que vous vouliez entreprendre, mettez-y
de la passion et efforcez-vous à devenir
meilleure que celle que vous étiez la
׉	 7cassandra://vy76cQYKppzap31MWp2xRQ6WbjKk1w5uBLcOwOgGoVAI`j _M_N׉Eveille. Mais surtout attendez-vous à ramasser
des échecs car cela vous aidera à
vous parfaire et à montrer au monde le
don qui sommeille en vous. En somme, volonté,
détermination, humilité, résilience.
Pour changer de registre, que
faites-vous quand vous ne jouez
pas ? Quels sont vos hobbies ?
Quand je ne joue pas, je travaille, j’étudie,
je fais du sport et pratique la méditation
avant le lever du jour. Ma routine est assez
simple d’ordinaire mais lorsqu’il
m’arrive de la rater, ça se
ressent sur le reste de ma journée.
« On doit aider à changer les
mentalités. »
Quelles sont les causes
qui vous tiennent à cœur
?
Toutes les causes qui touchent
aux droits de la femme et des enfants,
des orphelins, des enfants
de la rue. J’ai encore du mal à comprendre
comment on peut brutaliser
une femme physiquement ou
verbalement alors qu’on ne supporterait
pas qu’on le fasse à sa
mère, sa sœur, sa fille. Comment
on peut abandonner un enfant à
Biramawa Magazine-Page 19
son sort alors qu’il est le futur d’un pays ?
Biramawa vous remercie. Quel
est votre mot de la fin ?
Je vous remercie pour l’invitation et remercie
également tous les lecteurs et les
personnes qui ne cessent de m’encourager
sous quelque forme que ça soit et je finirais
en disant que : Nous femmes, nous mettons
au monde le monde et nous sommes
à la base de l’éducation de tout un peuple.
On doit aider à changer les mentalités.
_M_Nˁ_M_Nʁ{בCט   {u׉׉	 7cassandra://6-KwQWnHkquhBfeJ9T-vxiqU-xs9MEOwtdWy2_j2I9g }K`׉	 7cassandra://aPZTgaxo2kl8-ZiIkCYncX_aejIqbJK61rKMnkIJgogc`׉	 7cassandra://vE1MVhksjHgCYX6k0HUyNT26o6-Ry-eLyi4Cf-ouvkcG+`j ׉	 7cassandra://Vqd5GGrpBDbaDL9rBMzp31hJja4kmPyuezuLuILmz3o 7`͠	_M_O׉E \AVIS
D’EXPERT
Medoune FALL
Responsable technique de la
production audiovisuelle - SENEWEB
׉	 7cassandra://vE1MVhksjHgCYX6k0HUyNT26o6-Ry-eLyi4Cf-ouvkcG+`j _M_N׉E"Le secteur de l’audiovisuel a
beaucoup évolué ces dernières
années..."
Rubrique Avis d’expert du numéro 13 de votre magazine
avec Médoune FALL, Journaliste de formation et technicien
supérieur en audiovisuel. Il occupe actuellement le poste
de Responsable technique de la production audiovisuelle à
SENEWEB, un site web sénégalais d’information en ligne.
Ont notamment été abordés dans cet entretien les
métiers que regroupent le secteur audiovisuel, sa
place dans l’économie sénégalaise, les avancées notées
et les défis à relever dans le secteur audiovisuel.
Pouvez-vous vous présenter à
nos lecteurs ?
Médoune Fall à l’état civil, Médoune Gawane
Fall pour mes proches. Je suis né un soir
de 02 novembre à Dakar. J’ai grandi dans
le populeux quartier de Usine Bénne Tally.
J’ai obtenu le BFEM au CEM Badara Mbaye
Kaba de Ouagou Niaye et le BAC au Lycée
Charles de Gaulles de Saint-Louis. Mon enfance
a été rythmée par sports, études et
mouvement de jeunesse.
J’ai pratiqué le
football et l’athlétisme. J’ai été aussi président
de la camaraderie de la Croix Rouge
où j’ai appris le secourisme. J’ai passé une
bonne partie de ma jeunesse au quartier
Hersent de Thiès où j’ai appris le coran.
Je suis journaliste de formation et technicien
supérieur en audiovisuel. J’occupe actuellement
le poste de Responsable technique
de la production audiovisuelle à
Seneweb. Je suis papa d’une ravissante fille.
Biramawa Magazine-Page 21
_M_Ń_M_Ń{בCט   {u׉׉	 7cassandra://_0ztoyCBzf4pBMnIlvIjoXljUx3mhOqk043YfKY3vKM `׉	 7cassandra://gdeSvib-6go53HJxTqf-sgHwyoEFm5Ve2URdeMQTSfc `׉	 7cassandra://NSDCEE-Of0OQqEIBQ6lUiL8sYdhthKex0AYSpKw3eJgJ`j ׉	 7cassandra://SC4gcXOLtMXrd2sa2zMarLtaVQH0oXegZQmPqgs7VIY͸+ ͠	_M_O׉EQu’en est-il de votre parcours
professionnel ?
« …j’ai commencé par le digital avant
de basculer complètement dans le
secteur de l’audiovisuel »
Quelles sont les grandes lignes
de votre parcours de formation ?
Après le BAC, j’ai été orienté à la Faculté de
Droit de l’Université Cheikh Anta Diop de
Dakar. Après une année de cours, j’ai annulé
mon inscription pour suivre une formation en
journalisme. La licence en poche j’enchaine
avec un premier stage à la station régionale
de la RTS à Saint-Louis. De retour à Dakar,
étant passionné de communication digitale,
je m’inscris en Master 1 communication.
Conscient de l’importance de la formation
continue, j’ai obtenu un diplôme en réalisation
au Centre d’Etudes des Sciences et Techniques
de l’Information (CESTI) en 2019.
Page 22-Biramawa Magazine
En 2012, j’ai couvert les élections présidentielles
avec France 24 et RFI : C’était
une bonne expérience. L’étudiant en Master
passionné, que j’étais, faisait de petits
reportages avec photos et vidéos à l’appui.
C’est comme ça que les observateurs
m’ont remarqué, interviewé dans un premier
temps puis proposé une collaboration
dans le cadre de la couverture des
élections présidentielles. Une collaboration
au cours de laquelle j’ai été formé en prise
de vue par les équipes de France et RFI.
En 2013, la société Leuzmedia qui à
l’époque de la série Dinama Nekh cherchait
quelqu’un qui maîtrisait Youtube et
qui pouvait en même temps administrer un
site internet, avait fait appel à mes services
en tant community manager. Une pierre
deux coups, parce qu’en plus de mon poste
de community manager, je me suis formé
chez Leuzmedia en montage. Dans un premier
temps, j’ai appris le montage vidéo
pour préparer et diffuser de petites vidéos
en ligne, ensuite je me suis rapproché du
chargé de production pour comprendre le
« processus de fabrication d’un film ». Encadré
par des professionnels, c’était facile
pour moi d’apprendre à filmer et à monter.
׉	 7cassandra://NSDCEE-Of0OQqEIBQ6lUiL8sYdhthKex0AYSpKw3eJgJ`j _M_N׉E	[En 2015, un ami qui venait de lancer la
boite de production IMAGEin a sollicité
mes services. J’ai commencé comme chargé
de production, ensuite comme assistant
réalisateur puis comme réalisateur. C’est
d’ailleurs dans cette structure que j’ai réalisé
mon premier film « Enfants Apatrides »
financé par l’UNHCR (Organisation des Nations
Unies pour les Réfugiés). Nous avons
aussi, dans le cadre de cette collaboration,
réalisé plusieurs films institutionnels
pour des entreprises publiques et privées.
En 2018, j’ai rejoint Seneweb pour coordonner
la mise en place d’une WebTV.
Actuellement je travaille en parallèle, et
dans le cadre de ma formation en techniques
audiovisuelles au CESTI, sur deux projets
: Un court-métrage et un documentaire.
Pour résumer mon jeune parcours
je
peux dire que j’ai commencé par le digital
avant de
basculer complètement
dans le secteur de l’audiovisuel.
« En 2012, j’ai couvert les élections
présidentielles avec France 24 et RFI
: C’était une bonne expérience. »
Comment définiriez-vous l’industrie
audiovisuelle ?
Je le définis comme étant l’économie de
la télévision et du cinéma. C’est l’un des
secteurs les plus dynamiques de l’économie.
Véritable pourvoyeur d’emplois, c’est
un secteur qui regroupe plusieurs métiers.
En effet, il englobe de nombreuses
spécialisations et un panel très large
de métiers
aux compétences
variées.
Outre la télévision et le Cinéma, c’est un
secteur qui englobe également la radio, les
nouveaux médias et les arts du spectacle.
C’est donc un secteur qui comprend
beaucoup de métiers.
Pouvez-vous en énumérer
quelques-uns ?
Il est important de classer les métiers du secteur
de l’audiovisuel en différentes catégories :
• Les métiers de l’image : le cadreur ou opérateur
de prise de vue, communément
appelé caméraman, le directeur de photo,
le technicien lumière (éclairagiste).
• Les métiers du son : L’ingénieur
du son, le perchman, le monteur -
mixeur son, technicien
mastering…
• Métiers du montage et de la postproduction
: Monteur, étalonneur…
• Les métiers de gestion de la production :
le chargé de production, l’assistant régie,
régisseur adjoint, le régisseur général…
• Les métiers artistiques : l’acteur, le Réalisateur,
le scénariste, le metteur en
Biramawa Magazine-Page 23
_M_Nρ_M_N΁{בCט   {u׉׉	 7cassandra://rmHls9OczAh2jiKeZWoJGfRXw5DtJDD8cs3SKajQa0M  `׉	 7cassandra://nr1U2IYKkg9GYbSn0NRTv3wxekjfPmwVS4Wd2kiUKkw R`׉	 7cassandra://zLvM9Nx1boPdtE_Y6O9Mxlx2OaAhNv__0K0xQp7MxKUL`j ׉	 7cassandra://BAuaGqizd2wooxfsCWhHtrL08QtMCYpzQXodjKjJf58  ͠	_M_O׉EQscène, la maquilleuse, le costumier…
Qu’en est-il de la rémunération
? Pouvons-nous considérer que
c’est un secteur attractif ?
une conséquence sur la rémunération.
Force est de constater qu’actuellement le secteur
du Cinéma est plus attractif que celui de
la télévision. Les jeunes ont de plus en plus
des projets de films qu’ils veulent réaliser.
Si je me réfère au nombre de CV que je reçois
par semaine et aux recommandations,
je peux affirmer que c’est bien un
secteur attractif. Néanmoins le problème
de la formation se pose. Ces dernières années
j’ai eu à former beaucoup de jeunes.
Être technicien de l’audiovisuel ne s’improvise
pas. Malheureusement la majeure
partie des techniciens ne sont pas bien
formés. Ce qui peut bien évidement avoir
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« Je conseille aux jeunes de
suivre sérieusement
des
formations,
s’ils en ont la possibilité. »
Quels sont vos conseils pour
les jeunes qui vous lisent et qui
sont attirés par ce secteur ?
Les opportunités de faire carrière dans le
secteur de l’audiovisuel ne manquent pas, et
׉	 7cassandra://zLvM9Nx1boPdtE_Y6O9Mxlx2OaAhNv__0K0xQp7MxKUL`j _M_N׉E	ce, quel que soit le niveau d’étude. Donc je
demande aux jeunes de ne pas hésiter, c’est
un secteur d’avenir et pourvoyeur d’emplois.
Comme évoqué ci-dessus les métiers du secteur
de l’audiovisuel sont divers et variés.
Également, je conseille aux jeunes de
suivre sérieusement des formations, s’ils
en ont la possibilité. Car les métiers de
l’audiovisuel sont de plus en plus techniques
et exigent des compétences.
C’est bien de se former « sur le tas » mais
le diplôme offre une meilleure garantie
pour trouver facilement un travail et surtout
pour avoir un bon salaire. C’est un secteur
aussi où on peut entreprendre, créer
sa propre boîte de production. Aujourd’hui
avec le développement des technologies de
l’information et de la communication, il est
également possible de produire ses propres
contenus pour ensuite les monétiser via
les plateformes de streaming par exemple.
« Le secteur de l’audiovisuel a beaucoup
évolué ces dernières années,
tant du côté de la télévision que du
cinéma. »
Pour changer de registre,
après (8) ans dans le secteur
de l’audiovisuel, quelles sont
les grandes avancées que vous
avez notées ?
Le secteur de l’audiovisuel a beaucoup évolué
ces dernières années, tant du côté de la
télévision que du cinéma. C’est un secteur en
plein développement, la production est très
dynamique. Il y a eu des avancées considérables.
Avec la mise en place du Fond de Promotion
de l’Industrie Cinématographique, le
cinéma sénégalais s’exporte de plus en plus
dans la sous région. Des séries comme par
exemple « Maîtresse d’un homme marié »
ont fini de conquérir les télespecteurs des
pays africains. Nos séries sont bien suivies à
l’étranger maintenant. Certaines d’elles capitalisent
des millions de vues sur YouTube.
Il ya quelques années les sitcoms ivoiriennes
et burkinabés occupaient l’espace télévisuel
africain mais maintenant le cinéma
sénégalais s’est fait place non-négligeable.
De plus en plus de productions internationales
sont tournées au Sénégal. Notre
pays
offre un joli décor selon
certains
grands réalisateurs. Les producteurs investissent
de plus en plus dans le secteur.
Les structures de production se sont multipliées
et certains s’en sortent bien.
L’Etat est conscient du dynamisme de ce
secteur en créant les ISEP mais la qualité
de la formation laisse à désirer car
les moyens matériels ne suivent pas.
Biramawa Magazine-Page 25
_M_Nс_M_NЁ{בCט   {u׉׉	 7cassandra://OZISi8a8fgfCKH1IXeWJAINKuDfi-4G4AfQnnnu6Ng8 `׉	 7cassandra://K-gx9fHxJ8hEViJbIZ0tLWA27r0KOlXKQNpfVVLTBoY 	`׉	 7cassandra://5m3p43RU3g9-Zvf680c2_EDlL-6RCRWE_Sgj1842XwsX`j ׉	 7cassandra://ivv7DQLLuLqQ6pMxqVbcOHjUx_teWDxTBCZma-pncQg ,͠	_M_O׉ECependant tout n’est pas rose. En
plus du manque de moyens il faut
également préciser que la formation
des acteurs du secteur fait défaut.
« Créer de grandes écoles de
Cinéma et de télévision pour
assurer une
formation
de
bonne qualité. La formation
concerne aussi bien les techniciens
que les acteurs (comédiens).
»
Qu’est-ce qu’il faudrait de
plus pour une meilleure
promotion de l’industrie
audiovisuelle au Sénégal
?
Il faudrait mieux organiser le secteur,
regrouper
les acteurs
autour
d’un cadre. Créer de grandes
écoles de Cinéma et de télévision
pour assurer une formation
de bonne qualité. La formation
concerne aussi bien les techniciens
que les acteurs (comédiens).
L’Industrie audiovisuelle se caractérise
par un mouvement vers l’international
c’est parfait. Mais il faudrait
que les acteurs locaux puissent bénéficier
des retombées économiques.
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׉	 7cassandra://5m3p43RU3g9-Zvf680c2_EDlL-6RCRWE_Sgj1842XwsX`j _M_N׉EBiramawa Magazine-Page 27
_M_NӁ_M_Nҁ{בCט   {u׉׉	 7cassandra://bBzpgaDe_CP0j8er_Q5ZW8DanMLRseoCBXwPhWXFRLA o`׉	 7cassandra://PSX0dEFdxfhR69PcELL3RucFIDer6EWzBKLuFYoUDi8`׉	 7cassandra://uZII5lkf68ClhC_RDaxwVlt9eQvYlp3sz2E3kbUABWsG`j ׉	 7cassandra://8n5aGqbSp__asgY_gCXaXTLCNH9o0ogRdD8lUNm_fJA iT͠	_M_O׉ELE COIN
D’AUTRUI
׉	 7cassandra://uZII5lkf68ClhC_RDaxwVlt9eQvYlp3sz2E3kbUABWsG`j _M_N׉EBonzzzooouuurrr
Warahmatullah
chers
lecteurs et lectrices de
Biramawa. Nous allons,
ensemble, achever
l’histoire de Lara. Alors
attachez bien vos ceintures
comme pour traverser
cette zone de
haute turbulence. Je
veux
nommer
cette
éprouvante année 2020.
« Il m'était difficile de ne pas céder à la proposition
de cet homme qui, à chaque fois que
je me rendais à son appartement pour le voir
se comportait en parfait gentleman. Papis n'a
jamais voulu pousser le flirt plus loin avec
moi. Il me faisait toujours croire qu'il préférait
attendre la nuit de noces qui succède
d'habitude à la cérémonie religieuse du mariage.
Était-ce encore une de ses stratégies
pour m'attirer dans ses filets ? Je pense sincèrement
qu'il était très sérieux à l'époque.
Mes parents ne voyaient pas d'inconvénient
à ce que je me marie avec ce jeune cadre. Et
de toute façon, il avait réussi à convaincre
papa et maman de sa volonté de bien m'encadrer
dans mes études supérieures...
Ainsi deux mois et demi seulement après
notre première rencontre, Papis et moi,
nous nous mariâmes dans la plus grande
sobriété. Ses parents qui habitaient à Thiès
étaient simplement venus pour discuter
et ils sont repartis avec la main de leur
belle-fille. En deux temps et trois mouvements,
j'étais passée de Mademoiselle
à Madame. Je venais juste de sortir d'un
cours de Travaux Dirigés (TD) quand j'ai
reçu l'appel de Papis qui m'annonçait que
notre mariage venait d'être scellé chez moi.
Mon cœur et mes pensées
valsaient
entre le bonheur et l'angoisse.
Le bonheur de devoir partager le même
foyer avec celui que j'aimais à la folie et
l'angoisse de devoir quitter le domicile familial
après 21 ans de vie commune passés
aux côtés de mes parents, de mon petit
frère et de ma petite sœur. Ce jour-là, j'ai
pris le premier taxi pour rentrer chez moi.
J'ai trouvé ma mère dans le salon avec un
visage radieux. Elle m'a réappris la bonne
nouvelle tout en m'invitant dans sa chambre
avant même que je ne dépose mes bagages.
Biramawa Magazine-Page 29
_M_NՁ_M_Nԁ{בCט   {u׉׉	 7cassandra://XNKDmPSjd88C9kGNAO1l5Tg83ABkwLQNsEHSMEHznLc ` ׉	 7cassandra://q3asWMGguwxldBesOgXidHooZBYDM3GJJ5CK-TPFtXw 3` ׉	 7cassandra://y2cAvfohnYLY6kmNsoS-nsDNYWz5OdyNgout8XvT1C4H`j ׉	 7cassandra://g9lIBcpRAOTDd5YwoWCt9f0HS6M8R0A2eez349-jOlIx7 ͠	_M_O!׉E	- "Ma fille, à partir d'aujourd'hui, tu vas ouvrir
une nouvelle porte qui te mènera vers
une autre vie. Cette porte, je l'ai moi-même
ouverte il y a de cela 23 ans en compagnie de
ton père. Elle m'a menée à toi, à ton frère et à
ta petite sœur. Je paierais tout l'or du monde
pour avoir à revivre, ne serait-ce qu'une
autre fois dans une autre vie, le bonheur de
vous avoir à mes côtés. Aujourd'hui, je vais
te donner mon secret. J'ai toujours aimé ton
père et plus le temps passe, plus mon amour
pour lui croît. Je l'aime quand il va bien, je
l'aime encore quand il va moins bien, quand
il est en colère, et je l'aime toujours, même
quand il se montre insupportable. Je passe
tout mon temps à chercher le moindre détail
qui ferait son bonheur. Lui dire non est
au-dessus de mes forces. J'ai sacrifié mon
bonheur pour le sien et Dieu a fait de sa joie
la mienne. Ma fille, le mariage n'est pas un
long fleuve rose et tranquille. Tu seras éprouvée,
parfois durement au point que tu voudras
tout abandonner. Mais n'oublie jamais
que c'est pour le meilleur et pour le pire..."
On était dans sa chambre et pourtant,
c'est elle qui s'est levée et m'a laissée
là assise et méditant sur ce discours
que toute maman devrait tenir à sa
fille avant de la laisser embarquer dans
cette
entreprise Ô combien complexe.
Et n'eût-été ces deux dernières phrases de
maman, je ne pense pas que je resterais un jour
de plus avec cet homme qui ne trouve du plaisir
qu'en me torturant pendant l'acte sexuel.
Un mois après la célébration de notre mariage,
j'ai emménagé dans l'appartement de
mon mari sis à Mermoz. Les premiers mois
furent un pur bonheur entre Papis et moi.
Nous étions convenus qu'il valait mieux que
je prenne la pilule pendant deux ans pour
éviter de tomber enceinte avant d'obtenir
ma Licence de Droit. Le matin, il m'emmenait
à l'Université et continuait à son bureau.
A la pause, il passait me prendre pour
aller déjeuner dans un restaurant et quand
je descendais plutôt, je le précédais à la
maison pour préparer un succulent dîner.
Côté sexualité, nous avions des rapports
normaux. J'avais déjà pratiqué le sexe avant
le mariage. Je n'étais donc pas vierge et
c'était loin d'être un problème pour mon
mari. Seulement, lui n'était pas si connaisseur
en la matière. Ce qui fait que c'est
moi qui dominais souvent les ébats. Les
week-end, on pouvait passer toute la journée
à faire et à refaire l'amour dans tous
les coins de notre vaste appart. Il jouissait
Page 30-Biramawa Magazine
׉	 7cassandra://y2cAvfohnYLY6kmNsoS-nsDNYWz5OdyNgout8XvT1C4H`j _M_N׉Eqla plupart du temps avant même que je ne
prenne mon pied. Il ne me le disait pas,
mais je savais que cette situation le gênait.
Au fil du temps, il se démenait du mieux
qu'il pouvait, mais il n'arrivait toujours
pas à renverser la tendance. Dès
fois, je simulais même un orgasme pour
qu'il se sente bien, mais d'autres fois,
je cachais très mal mon insatisfaction.
C'est de retour d'un de ses missions à l'étranger
que Papis a commencé son comportement
sadique au lit. Je ne sais pas d'où il a tiré
toutes ces pratiques violentes et perverses,
mais il éprouve un plaisir fou à les exercer
sur mon corps. Désormais, tous nos rapports
sexuels sont teintés de cris de douleur.
S'il ne mord pas mes tétons, il est en train de
pincer mon clitoris très fort avec ses ongles.
Et pendant que je crie et que j'étouffe de
douleur, lui, il jouit. On n'en a discuté. Je lui
ai dit que je ne pouvais plus supporter son
sadisme sexuel et qu'il nous fallait voir un
spécialiste. Mais il n'a rien voulu entendre.
Au bout de deux ans, quand j'ai menacé
de partir, il m'a supplié et ensuite promis
d'arrêter. Mais quelques mois après,
il reprenait les mêmes habitudes. Et cette
fois-ci avec plus de violence. J'ai alors décidé
d'en parler avec ma mère. Elle n'en
croyait pas à ses oreilles. Elle était très peinée
de me voir dans cet état. Les signes
de mes souffrances physique et mentale
étaient perceptibles par tous. Maman m'a
promis d'en parler avec mon père pour
qu'il trouve une solution avec mon mari.
Papis refusait d'accepter qu'il était malade.
Les recommandations de mon père n'y
firent rien. Il refusa catégoriquement d'aller
voir un spécialiste pour se faire soigner.
Et après six ans de mariage sans maternité,
j'ai catégoriquement refusé de le quitter,
malgré l'avis de mes parents. Je souffre toujours
au lit pour lui faire plaisir. Et j'ai beaucoup
de mal à m'habituer à ses pratiques
sexuelles sadistes. Mais c'est son bonheur
qui compte avant tout. Comme ma mère m'a
enseigné... Pour le meilleur et pour le pire »
Ayoba FAYE
Journaliste d'investigation-Rédacteur en Chef PressAfrik
Biramawa Magazine-Page 31
_M_Nׁ_M_Nց{בCט   {u׉׉	 7cassandra://GcFit0JDqOJSurTe5iIdkWPc81WipHSde0OIHDLxBwI 2_`׉	 7cassandra://a-WEnPk6MhdXoYUmTalKlYr60nrzRvEhwp2zALuG6s0H`׉	 7cassandra://XyEcWeJicmuzZ7dQbz4gar9sAdKxiq7CTgelbbpQktEF`j ׉	 7cassandra://uhD9C_S_FleK5Ha21987c7AXBno6jh7o8xhM5JT4C8o I h͠	_M_O$׉E ^ENTRETIEN
EXCLUSIF
"Maîtresse d'un Homme Marié"
Kalista SY
Showrunner de la Série
DFStudio
׉	 7cassandra://XyEcWeJicmuzZ7dQbz4gar9sAdKxiq7CTgelbbpQktEF`j _M_N׉E" J’aime me décrire comme
un pur produit de mon pays. "
A la Une du numéro 13 de votre magazine, Kalista SY,
Showrunner de la série «Maîtresse d’un Homme Marié».
Produite par Marodi, société de production audiovisuelle,
et « construite autour des intrigues amoureuses et familiales
de cinq familles », la série a connu un franc succès
au Sénégal et au niveau international.
Dans cet entretien accordé au magazine, Kalista SY nous
expose la genèse de la Série et dresse son bilan après 2 saisons.
Elle est également revenue sur son parcours personnel
et en a profité pour adresser d’importants messages
aux jeunes en quête de vocation.
Qui est Kalista SY ?
Je suis une Sénégalaise, qui a fait
tout son parcours au Sénégal.
J’aime me décrire comme un pur produit
de mon pays. Je suis passée par des cases
non classiques, très brillante à l’école, puis
tout en bas du tableau d’honneur, ensuite
ma scolarité a été sauvée par ma mère qui
tenait à ce que je réussisse dans les études.
J’ai dû écourter mes études en deuxième
année de formation pour prendre l’argent
de la scolarité que payait mon Oncle afin
de subvenir aux besoins de ma mère !
De là, j’ai su que si je voulais vraiment
réussir
vais
dans
me
donner
la vie, je deles
moyens pour.
Vous êtes Showrunner de la
série à succès « Maitresse d’un
Homme Marié ». Nos félicitations
!
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_M_Nف_M_N؁{בCט   {u׉׉	 7cassandra://5JjvbfnhQwyOkQ9yrKKVCcIRU08E57bGrGZo2T_mmGo o`׉	 7cassandra://Vq20aJpwecraWaVvPrZhmIwqmVKj0PSP_hVYfVW3LBM `׉	 7cassandra://4QjQuBvTc6odNv7WviIQzZlYJyNImSNNxeR701oL0fgLm`j ׉	 7cassandra://_hSrHIMZCP00Sh9e7W6zM0hDPAZPg4qIPcdEp1lVVJQ$͠	_M_O&׉EQLa Productrice c’est Marodi, la boite qui a
mis les moyens pour réaliser mon œuvre.
J’ai été Showrunner du Projet. Mon rôle
est mixte, je suis scénariste, ensuite garant
de la valeur artistique de la série.
Enfin, j’ai la main mise sur tout le processus
de production : de l'écriture, au
plateau de tournage, jusqu'au montage
final. J’insuffle mon identité à la série.
« J’ai dû écourter mes études en
deuxième année de formation pour
prendre l’argent de la scolarité que
payait mon Oncle afin de subvenir
aux besoins de ma mère ! »
Était-ce facile de créer la série ?
Il n’y a rien de facile ou de miraculeux
dans un processus
de
création.
C’est énormément de travail, très méticuleux,
pour donner au public de quoi
vivre et ressentir des émotions il faut vraiment
savoir maîtriser et pouvoir anticiper.
Rien que le travail d’écriture prend en
moyenne six mois pour la recherche, le fait
de poser les personnages, les arches narratives,
heureusement que je travaille avec une
équipe formidable et que c’est un plaisir que
de disséquer sans répit chaque séquence.
Après 2 saisons, quel bilan
tirez-vous de cette aventure ?
D’où vous est venue l’idée de
créer la série ?
À la base c’était juste une chronique,
donc rien de miraculeux, seulement, ça
marchait. L’idée d’en faire plus est venue.
Voilà comment la série est née, grâce
à Mass N’dour, le Directeur de Marodi
qui en cinq minutes a voulu le projet.
Page 34-Biramawa Magazine
J’ai beaucoup appris sur moi, faire un produit
qui est jugé est très difficile, il faut savoir
faire face, mais aussi avoir du recul.
J’ai appris la ténacité, je sais que l’échec
fait partie de la réussite et que je vais gagner,
perdre, gagner encore car j’ai choisi
un travail qui teste notre endurance.
Savoir faire face et surtout prendre en
׉	 7cassandra://4QjQuBvTc6odNv7WviIQzZlYJyNImSNNxeR701oL0fgLm`j _M_N׉Ecompte les critiques constructives, c’est
fascinant de se dire, chaque personne qui
donne son point de vue (Bonne ou mauvaise)
quelque part te pousse à travailler
encore plus pour donner le meilleur.
Je lis toutes les critiques, ceux qui font sourire
comme ceux qui nous transperce. Et j’en sors
heureuse, car je sais que j’ai fait le bon choix.
Le magazine a notamment pour
objectif de faire une « visite
guidée » des métiers. Comment
décririez-vous le métier
de SHOWRUNNER ?
Le métier de SHOWRUNNER c’est une
course perpétuelle contre
la montre.
Il faut répondre aux exigences de la
Maison de Production. Répondre aussi
à un cahier des charges long comme
un bras. Être derrière les équipes techniques,
les acteurs, tout le monde quoi.
Qu’est-ce qui vous a poussé
vers ce métier ?
« … nous sommes dans l’écriture
de la Saison 3. »
D’autres saisons sont-elles en
vue ? D’autres projets ?
Oui, nous sommes dans l’écriture de
la Saison 3. J’espère qu’on aura la possibilité
encore de nous raconter. Moi,
je raconte nos histoires de femmes !
Je me suis entendue dire N mille fois que
je ne réussirai pas ma vie et que je n’y arriverai
jamais. Mes parents me l’ont dit,
d’autres personnes aussi. Si je m’étais arrêtée
à ça effectivement, je ne peux décrire la
vie que j’aurai. En moi, je me suis toujours
dit que « Meune nako » que j’étais capable
de réussir ce que je veux. Et là, l’avenir m’a
quelque part donné raison. J’aurai aimé
avoir une moi, pour s’occuper de moi !
Quelles sont, d’après-vous, les
qualités intrinsèques et les
prérequis pour exercer le métier
de showrunner?
Biramawa Magazine-Page 35
_M_Nہ_M_Nځ{בCט   {u׉׉	 7cassandra://oFIIbBZ7ANjeyARXsBC2ad9EuPJZKGu1zXQH3SsRLW4 qn`׉	 7cassandra://x6_uniRHGAUOqxa2KY6hN9EqNVwooCFS8i4wtgexIik 
U`׉	 7cassandra://grVl96hHEJuiropsymt6SnBJGLDulFiFyjy8tWah_Z0L`j ׉	 7cassandra://yz0_MjXEx284KcmAcEdlG3vlxE1CRjGviIdCX5AmPPY͡j$͠	_M_O(׉EoLa rigueur sous toutes ses formes, savoir
aussi séparer l’émotionnel, du Professionnel.
En équipe, je ne cherche pas à plaire, je
cherche à faire sortir le meilleur des gens.
Dans le travail, je ne suis l’amie ou la connaissance
de personnes, on est là pour des objectifs
et on doit tout faire pour les atteindre
ensemble. À la fin d’un processus on arrive
à devenir une famille c’est le plus important
On gagne et on perd en équipe c’est
ma vision des choses, si quelque part
quelqu’un n’a pas l’esprit d’équipe,
bah, il quitte le navire
c’est simple.
« Il faut aussi inclure les jeunes, je
crois qu’ils ont aussi le droit de se
raconter avec leurs propres mots. »
de scie j’adore apprendre, le financement
aussi. L’accès des femmes aux entités
de Production. Il faut aussi inclure
les jeunes, je crois qu’ils ont aussi le droit
de se raconter avec leurs propres mots.
Pour changer de registre, audelà
de vos activités professionnelles,
quelles sont les
causes qui vous tiennent à
cœur ?
Les femmes, les enfants, les jeunes. J’ai
grandi dans la banlieue à Diacksao 2. Je sais
ce que ça fait d’être Outsider, j’ai côtoyé la
misère au quotidien. Cela me renforce dans
mon désir, d’aller au-delà de mes limites.
Quelles sont vos hobbies ?
Comment trouvez-vous l’industrie
audiovisuelle sénégalaise ?
Quelles sont les difficultés
auxquelles les acteurs du secteur
font face ?
La formation
professionnelle, je pense
qu’à cause de mon parcours en dent
Page 36-Biramawa Magazine
Nous
avons le choix d’être qui on
Lire, écrire, écouter de la musique, regarder
la télé. Des choses pas forcément
compliquées, je ne suis pas une
grande sportive, sauf sur un plateau.
Sinon, j’aime la vie tranquille et profiter de tout
.
En vous inspirant de votre
parcours, quels sont vos messages
à l’endroit des jeunes en
quête de vocation ?
׉	 7cassandra://grVl96hHEJuiropsymt6SnBJGLDulFiFyjy8tWah_Z0L`j _M_N׉Ece que ça fait d’être Outsider, j’ai côtoyé la
misère au quotidien. Cela me renforce dans
mon désir, d’aller au-delà de mes limites.
Quelles sont vos hobbies ?
Lire, écrire, écouter de la musique, regarder
la télé. Des choses pas forcément
compliquées, je ne suis pas une
grande sportive, sauf sur un plateau.
Sinon, j’aime la vie tranquille et profiter de tout
.
En vous inspirant de votre
parcours, quels sont vos messages
à l’endroit des jeunes en
quête de vocation ?
Nous
avons le choix d’être qui on
veut, de faire ce qu’on veut, mon choix
a été de m’imposer comme je suis.
Je leur demande d’être eux de ne changer
pour personne mais surtout de faire focus
sur ce qui leur permet d’avancer. Aujourd’hui
la technologie est une aubaine
pour réussir mais peut aussi être un frein
au culte du travail passer sa vie sur Whatssap,
Snap, Insta ou Facebook ça n’aide pas
forcément. Ma vision est simple si mon
argent sert à alimenter mon téléphone
d’unités ou de connexion pourquoi vaisje
le gaspiller pour perdre mon temps ?
Surtout faire montre de respect
« Nous avons le choix d’être qui on
veut, de faire ce qu’on veut, mon
choix a été de m’imposer comme je
suis. »
Biramawa vous remercie. Votre
mot de la fin ?
Peu s’attendait à me voir là. On m’avait
prédit l’échec. Je n’ai pas atteint le sommet
mais j’apprécie au quotidien la
chance que j’ai de faire ce que j’aime,
de faire des erreurs, d’apprendre, de
tomber, d’échouer
et de me relever.
Aujourd’hui, je refuse d’édulcorer ma vie,
elle a été difficile, c’est ce qui me définit.
Il n’y a rien de
plus important que
de
sentir, qu’on peut faire une différence
et améliorer un peu le monde.
Travaillez pour aller là où vous voulez être !
Biramawa Magazine-Page 37
pour tout un chacun. Ça peut sembler
futile mais ça a tout son sens.
N’attendez
ne vous
rien
doit
rien,
de personne,
si
vous
lez quelque chose allez le chercher
on
vou!
_M_N݁_M_N܁{בCט   {u׉׉	 7cassandra://nCpS2qZpl_zmCZ3zXtDWaEcU_IZggOg7_QnvnDvE4Ks ?`׉	 7cassandra://VFSEH3TAeKrVeuyxYeumwcYWqslATZzxc7YfKNNpne4v`׉	 7cassandra://AYbz1k85pxd6RWzRrdcm5Hwt5o0PWbvwrdLkJ9uEG2c-1`j ׉	 7cassandra://pq_OYYuYXSiKMKA1IkEVFHTNxx4QpVDEgc5D_xLVA_U ͠	_M_O*׉E׉	 7cassandra://AYbz1k85pxd6RWzRrdcm5Hwt5o0PWbvwrdLkJ9uEG2c-1`j _M_N׈E_M_N߁_M_Nށ{בCט   {u׉׉	 7cassandra://OSKIomDh-73PVvQcSH9_YuaLD0EL43yXCHImiSIOxxw ~`׉	 7cassandra://Zl834YWZJNqrr26IRAPyDDr_YHUyRrMi_6TzcnLaKI4͸`׉	 7cassandra://zL4-W4FWK6r2phEus-tzE2Em8qE2bGn255FiSpt3Ed0<`j ׉	 7cassandra://DCWtX5R4hg-Ngh7HYTDkFHJp0Fb_4vo7t5MTl90-iD4  b͠	_M_O,׉E USANTÉ
Les Infections de l’appareil
génital de la femme
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׉	 7cassandra://zL4-W4FWK6r2phEus-tzE2Em8qE2bGn255FiSpt3Ed0<`j _M_N׉ELes Infections de l’appareil génital de la femme :
comment en parler à mon médecin, j’ai honte ?
"Ça arrive souvent aux femmes
alors ne soyez pas gênée."
Rappel :
Les infections vaginales constituent le 1er
motif de consultation en gynécologie. La
plupart des infections vaginales sont transmissibles
(ce sont des infections sexuellement
transmissibles – IST). Elles sont parfois
graves ou chroniques et selon le germe
responsable, peuvent diminuer la fertilité
chez la femme.
"Attention aux lavages intimes mal
fait et intempestif"
Elles sont principalement dues aux
rapports sexuels, mais peuvent aussi
être due à un excès d’hygiène déséquilibrant
ainsi la flore vaginale protectrice.
Signes :
Même si certaines infections sont totalement
silencieuses, les infections vaginales
se manifestent par :
• Des pertes blanches pathologiques :
Les pertes blanches sont le produit de
l’auto nettoyage du vagin ; et se reconnaissent
par les caractéristiques suivantes :
- elles sont blanches.
- elles ne grattent pas.
- elles n’ont pas d’odeur désagréable.
- elles ne sont pas abondantes.
et ne sont pas accompagnées
de douleur du bas-ventre
Ainsi, si un seul de ces caractéristiques
change, il faut penser à une infection et
partir se faire consulter. En effet, quand les
pertes blanches d’une femme changent de
couleur (verdâtre, jaunâtre, marron…), s’accompagnent
de démangeaisons, changent
d’odeur(désagréable), plus abondante que
la normale tachant le sous-vêtement, s'accompagnent
de douleur du bas-ventre…
; l’ensemble de ces critères orientent le
médecin vers le microbe responsable de
l’infection et facilite ainsi le traitement.
Biramawa Magazine-Page 41
_M_N_M_N{בCט   {u׉׉	 7cassandra://bNReUalF-gJ6qOkZOVdVQQ0G0oLX0eCuUugrDZwZ51M l`׉	 7cassandra://VhSbJRl2OlNbE5Ksu9eb2zdUHv1ukXQjRKJ-ugq27Sg``׉	 7cassandra://Mfh9QD2gDJOCUHwTCeANgs-DFZQRRyIR2A1_idhgf6gL`j ׉	 7cassandra://fy3Vk9qTWSu1HLBIcdOhurp-SLjeGJhQrv0JFLv9uEw  ͠	_M_O.׉Ev• Des douleurs abdomino-pelviennes ou
douleur du bas-ventre : ?
Elles peuvent survenir :
soit spontanément lors des rapports sexuels,
ou en fin de miction s’il y’a une infection
urinaire associée.
• Diminution de la fertilité :
En effet, 80% des infertilités chez la femme
sont dues aux infections génitales surtout
lorsque le microbe responsable c’est
la chlamydia ou le mycoplasme. Le pire
est que ce sont des infections qui sont
généralement asymptomatiques et donc
la femme ne ressent aucun signe. Et ces
pertes doivent être rapidement traitées
pour éviter les conséquences à long terme.
Quelles sont les causes de
ces infections vaginales ?
Les infections vaginales sont dues à des
micro-organismes comme les bactéries,
les virus, les parasites (les champignons).
Parmi ces causes, nous pouvons en compter
8, qui sont majoritairement responsables
de l’ensemble des infections, dont :
- les 4 sont guérissables : chlamydiose,
gonococcie, syphilis et trichomonase.
- Les 4 autres à savoir l’hépatite, l’herpès,
l’infection à VIH et l’infection à
VPH sont des infections virales incurables
dont on peut toutefois atténuer
ou moduler les effets par traitement
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.Quels sont les complications
d’une infection vaginale ?
Ces infections, si elles ne sont pas bien
prises en charge, peuvent être à l’origine
de plusieurs complications comme :
- Une généralisation de
exemple de la syphilis
l’infection :
- Une stérilité de la femme
- Des grossesses anormales
- Augmentation des risques de faussescouches
-
Contamination mère-enfant
- Cancer du col de l’utérus
- Ect ….
"Alors chères dames pas de tabou,
parlez-en à votre médecin.
Car, comme vous avez vu, les
conséquences peuvent être très
lourdes."
Avis d’expert :
Les femmes peuvent être touchées par
différentes infections vaginales, qui
peuvent s'attraper lors de rapports sexuels
non protégés, mais pas toujours. Dans
tous les cas, il ne faut ni attendre une
guérison
spontanée, ni pratiquer l'auto-médication,
mais consulter un médecin
pour trouver le traitement adapté.
Dr Benjamin NDOUR
Médecin Généraliste
׉	 7cassandra://Mfh9QD2gDJOCUHwTCeANgs-DFZQRRyIR2A1_idhgf6gL`j _M_N׈E_M_N_M_N{בCט   {u׉׉	 7cassandra://caXrnI5yi7ZnswK-1EB0BL7ILKeRBtx4KdPrXQ5W7TA `׉	 7cassandra://bZMSao9dzTpZu3Hvf2tDl-5LZbBvrACxyP9I-ZwYHSA[`׉	 7cassandra://CbxVOsZmhcCkFuEhKmf43YXLCZuQQf2c7dcKBJbj3OoD2`j ׉	 7cassandra://zAAeLsHl-atbe1P-wOceJRmd6jGaClxCuY2V9OluN4Q 2X͠	_M_O0׉E À L'ÈRE DU
NUMÉRIQUE
Enseignement supérieur en Afrique :
le numérique, une réponse au
désengorgement des universités ?
Page 44-Biramawa Magazine
׉	 7cassandra://CbxVOsZmhcCkFuEhKmf43YXLCZuQQf2c7dcKBJbj3OoD2`j _M_N׉E:E
ncore une fois, la crise sanitaire a
bousculé nos pratiques de vie, de
travail et d’études. Elle a fini de démontrer
la prégnance des technologies dans
notre quotidien. “L'UNESCO estime que plus
d’1,5 milliard d'élèves et d’étudiants dans
165 pays ne sont plus scolarisés à cause du
COVID-19. La pandémie a obligé la communauté
universitaire dans le monde entier à
explorer de nouvelles méthodes d'enseignement
et d'apprentissage, notamment au travers
de l'enseignement à distance et en ligne.”
crise sanitaire est venue se greffer à d’autres
problématiques existantes dans l’enseignement
supérieur public qui sont d’ordre économique,
financier, structurel, infrastructurel
et démographique. Aujourd'hui, certains
observateurs se posent la question de savoir
si cette crise ne serait-elle pas finalement
une vraie opportunité pour l’enseignement
supérieur du continent africain de dépasser
ces freins existentiels depuis des décennies ?
Les affres des universités africaines,
une tradition vieille
d’après indépendance ?
Depuis les indépendances, si l’on remonte
l’histoire, on se rend malheureusement
à l’évidence que beaucoup de maux qui
frappent les universités africaines étaient
déjà existantes au lendemain des indépendances.
Malgré
la fracture technologique, les pays
en voie de développement notamment ceux
situés dans le continent africain ont dû essayer
tant bien que mal de mettre en place
des dispositifs de formation en ligne pour
les étudiants de l’enseignement supérieur
public. Si l’on prend le cas de l’Afrique, la
Hélas, les relations entre étudiants et gouvernement
furent toujours conflictuelles et
empreintes de revendications estudiantines
sur l’amélioration des conditions de vie notamment.
Au fil des années, les relations
entre ces deux acteurs sont devenues graduellement
dégradées.
Au Sénégal par exemple, on se souvient de
Mai 68, 11 ans après la création de l’Université
Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) en
1957 où beaucoup de grèves ont été déclenchées.
Biramawa
Magazine-Page 45
_M_N_M_N{בCט   {u׉׉	 7cassandra://ATgn7FJxiu8Pjqbb_Ug2PPQPYcPn-anNLuMcCKIe6WY zV`׉	 7cassandra://b9c8W7QXw68v5J-YDKTyw1w6yXHxYaLYdzvA5FZN7bA (`׉	 7cassandra://cpmaNn1MYsVSA4nulbXan_AnrfmdWIYtSfV_mlUKAPUP9`j ׉	 7cassandra://VNCeWcJJKhZx6a32_Os-KlNEwvts0C1HBKsFMk4i8vEf$͠	_M_O2׉E?Dans ce sens, le 26 mai 1968, l’Union des
Etudiants Sénégalais (UDES) publie et diffuse
un Mémorandum de 9 pages qui expose
une panoplie de problèmes : fractionnement
des bourses, remise en question de la politique
en matière d’enseignement, insuffisance
du budget consacré à l’éducation, …
Par ailleurs, s’il y a un point commun indéniable
que les universités africaines partagent
toutes, c’est bien la question des
effectifs par rapport aux infrastructures disponibles.
27.000
nouveaux bacheliers demandent
à accéder
aux universités
burkinabè.
A l’UCAD, les difficultés de sureffectif se sont
révélées de façon beaucoup plus précoce
puisque 9 ans après la création de l'université
on notait déjà une augmentation de
300% pendant que les ressources connaissaient
une hausse de seulement 150%.
Une crise sanitaire qui annonce
une transition vers un enseignement
en ligne ?
Si nous prenons le cas des universités
burkinabè, à l’Université Ouaga I, on a atteint
le seuil des 70.000 étudiants alors
même que la capacité d'accueil de l’établissement
est de 25.000 places assises.
Sans mentionner le fait que chaque année,
Page 46-Biramawa Magazine
La crise représente une vraie aubaine pour
les universités africaines de pouvoir notamment
expérimenter une nouvelle formule
d’enseignement à distance qui permettrait
de contourner certaines réalités bloquantes.
D’ailleurs, dans une note publiée pendant
la crise, l’UNESCO défend effectivement la
nécessité pour les pays africains de saisir
cette opportunité qui peut représenter selon
l’UNESCO un véritable pas en avant. “En
Afrique, peut-être plus qu’ailleurs, à cause
de cette fermeture des établissements scolaires,
les avancées obtenues pour étendre
et améliorer la qualité de l’éducation de base
pourraient marquer le pas, ce d'autant que
dans bon nombre de pays, notamment sahéliens,
de très nombreuses écoles étaient déjà
fermées depuis plusieurs mois en raison de
l’insécurité, de grèves ou d’aléas climatiques.”
Certes, enseignement à distance rime for׉	 7cassandra://cpmaNn1MYsVSA4nulbXan_AnrfmdWIYtSfV_mlUKAPUP9`j _M_N׉E	que le gouvernement sénégalais envisage
avec l’appui de l’UNESCO, l’OIF et de la
Banque mondiale, de mettre à la disposition
des jeunes des clés USB et des CDRom.
Cette opération est estimée à près d’1
milliard de F CFA soit 1,5 million d’euros.
D’autres initiatives privées ont également
été lancées. Au pays de Thomas
Sankara, des
cours de mathématiques,
cément avec la mise à disposition d’équipements
nécessaires à l'apprentissage des
jeunes à la maison notamment pour ceux
habitant dans des zones non électrifiées et
non équipées par le wifi ou la 3/4G. Cependant,
l’enseignement à distance reste une
pratique qui permet de généraliser l’éducation
et de lutter parallèlement contre toutes
formes de discrimination liées à l’accès à
l’éducation. En effet, cela exige tout autant
que chaque gouvernement prenne la mesure
de la responsabilité qui l’incombe de faciliter
cette transition de l’enseignement public
vers un enseignement à distance accessible
à toutes les couches de la population.
Au Sénégal, des initiatives ont été lancées
afin de mettre tous les jeunes sur le
même piédestal concernant les enseignements
dispensés en ligne. Le Directeur de
la formation et de la communication au
sein du ministère de l’Éducation nationale,
Mohammed Moustapha Diagne annonce
de physique, de chimie, de philo et de
français ont été diffusés pour accompagner
les classes de terminale et troisième
dans leur préparation aux examens.
Au Sénégal, la Télé Futurs Médias a également
joué sa partition pendant cette crise
en proposant le télé-enseignement en
raison de 3 fois/jour à toutes les classes.
Nous ne pouvons pas nier le fait qu’il existe
réellement une fracture numérique qui représente
encore un frein pour les pays africains.
Mais l’expérience de la crise sanitaire
a montré que le défi de l’enseignement à
distance peut être relevé par les gouvernements
africains afin de faire définitivement
de cette modalité d’apprentissage et d’enseignement
une solution pérenne à la majorité
des problèmes que rencontrent les
écoles et les universités africaines notamment
ceux liés aux effectifs pléthoriques.
Aïcha KASSE LAWSON
Présidente & Fondatrice de Dunya-Ethic
Biramawa Magazine-Page 47
_M_N_M_N{בCט   {u׉׉	 7cassandra://yIoSLgYvN8I6ZwCjsGOQ3g0DWAL_r_Rbeq2b8xcuEYA 7`׉	 7cassandra://3TtjHTjpVKjEaOWHwObe7cYHNjWQ2dHNqstgqWezxTI`׉	 7cassandra://u-7bToedGeXoB0go8APeMGhTprpB_YyN1-9fP37A-J0=`j ׉	 7cassandra://Rhk5xog-WAJKbcHsIHHNSvXPq8GbvJED_k_APjtTByc 2dT͠	_M_O4׉E ODéveloppement
personnel
Comment économiser (suite)
Page 48-Biramawa Magazine
׉	 7cassandra://u-7bToedGeXoB0go8APeMGhTprpB_YyN1-9fP37A-J0=`j _M_N׉E*1-Réduire certaines dépenses :
Dans le numéro précédent nous avions
parlé des dépenses fixes et variables. Il
convient de noter que ces dépenses peuvent,
dans beaucoup de cas, être réduites.
Vous pouvez par exemple décider de jeter
un regard sur vos factures d’électricité, de
gaz et d’eau, de même que vos assurances.
Vous pouvez aussi réduire d’autres types
de dépenses telles que votre loyer (envisager
un déménagement), votre alimentation
-en pensant à cuisiner le plus à la maisonou
encore votre transport, en réfléchissant
sur d’autres moyens de déplacement. Le
but de toute cette manœuvre sera de réduire
au maximum ces dépenses au strict
minimum même si elles demeurent utiles.
petits ou de grands revenus. La société de
consommation dans laquelle nous vivons
nous pousse en permanence à acheter grâce
à des stratégies de marketing et communication
bien ficelées (publicités, affiches,
promotions…). Tout cela dans le but de nous
faire « craquer ». Cela marche plutôt bien
puisque derrière tout le marketing des entreprises
se cachent des études scientifiques
de pointes, basées sur nos comportements.
Par conséquent, il est difficile de résister.
2-Minimiser les achats impulsifs :
Nous sommes nombreux à faire des achats
sous le coup de l’impulsion, que l’on ait de
Il faut savoir que l’un des points forts des
épargnants c’est qu’ils savent plutôt reconnaître
leurs besoins de base et font la différence
entre ceux-ci et leurs envies. Pour y
arriver, ils se posent la question de savoir si
réellement ils ont besoin d’un produit avant
de l’acheter. Cette simple interrogation peut
vous permettre dans un premier temps de
réduire les achats impulsifs. Alors… essayez.
Abdoulaye NDIAYE
Chancelier des Affaires étrangères
Biramawa Magazine-Page 49
_M_N_M_N{בCט   {u׉׉	 7cassandra://pI6ibf374QPUBJlBKFq4cO-dFxI5CTVJ1Hn8KCRVYUk +`׉	 7cassandra://EaxqRccQWasHOvjgt_GIrSPNpoC74BAduZ11gCVFe-U`׉	 7cassandra://uqV_BWM0Q618bfhD8ooxaOhxtdCYm8VXTeCbqcBnJdgK`j ׉	 7cassandra://4AAAOGRvIB3ZCeE_K3KtskwybHY8VbcVBq7K26fB3lg X͠	_M_O6׉E Ousmane FALL
Owner & Producer - Challenger Factory
«Hier nous étions une équipe, Aujourd'hui
nous sommes une famille !»
Page 50-Biramawa Magazine
DÉCOUVERTE
׉	 7cassandra://uqV_BWM0Q618bfhD8ooxaOhxtdCYm8VXTeCbqcBnJdgK`j _M_N׉ExVotre rubrique Découverte du
numéro 13 de Biramawa est
consacrée à Ousmane FALL.
Ousmane évolue dans le secteur
audiovisuel et cinématographique
avec plus d’une
centaine de productions à
son actif et un peu partout en
Afrique (Sénégal, Côte d’Ivoire,
Mali, Cameroun, Ghana, Togo,
Congo…). Fondateur de la société
Challenger factory, une
solution innovante de gestion
de projets audiovisuels, il ambitionne
d’en faire un « grand
hub pour tous les jeunes passionnés
de cinéma et d’audiovisuel…
».
« Beaucoup trop de choses se
sont passées dans ma vie durant
ces 15 dernières années… »
Pouvez-vous vous présenter à
nos lecteurs ?
J’ai longtemps voulu le faire mais je me
disais tout le temps que ce n’était pas le
moment. Aujourd’hui, je me sens prêt à
partager mon histoire. Beaucoup trop de
choses se sont passées dans ma vie durant
ces 15 dernières années, ce qui fait
que je n’ai pas vraiment trouvé une structure
claire à l’histoire que je souhaite partager
mais je vais essayer de le faire de la
façon la plus simple et naturelle. Je vais
parler de mon expérience
professionnelle
car elle a été un vrai levier à mon
expérience de la vie de façon générale.
Tout d’abord, je m’appelle Ousmane
Fall, 37 ans, marié et père
de deux adorables princesses.
Je suis producteur de films, avec une dizaine
d’années d’expérience dans la publicité,
et depuis quelques années j’ai eu
la chance en tant que Directeur de Production,
de travailler dans le cinéma à travers
deux beaux projets de long-métrage.
• AMIN de Philippe Faucon projeté à la
Quinzaine des Réalisateurs
2018)
(Cannes
• STAFF ONLY de Neus Ballus sélection au
Festival de Berlin 2019 et au Festival de
Malaga
Ces
projets cinématographiques m’ont
permis de vivre des expériences humaines
extraordinaires et inoubliables…
L’année dernière j’ai aussi travaillé au
Togo avec la productrice Angela Aquereburu
(Yobo Studios) comme Directeur
de Production sur un beau projet
de série de 20 épisodes pour Canal+
qui est rentré dans le catalogue des
belles productions qui se font depuis
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_M_N_M_N{בCט   {u׉׉	 7cassandra://Pd1SYh0bUP0PFZKOWXFW5ZXgD2Gaj90XT0DHDL_nDu0 u`׉	 7cassandra://ZbDR5ufw8q98ygdsI3SZDRGBEZe18iP8sd1UFVN3ap8  `׉	 7cassandra://6_Qfq8SiXwBwATlY9jxS0wzq2EFD7o7ezMXfLIfFXSkNE`j ׉	 7cassandra://RRb2XlQLIkgm_rzPVS1DdlcNXUttrFTlNQ2HLFkezw0 L͠	_M_O8׉Equelques années en Afrique de l’Ouest.
Ma participation à ce projet couvrait aussi
un autre volet qui m’est très cher et
qui donne tout leur sens à mes projets à
court et moyen terme, LA FORMATION.
J’ai accompagné et formé des jeunes au
métier de la production plus précisément
à la Direction de Production et la
Régie, j’ai aussi animé des Workshops
en partenariat avec l’Institut Français et
CFI, notamment avec des professionnels.
Je vis aussi une autre passion, la restauration
à travers une marque de
Fast-food (Family Foods) que je développe
depuis
quelques années.
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«Mon expérience professionnelle
a démarré en 2004 dans un centre
d’appels…»
Quelles sont les grandes
lignes de votre parcours ?
Après mon BAC, j’ai poursuivi mes études
à l'UCAD à la faculté de lettres au département
d’Anglais. Mon expérience professionnelle
a démarré en 2004 dans un
centre d’appels alors que j’étais en année
de Licence. Puis j’ai connu un arrêt de 3
mois durant lesquels j’ai travaillé en tant
qu'interprète pour un programme initié
par l’armée américaine à Linguère. A
׉	 7cassandra://6_Qfq8SiXwBwATlY9jxS0wzq2EFD7o7ezMXfLIfFXSkNE`j _M_N׉E8mon retour j’ai intégré un autre centre
d’appels où j’ai passé 1 an et demi. C’est
là où j’ai fait la rencontre d’amis avec qui
j’ai créé une association qui a travaillé sur
la publication d’un journal (100% Jeune)
qui est apparu 2 fois. Je pense que ces
rencontres et ce projet ont allumé une
flamme que j’ai eu l'opportunité d’attiser
suite à la rencontre inattendue via une
amie avec un jeune producteur audiovisuel
qui cherchait un assistant en 2008.
J’ai vite fait de quitter le centre d’appels
pour attaquer ce nouveau challenge qui
se présentait à moi et qui laissait présager
beaucoup de belles choses. A partir de
là ma vie a pris une autre tournure et depuis
j’évolue dans ce milieu audiovisuel et
cinématographique avec plus d’une centaine
de productions à mon actif et un peu
partout en Afrique (Sénégal, Côte d’Ivoire,
Mali, Cameroun, Ghana, Togo, Congo…).
« CHALLENGER est une solution
innovante de gestion de projets
audiovisuels… »
Vous êtes fondateur de Challenger
Factory ? De quoi
s’agit-il ?
CHALLENGER est une solution innovante
de gestion de projets audiovisuels,
notre mission est d’accompagner nos
clients pas à pas dans la matérialisation
de tous leurs supports audiovisuels, de
la conception à la diffusion. Du film puBiramawa
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_M_N_M_N{בCט   {u׉׉	 7cassandra://0Q_aPR6ejyIqFgrK6EHDmLv5vk1RsKgowbtXYxJwzs4 C`׉	 7cassandra://Z51EJHThyvfCHntg4F2PYN3BU3xuHLPn8_Mkj6qGjDM>`׉	 7cassandra://kBZ7F5hW03jtjcuhdtpHReqdMJUW0TNIpR35CBuElU8Dp`j ׉	 7cassandra://8vjc1OOBSSRj1NzV6idiqgY4UiZEa4Zrmc1SYP9k02o(͠	_M_O;נ_M_O: 9׉H /http://www.challengerfactory.com/thefactory/%20Gׁׁrנ_M_O@ 9ׁH ,http://www.challengerfactory.com/thefactory/ׁׁЈ׉Eetion, l’annonceur qu’à la société de production
en quête de ressources humaines
qualifiées et expérimentées.
Nous développons aussi un studio de
tournage et photos que nous utilisons
très souvent pour nos projets mais que
nous mettons aussi à disposition d’autres
professionnels du métier. D’ailleurs plusieurs
clips à succès ont été tournés làbas
et je peux citer entre autres celui qui
a fait le plus grand nombre de vues sur
Youtube (Def Si Code de l’artiste Jahman
X-Press) avec plus de 17 Millions de vues.
blicitaire au long métrage, en passant par
les vidéoclips et les films corporate, ils
ont la possibilité de confier entièrement
la production de leur projet à un groupe
de jeunes dynamiques et passionnés
avec une dizaine d’années d’expérience.
Nous mettons aussi à disposition des
professionnels
de
production, régisseurs,
http://www.challengerfactory.com/thefactory/
« J’ai eu la chance de produire de
beaux projets en pub depuis le
démarrage officiel de mes activités…
»
chevronnés (Directeurs
Chargés
de production, Assistants de Production.)
qui peuvent se greffer à n’importe
quelle équipe, permettant de répondre
sereinement à des projets d’une certaine
envergure ou en grand nombre.
Notre offre s’adresse par conséquent
aussi bien à l’agence de communicaPage
54-Biramawa Magazine
Pouvez-vous vous revenir sur
les grands projets, grandes
réalisations de challenger
Factory ?
J’ai lancé ma Structure de Production
“CHALLENGER” depuis l’année dernière et
j’ai eu la chance de produire de beaux projets
en pub depuis le démarrage officiel de
׉	 7cassandra://kBZ7F5hW03jtjcuhdtpHReqdMJUW0TNIpR35CBuElU8Dp`j _M_N׉E!mes activités, je peux citer entre autres:
- FILM SONATEL JIGEEN JANGAL
- FILM FREE BUSINESS
- FREE MONEY
- FILM WAVE KO - Paiement Factures
- FILM ORANGE BUSINESS SERVICES
2020
- FILM FREE RESEAU 2020
Entre autres …
J’ai une équipe de jeunes passionnés
comme moi, qui me suivent et m’aident à
matérialiser tous ces projets et sans eux
je sais que tout ceci n’aurait pas de sens.
Je suis très heureux de la direction que
prennent les choses dans ma vie professionnelle
et cela me motive à aller encore
plus loin et à marquer l’histoire du
Cinéma et de la production audiovisuelle
en Afrique. D'ailleurs, plusieurs projets
sont actuellement en développement et
verront bientôt le jour inch'allah. Nous
travaillons sur l’écriture d’une série, et
aussi la réalisation d’une émission télé ...
« Challenger Factory vise à devenir
un grand hub pour tous les
jeunes passionnés de cinéma et
d’audiovisuel… »
Et quelles sont les perspectives
d’avenir de Challenger
Factory ?
Challenger Factory vise à devenir un
grand hub pour tous les jeunes passionnés
de cinéma et d’audiovisuel au Sénégal
dans un premier temps et à terme
en Afrique. Nous avons comme projet
de monter une école de formation spécialisée
en production car cela manque
beaucoup et c’est la partie charnière dans
l’organisation d’un projet cinématographique,
mais aussi un vrai studio de tournage
avec l’espace et l’équipement qu’il
faut pour répondre à toutes les demandes
de plus en plus nombreuses et pointues.
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Par téléphone : +221 77 616 39 75
/ +221 33 822 75 57 et notre studio
se
l'Eglise
trouve
à Dieuppeul près
des
Martyrs
de
de
l'Ouganda.
Quel message souhaitez-vous
adresser aux jeunes en quête
de vocation ?
Je dis souvent que notre principal souci
est le manque de spécialisation, les jeunes
doivent arrêter de tatonner et embrasser
un métier pour se spécialiser là-dessus
c'est comme cela que nous arriverons véritablement
à développer cette industrie
cinématographique. Arrêtons de vouloir
tout faire et optons pour un métier,
c’est possible de réussir. Qui ose gagne !
«
Arrêtons
de
vouloir
tout faire
optons pour un métier, c’est possible
de réussir. Qui ose gagne ! »
Comment vous contacter ?
Nous sommes présents sur internet à
travers notre site www.chhallengerfactory.com
et aussi sur nos réseaux sociaux
sous le nom de @Challengerfactory
(facebook, instagram, linkedin, twitter…)
Nous sommes également joignable par
Page 56-Biramawa Magazine
Biramawa vous remercie.
Quel est votre mot de la fin ?
Je vous remercie aussi et souhaite que
vous poursuiviez avec succès ce projet à
savoir mettre en lumière des jeunes entrepreneurs
pour donner exemple à cette
jeunesse qui semble être un peu égarée.
et
׉	 7cassandra://7kfwx5t77FDkmGN99EBjjP2RMa5QZzfdtxQa8wsPOogH`j _M_N׉EBiramawa Magazine-Page 57
_M_N_M_N{בCט   {u׉׉	 7cassandra://4s_yyoWopOwfZDU26aXm6rr8-0eJyoTBEf-96gOY0AU A`׉	 7cassandra://Iwuol0gdoJaKSLrgtKeDyTd1Ts5Pzs7iWJp6-u4Wem8ͽ`׉	 7cassandra://GO_8bgbqMZYHMFMJ2FjHNikDC7kEJnwvxV6zj4cy6sk=`j ׉	 7cassandra://_gJ9gJmk2Y0jSdKsd4RiaEk7COGe_cR2XasRKL5vi80 >D͠	_M_OFנ_M_OH E߁"9ׁHmailto:contact@biramawa.comׁׁЈ׉EPCV N° 11
Paul Antoine NDEYE
Diplômé en Master II Transports, Territoire et Environnement
Tu es à la recherche d’un emploi?
Biramawa magazine met cet espace à ta
disposition pour te permettre de proposer ton CV
aux entreprises qui recrutent.
Tu peux donc envoyer ton CV par e-mail :
contact@biramawa.com
Page 58-Biramawa Magazine
׉	 7cassandra://GO_8bgbqMZYHMFMJ2FjHNikDC7kEJnwvxV6zj4cy6sk=`j _M_N׈E_M_N_M_N{בCט   {u׉׉	 7cassandra://XsKl4x5brE1tOiB65T2IRop3OVeOFg2FY-ytKMrQbhs D`׉	 7cassandra://9PXplTeLDsru6xsxajHaqWexZFJzTawtitVkJkB0nJkG`S׉	 7cassandra://08Z9mtzVXUnvH2Q3-Yr0emWxDhnrGy02X63c9qeKXbA`̵ ׉	 7cassandra://ONbJgLno59AZtyXyYO33uFllJfqnbPa9iAdQzjDXw3gè̔͠_M_OIנ_M_OK ^!9ׁHmailto:contact@biramawa.comׁׁЈ׉E RETROUVEZ-NOUS
TOUS LES QUINZE
JOURS SUR
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Adresse postale : Île-de-France, France
Éditeur : Waly NDIAYE
Page 60-Biramawa Magazine
׉	 7cassandra://08Z9mtzVXUnvH2Q3-Yr0emWxDhnrGy02X63c9qeKXbA`̵ _M_N׈E_M_N_M_N{, "Magazine N°13 du 15 DECEMBRE 2020_QU\M,