׉?ׁB! בCט  {u׉׉	 7cassandra://PJQbg9dycOAtgfveRsEXIvIjsO22RLkWViQsWD0LYYA Š`׉	 7cassandra://aAJM1sdRLHBkSmJIRcW2yDu9dFNYzhSP1FLBO_kwOOU͇,`S׉	 7cassandra://rFBCc7L9UAFwYijQI7eaOq-SYuUA5Hj_3RhhHUKSEb4/`̵ ׉	 7cassandra://ijAKIpGjI1558BDKteIynWOqp75BP2PCQTSB7cV6NY8 ͠_&,nט   {u׈   .|  ׈E_%,4׉EmBIRAMAWA
MAGAZINE
Roger THIAM
Senior Financial Scientist au sein de Swen
Capital Partners à Paris
Mariame SECK
Directrice Générale Global Properties Sénégal
"L’entrepreneuriat,je l’ai
toujours eu en moi
"
Nafissatou NDAO
Responsable Ressources
Humaines - FAMY SENEGAL
Président de la Holding ADsénégal
Deux notions
complémentaires peuvent
résumer mon parcours
professionnel : l’investissement
et l’entrepreneuriat."
Mouhamadou
Thione Seck
Fondateur de
la plateforme
DaralBi
"DaralBi est une plateforme
d'annonces animalières
regroupant une centaine
d'utilisateurs africains."
N°9
Du 15 Octobre 2020
"
׉	 7cassandra://rFBCc7L9UAFwYijQI7eaOq-SYuUA5Hj_3RhhHUKSEb4/`̵ _%,5_%,4{בCט   {u׉׉	 7cassandra://AurD3X0Rt5An2aZ-7W1UBIxdj4NjFhqjRnZjJrxBrL4 e`׉	 7cassandra://tVRh2e1hixlPVCtt-10QQw_KFfK-O1Xf4hfN3qcGruE͇`S׉	 7cassandra://fLwawc2uLF3Mt3lnz1poDLLHKm_98Npy6YF7HLSDaGE/`̵ ׉	 7cassandra://8lARKbVZVCBNt6DBsbpiaKBGzviL-Ah7kMz22r35NwM cL͠_&,qט  {u׉׉	 7cassandra://i3WrHcxBpXl3nnYVPeLtHkXrqdKD9iDY7aEr65D885A `׉	 7cassandra://nv7IfaQRMPMn52VJdPcvygaCkzUs4wesObBKmkRNczs{X`S׉	 7cassandra://6UnsfqkgWKSOtCdcZgLy2UwXLk_xdVPkQfilWkv8JxU+`̵ ׉	 7cassandra://_xXFjOGRnNNBEfcQeU6zOXFPoDnwz9DyF_hPWWIRIVY Gp͠_&,r׉E&SOMMAIRE - SOMMAIRE - SOMMAIRE -SOMMAIRE -
EDITO
AVIS D'EXPERT
Nafissatou NDAO
Waly NDIAYE
Fondateur BIRAMAWA
P.7 L'entrepreneuriat au goût du jour !
ÉDITION SPÉCIALE
Responsable Ressources Humaines -
FAMY SENEGAL
P.16
TRAVAIL SALARIE ET ACTIVITE ENTREPRENEURIALE
: Le cumul est-il permis ?
LE COIN D'AUTRUI
Michèle BURON-MILLET
Ayoba FAYE
P.10
Créatrice de la pouponnière
“Vivre Ensemble” de Mbour
Appel aux dons
ENTRETIEN PORTRAIT
Journaliste d’investigation
Rédacteur en chef Pressafrik
P.20
"Le Savoir, la Sagesse, la Science ne
sont pas forcément des «biens» qu’on
acquiert à l’école."
ENTRETIEN EXCLUSIF
Roger THIAM
Directrice Générale Global Properties Sénégal
Mariame SECK
P.12 " L’entrepreneuriat, je l’ai
toujours eu en moi."
Senior Financial Scientist au sein
de Swen Capital Partners à Paris
Président de la Holding ADsénégal
P.26
2-BIRAMAWA MAGAZINE
" Deux notions complémentaires peuvent
résumer mon parcours professionnel :
l’investissement et l’entrepreneuriat."
SOMMAIRE - SOMMAIRE - SOMMAIRE -SOMMAIRE -
׉	 7cassandra://fLwawc2uLF3Mt3lnz1poDLLHKm_98Npy6YF7HLSDaGE/`̵ _%,6׉Ev-
-
- SOMMAIRE - SOMMAIRE - SOMMAIRE -SOMMAIRE
DÉVELOPPEMENT PERSONNEL
VEILLE ET INTELLIGENCE DES AFFAIRES
Moustapha FAYE
Chercheur en Marketing
Stratégique – UGB
P.36
Les données massives
ou Big Data
A L'ÉRE DU NUMÉRIQUE
P.40 L'habillement
Abdoulaye NDIAYE
DÉCOUVERTE
Chancelier des Affaires étrangères
Aicha KASSE LAWSON
Présidente & Fondatrice de l'association
Dunya Ethic
P.40
Développement Durable & Numérique :
un duo à impact virtuel ou réel ?
LES DROITS HUMAINS- AKK AK YELEFU
DOMU ADAMA YI
P.42
Mouhamadou THIONE SECK
Fondateur de la plateforme DaralBi
“DaralBi est une plateforme d'annonces
animalières regroupant une centaine
d'utilisateurs africains.”
LA CVTHÈQUE
P.32 La liberté d’expression
Educateur Spécialisé
Khadim SENE
P.50 Ingénieur en Système d'Information
Saturne CARLOS
- SOMMAIRE - SOMMAIRE - SOMMAIRE -SOMMAIRE
BIRAMAWA MAGAZINE - 3
׉	 7cassandra://6UnsfqkgWKSOtCdcZgLy2UwXLk_xdVPkQfilWkv8JxU+`̵ _%,7_%,6{בCט   {u׉׉	 7cassandra://qlIZbsYvTbcAo7sR4NHwYXS4Xqv0ENGZGIwoUc4qFks s`׉	 7cassandra://HxT3MoOcypQSwi8pjMoVI9tOLqB0qy9NzPpR3XjDwFY`'`S׉	 7cassandra://dvy_gyhoYcMkCRq8sz8_siPWGxsyAPCaYnXo1QToJzw `̵ ׉	 7cassandra://2x7DJr7LUgkf9civ2f6ACPlJSBSrLaaOx6ZKhZDJarQ o:͠_&,uט  {u׉׉	 7cassandra://p2K6gYynIxeutzvesRQXuwxKP0vKqrlmk4-C6Gezo54 I`׉	 7cassandra://_03K9-G-dQUBdVBB6BsnxBZsT3cyV1tLw1VbbvGtPGIr`S׉	 7cassandra://GPKO163SNXLrpNmlpvDomfoh7wpmH_bTl3QbyIyXN2c"`̵ ׉	 7cassandra://ESsSUO-aQF_Tap6c6YMTfrg-2cV5CCbI8hbp2RMIIFw "͠_&,vנ_&,y \ 9ׁHmailto:contact@biramawa.comׁׁЈ׉ESerigne Amar Mbacké SARR
Chercheur en Droit privé
Expert maritime en formation
Ayoba FAYE
Journaliste d’investigation
Rédacteur en chef Pressafrik
Moustapha FAYE
Chercheur en Marketing Stratégique – UGB
Omar Mallé SAKHO
Doctorant à l’Université Cheikh Anta Diop
Laboratoire LARHISA.
Thierno NGAMB
Agronome
Spécialiste en Sécurité Alimentaire et Résilience
Guilaye TINE
Designer-Digital Marketer-Telemarketer
CEO IN'FINITY
Djiby SADIO
Photographie
CEO Studio 13
Alioune FALL
Juriste d’Affaires
Inspecteur du travail et de la sécurité Sociale
Abdoulaye NDIAYE
Chancelier des Affaires Étrangères
Docteur Benjamin NDOUR
Médecin généraliste
Khadime SENE
Educateur Spécialisé au Ministère de la Justice
Marianne SECK
Docteur en droit de l’environnement et de la santé
Ousseynou GUEYE
Responsable communication chez Afric’innov
et fondateur de Polaris asso
Nafissatou NDAO
Responsable des Ressources Humaines-FAMY SENEGAL
Dr Jean Sibadioumeg DIATTA
Spécialiste en communication
Aïcha KASSE LAWSON
Présidente & Fondatrice de l'association Dunya-Ethic
contactez-nous: contact@biramawa.com
Adresse postale : Île-de-France, France
Éditeur : Waly NDIAYE
4-BIRAMAWA MAGAZINE
L’ÉQUIPE BIRAMAWA
׉	 7cassandra://dvy_gyhoYcMkCRq8sz8_siPWGxsyAPCaYnXo1QToJzw `̵ _%,8׉EE
D
I
T
O
Waly NDIAYE
Fondateur Biramawa
L’entrepreneuriat au goût du jour !
La presse et les réseaux sociaux abordent souvent
la jeunesse en termes négatifs voire caricaturaux.
Pourtant à mon humble avis, la jeunesse
sénégalaise est pétrie de talents et de volonté.
Pour preuve, elle emprunte de plus en plus le
chemin épineux de l’entrepreneuriat.
Aujourd’hui il est patent que beaucoup de
jeunes élèves et étudiants ne se focalisent plus
uniquement sur leur cours. Ils allient formation
théorique et activités commerciales. Il en
est, d’ailleurs, de même des salariés. Beaucoup
d’entre eux ont su développer ou envisagent de
développer en parallèle des activités entrepreneuriales.
Qu’est-ce
qui peut justifier cet engouement ? Je
ne saurais répondre à cette question. Les raisons
peuvent varier d’un jeune à un autre. Mais une
chose est sûre, dans un monde en perpétuelle
mutation, les plus outillés ont plus de chance de
voir le bout du tunnel. J’ajouterais aussi que la
polyvalence est devenue un prérequis dans tous
les secteurs d’activité.
Pour en savoir plus sur l’entrepreneuriat au Sénégal,
nous sommes, dans ce numéro 9 de votre
magazine, allés à la rencontre d’entrepreneurs
chevronnés en l’occurrence Monsieur Roger
THIAM Senior Financial Scientist et Président
de la Holding ADsénégal et de Madame Mariame
SECK, Directrice Générale de Global Properties
Sénégal.
Par ailleurs afin d’éclairer la lanterne des salariés-entrepreneurs,
Madame Nafissatou NDAO,
Responsable des Ressources Humaines au sein
de FAMY- Sénégal, a bien voulu aborder la question
de la liberté d’entreprendre des salariés
face à certaines clauses contractuelles.
Bonne lecture chers abonnés !
Waly NDIAYE
BIRAMAWA MAGAZINE - 5
׉	 7cassandra://GPKO163SNXLrpNmlpvDomfoh7wpmH_bTl3QbyIyXN2c"`̵ _%,9_%,8{בCט   {u׉׉	 7cassandra://doNQkBeFdLBXx9pq2MOanDbBROJm0Y82UhzjtxQh_mw z`׉	 7cassandra://9rYBGofMwjFAQNwgBTMp1ARzZ4kdKv51FkwemWNHkSI7	`S׉	 7cassandra://6LhoQU7y5UgnEzV5spmZEqJVyhIQpVdsKUgMkEESrrs`̵ ׉	 7cassandra://zfMiVspHhwyC4mg4jlVLmYbXYPe6PFtQd3FV8nuNs8I ͠_&,zט  {u׉׉	 7cassandra://YwBPzzcSsjB07LmwORk36ps-wGyqzihnFQh9xy01e9E `׉	 7cassandra://87GzrozcQVOtsW8oPc53_-P6qDOrz937BLuoLR0L_Ck>`S׉	 7cassandra://KkEJnc7TAyoV6Bgdvgq3pj-wd0Zj4nfgwqaTv0tq5S8`̵ ׉	 7cassandra://7CbA4OlmatqNegf6oLxX0UE9R3Bl4-LQDjMYnT2BdmE o͠_&,{׉E6-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://6LhoQU7y5UgnEzV5spmZEqJVyhIQpVdsKUgMkEESrrs`̵ _%,:׉EBIRAMAWA MAGAZINE - 7
׉	 7cassandra://KkEJnc7TAyoV6Bgdvgq3pj-wd0Zj4nfgwqaTv0tq5S8`̵ _%,;_%,:{בCט   {u׉׉	 7cassandra://7sS9EFMJyZIhTiYRaQygABLervy6PPY1zZ0BU_cqqks `׉	 7cassandra://Prv7Wv7hDffObKQ1O2qhsoG2RGEzNDKEY1MQyTwmIds͠O`S׉	 7cassandra://rRNy6hfTxqjvvaOm_Kqjl63HQsXSoKHH4K8yr5QROZ4.K`̵ ׉	 7cassandra://Sgp4iHZtSUU8piCIj-2qeRxCSO2DD4dp89LCPonCFV4 cL͠_',}ט  {u׉׉	 7cassandra://-x3_UXJwBJKRqbA5AyeV-0KU3dBBd-Ki-wc7kX9mFhs $M`׉	 7cassandra://sVFMoZygaXnFWkHRyw4SxCUmWu1NWw1W2Mh1rrHtm5I͐`S׉	 7cassandra://GqXAGJpNxBFYikN9X8btZ0sakpmD5QHNBwsos6pjDpU(`̵ ׉	 7cassandra://GFCJRIqQWdVxylE4tk6VIpfd1n1vUV3B28f8FqmVLz8 '4͠_',~נ_',ǅ >9ׁHhttps://www.facebook.com/ׁׁЈנ_',Ǆ &m9ׁHhttp://dembour.orgׁׁЈנ_',ǂ 9ׁHhttp://www.laׁׁЈנ_',ǁ ށ9ׁHhttps://www.helloasso.com/ׁׁЈנ_',ǀ .2;9ׁH 'mailto:contact@lapouponnieredembour.orgׁׁЈ׉E
OEDITION
SPECIALE
Michèle BURON-MILLET
Créatrice de la pouponnière “Vivre Ensemble” de Mbour
Le magazine Biramawa à travers sa rubrique " Edition spéciale "a souhaité donner
la voix à la Pouponnière "Vivre Ensemble "de Mbour. Créée en 2002 la pouponnière
est un "lieu d’accueil temporaire du tout petit enfant privé de sa maman
". Confrontée à des difficultés à cause de la crise sanitaire, la pouponnière
fait appel à toutes les bonnes volontés.
Vivre Ensemble – La Pouponnière de Mbour
La Pouponnière de Mbour a vu le jour en Janvier 2002,
Michèle BURON-MILLET en est la créatrice. C’est un
lieu d’accueil temporaire du tout petit enfant privé de
sa maman. Elle permet aux orphelins de mère ou aux
enfants dont la maman ne peut pas s’occuper (pour
des raisons gravissimes), de vivre protégés, leurs premières
années de vie si fragile, avant de regagner leur
famille au bout d’un à deux ans. Très rapidement, l’association
se développe et il apparaît que tous les enfants
ne peuvent rentrer chez eux (rejet de la famille
ou mauvaises conditions d’accueil). En 2003, les Unités
Familiales sont créées pour prendre le relais et
s’occuper de ces enfants qui sortent de la Pouponnière,
mais ne peuvent pas rentrer en famille. Avec le temps
la Pouponnière a acquis une certaine notoriété au vu
du sérieux des professionnels. Aujourd’hui la Pouponnière
compte 136 salariés et 148 enfants.
Vivre Ensemble c’est aussi et avant tout un séjour de
rupture, crée en 2001 pour des jeunes français en dif8-BIRAMAWA
MAGAZINE
ficultés. Ils restent durant 9 mois et participent à des
chantiers humanitaires (reconstruction, réhabilitation
dans les villages ), ils sont aussi amenés à faire un stage
dans la pouponnière. L’objectif étant de les remobiliser
et de les valoriser à travers l’aide apporté à la
population locale défavorisée. Le projet est double et
complémentaire, en effet une grande partie du financement
des frais de fonctionnement de la Pouponnière
provient du séjour de rupture lui même.
En raison de la situation sanitaire mondiale l’équipe de
direction de Vivre Ensemble a dû prendre des mesures
rapidement. Début mars l’association s’est vue fermer
ses portes aux visiteurs, nombreux chaque jour et en
provenance d’Europe. Il a fallu ensuite faire de même
pour l’accueil des bénévoles, une quarantaine par mois
à nous apporter leur soutien. Enfin depuis maintenant
le mois de mars le confinement des enfants et du personnel
c’est organisé. Notre souhait comme toujours
est de préserver nos enfants, mais aussi le personnel
׉	 7cassandra://rRNy6hfTxqjvvaOm_Kqjl63HQsXSoKHH4K8yr5QROZ4.K`̵ _%,<׉Ebqui s’en occupe. Nous avons réussi à composer une
équipe de volontaires pour rester confinés. Aujourd’hui
250 personnes sont au centre, dont 148 enfants.
L’ensemble du personnel est mutuellement très solidaire,
ils sont comme une grande famille. Et ce malgré
l’inquiétude pour leur famille respective à l’extérieur.
Nous nous devons maintenir les salaires. Pour les salariés
sur place mais aussi tout ceux, qui de chez eux,
sont au chômage technique et pour qui nous souhaiterions
maintenir le salaire initial. Nous devons aussi
assurer l’approvisionnement de l’association en denrées
alimentaires, produits d’entretien, d’hygiène,
médicaments. Cette situation engendre une augmentation
considérable nos dépenses quotidiennes, pour
lesquelles nous avions déjà des difficultés de prise en
charge tout au long de l’année.
Du fait de l’absence de visiteurs et de bénévoles, nous
constatons une baisse des dons au quotidien. Nous gardons
aussi en tête que les jeunes accueillis en séjour
de rupture peuvent à tout moment être rapatriés en
France, en fonction de l’ évolution de la situation. L’avenir
de la Pouponnière en deviendrait alors très incertain.
Nous
sommes en permanence à la recherche de soutien
pour nous aider dans la prise en charge des frais de
fonctionnement et le maintien des activités de l’association.
Les
sources de financements :
(Budget total annuel 291 332 806 FCFA)
‒ Vivre Ensemble Madesahel, séjour de rupture : 44
% du budget total de la Pouponnière.
‒ L’état Sénégalais 10 000 000 CFA
‒ L’association Louly l’Ecole au Sénégal , tous les
frais liés à la scolarité des enfants : 5 262 087 FCFA (année
scolaire 2018-2019)
‒ La Banque Mondiale 4 520 000 CFA en 2019
‒ 270 parrains pour environ 51 085 900 CFA par an
‒ Le reste des financements dépendent des dons de
particuliers et entreprises.
Nous contacter :
‒ Accueil : + 221 33 957 31 36
‒ E-mai : contact@lapouponnieredembour.org
‒ Responsable communication : Arnoult Mathilde
‒ Tel : + 221 77 881 83 60
Nous aider :
‒ Orange Money : + 221 77 500 19 32
‒ Faire un don en ligne :https://www.helloasso.com/
don/associations/vivre-ensemble-la-pouponniere
‒ Notre site
Voici quelques chiffres :
Effectif de la Pouponnière :
‒ La Pouponnière : 91 bébés de 0 à 2 ans.
‒ Les Unités Familiales : 37 enfants de 2 à 6 ans.
‒ La Grande Enfance : 20 enfants de plus de 6 ans.
‒ Enfants accueillis en ce moment : 148
‒ Enfants accueillis et sauvés depuis janvier 2002 : 1
260
‒ Employés à la Pouponnière : 136
pouponnieredembour
‒ Devenir parrain
‒ Faire un don par virement bancaire :
IBAN : FR76 4255 9100 0008 0040 4472 464
BIC : CCOPFRPPXXX
Intitulé du compte : Vivre Ensemble, la Pouponnière
internet: http://www.lapouponnieredembour.org
‒
Notre page facebook: https://www.facebook.com/
BIRAMAWA MAGAZINE - 9
׉	 7cassandra://GqXAGJpNxBFYikN9X8btZ0sakpmD5QHNBwsos6pjDpU(`̵ _%,=_%,<{בCט   {u׉׉	 7cassandra://ahDcOT0IT2tGPY-NrFJSO7sso5LLJ1xDdy04oRjKnOc  `׉	 7cassandra://pydzeazYDZHmkvjhKhI2Ual6rhbEB-Cc-DWMYNfvesIT`S׉	 7cassandra://bLAgBzp9WAmaFHMXcPlcSTm6tFACwqiL7dkciGe2JGI `̵ ׉	 7cassandra://a7V-2OGzmUERDBCE8cBruufzi1jpUXTs9Ir4EdH6oIk %=<͠_',ǃט  {u׉׉	 7cassandra://6Yv3v52C7DeSM0h5YRi1zOARm4jWzYQk3HkKx8fz8MA k` ׉	 7cassandra://akGqHWUMy4YWte-tR0QiniS1DBqz8-Ps6AbBI73aVVE͹s`S׉	 7cassandra://-5Mum-H6LELDpwAe6aKXKscZhg37iEIcu7IAnhbc32E5`̵ ׉	 7cassandra://Y_X9E0ih0wRB9r7wlxC5cNUYBEyIXIvXH1lAYnWa5zw͐|P͠_',ǆ׉E RENTRETIEN
PORTRAIT
Mariame SECK
Directrice Générale Global Properties Sénégal
׉	 7cassandra://bLAgBzp9WAmaFHMXcPlcSTm6tFACwqiL7dkciGe2JGI `̵ _%,>׉EMariame Seck est titulaire d’un Bachelor en Business Administration
à l’ISM, d’un master 1 en marketing vente à SUPDECO
et d’un MBA en Management International à l’Université de
Wales Cardiff à Londres.
Elle a travaillé pendant quelques années comme RM (Relationship
Manager) High Net Worth Individuals à Guaranty Trust
Bank en Gambie et dans une agence immobilière à Londres
(East London Real Estate) comme responsable des ventes.
Depuis 2011, elle est Directrice Générale de Global Properties
Sénégal, une société immobilière qu’elle a créée. Mariame a
également lancé la Boutique d’ameublement Home & déco by
rems sise à Dakar.
La rubrique « Entretien Portrait » du numéro 9 de votre magazine
lui est consacrée. Occasion saisie par Mariame Seck pour
revenir sur son parcours, son goût pour l’entrepreneuriat. Elle
adresse également des messages aux femmes et aux jeunes.
Qui est Mariame Seck ?
Mariame Seck est une jeune femme
dynamique, passionnée et ambitieuse,
mère de 2 enfants, et gérante associée
de la société Global Properties
Sénégal.
Vous êtes actuellement
Directrice Générale de
Global Properties Sénégal.
Pouvez-vous présenter
votre société à
nos lecteurs ?
Global Properties Sénégal est une
société immobilière créée en avril
2011.
“
Global Properties
Sénégal est une
société immobilière créée en
avril 2011 (…) nous sommes
devenue promoteur immobilier
comptabilisant 2035 biens vendus,
et porteur d’un nouveau
projet, notamment notre lotissement
de Popenguine
lancé en début
2020. "
Nous sommes présents sur le marché immobilier
du Sénégal depuis bientôt
10 ans, et grâce à la qualité de
nos produits et de nos prestations,
nous nous sommes
forgé une excellente réputation
auprès de notre
clientèle. Nos domaines
d’activité couvrent
aussi bien la vente de
biens immobiliers, la
gestion locative, que le
conseil en immobilier et
en ameublement.
Depuis
notre
création, le
nombre de nos ventes ne cesse
BIRAMAWA MAGAZINE - 11
׉	 7cassandra://-5Mum-H6LELDpwAe6aKXKscZhg37iEIcu7IAnhbc32E5`̵ _%,?_%,>{בCט   {u׉׉	 7cassandra://sb8Ie3IohvYjYjfJ-Cdj2a1XLqOaYNRvLMV5tdW2gkg [`׉	 7cassandra://ildz6n-YAGZJKroQa0s2Duv8W1wNxQsGkeGg48ccSIc͡J`S׉	 7cassandra://A_EqB69Kos5BN5FNMSoldyfLnEEUDa38bRZXhONPZEQ+0`̵ ׉	 7cassandra://QAy7OIW7rgzDKkXrBQLOcwYfj_KgUob6RVLkatwljdg i͠_',ǈט  {u׉׉	 7cassandra://cUR9VkSREblLm756dT67AZRqdPJ6397ff_sp2c3fYQc i`׉	 7cassandra://5K9lybrLZsZYwPNvYwfYQk4BbR9JwQCqP4GJcmbsS0M͞3`S׉	 7cassandra://WnanDG_NlJWfn_oHEsbmomMXCpEkjDANPNNUDFOewQE+`̵ ׉	 7cassandra://XmpMNdM92BV6Yc12bt8Le-TJw8q9XMXKRDllBFj2-uE :Z`͠_',ǉ׉EFd’augmenter et grâce à notre forte
expérience et notre connaissance
du marché sénégalais,
nous comptabilisons à ce
jour un total de 2035
biens vendus sur l’ensemble
des projets et
en particulier avec
les projets de SENEGINDIA,
notre Partenaire
Phare.
Comment vous
est venue l’idée
de créer Global
avions
part “L’envie de
ager cette passion
des prestations, nous avons décidé de relever
le défi en intégrant le secteur mais
toujours avec le partenaire SENEGINDIA
afin de délivrer des prestations
à la hauteur des attentes.
est d’ailleurs l’une des raisons
pour lesquelles j’ai ouvert
une boutique d’ameublement
et de décoration du nom
de Home & déco by rems. L’immobilier
et l’aménagement
intérieur vont de pair.»
properties Sénégal ?
Nous
constaté à
l’époque que beaucoup de clients,
aussi bien locaux que de la diaspora désirant
investir dans l’immobilier peinaient à trouver
des entreprises de renommée sûre capable de
les accompagner dans la réalisation de leur projets.
D’un autre côté, les groupes GLOBAL PROPERTIES
et SWAMI/SENEGINDIA INDIA avaient noué
un partenariat long et durable qui leur a valu une
entière satisfaction en Gambie, un vrai modèle de
réussite.
Partant de ces constats, et du fait que la clientèle
Sénégalaise était également soucieuse de la qualité
Ce fut le début d’une solide
collaboration avec un contrat
d’exclusivité de plus de 3 ans
entre Global Properties Senegal
et SENEGINDIA sur tous
ses produits notamment SV
City avec 5 immeubles de 28
appartements de haut standing,
SD City Diamniadio…).
Après plus de 9 ans d’exercice,
êtes-vous satisfaite de vos
réalisations ?
Nous avons commencé en tant qu’agent immobilier,
percevant des commissions sur des ventes réalisées,
mais avec de l’abnégation, nous sommes
devenue promoteur immobilier comptabilisant
2035 biens vendus, et porteur d’un nouveau projet,
notamment notre lotissement de Popenguine
lancé en début 2020.
Nous nous réjouissons de ces réalisons mais surtout,
de la chance de rencontrer des personnes
inspirantes, des clients, qui m'ont fait découvrir
de nouvelles orientations et assoir mon leadership
dans le secteur.
Quelles sont les perspectives d’avenir de
Global Properties Sénégal ?
Le groupe Global Properties est déjà présent en
Gambie et au Ghana, et a pour ambition de conquérir
d’autres pays d’Afrique et de consolider nos acquis
dans le secteur de l’immobilier.
Pour ce qui concerne le Sénégal, notre objectif
est de répondre de plus en plus présent dans un
secteur fortement concurrentiel, et surtout d’accompagner
nos clients dans la réalisation de leurs
projets en leur proposant les produits et services
correspondant le mieux à leurs besoins.
Votre nom est également associé au magasin
Home & Décor by Rems. De quoi
s’agit-il ?
12-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://A_EqB69Kos5BN5FNMSoldyfLnEEUDa38bRZXhONPZEQ+0`̵ _%,@׉ETout à fait. En 10 ans d’expérience dans l’immobilier,
j’ai pu réaliser ma plus grande passion
qu’est la décoration d’intérieur.
L’envie de partager cette passion
est d’ailleurs l’une des raisons
pour lesquelles j’ai ouvert une
boutique d’ameublement et
de décoration du nom de
Home & déco by rems. L’immobilier
et l’aménagement
intérieur vont de pair.
Pour offrir à mes clients des
prestations de qualité, j’ai
également suivi une formation
en décoration
d’intérieur
banque “Les
s et autres
institutions financières
gagneraient à accompagner
les petites entreprises à
travers des mesures personnalisées
et bien encadrées
par exemple. »
car
au-delà de la passion, la profession
se révèle assez technique : connaissance
des matériaux et de leurs contraintes, lien direct
avec les différents corps de métiers présents
sur les chantiers… La meilleure des formations est
sur le terrain bien souvent, ce que j’exerce au quotidien
et je pense honnêtement que nous en apprenons
tous les jours, ou presque.
Vous êtes donc entrepreneure ? Qu’estce
qui motive votre choix pour l’entrepreneuriat
?
L’entrepreneuriat, je l’ai toujours eu en moi. J'ai
grandi aux cotés de ma mère gérant un salon de
couture tout en étant employée de l'ambassade
de Gambie au Sénégal. Ce n’est pas fini, elle vendait
également de l’eau, beignets, glace, ... (rires).
Ma mère a toujours été mon idole. Baignée dans cet
environnement d’entrepreneure, j’ai créé, à 23 ans,
ma toute première entreprise dans le marketing de
réseau (Aloe Vera) où je vendais des boissons protéinées
aux lutteurs sénégalais. Etant passionnée
par l’immobilier et la décoration d’intérieur, j’ai
voulu en faire mon quotidien. Passion rime avec
motivation et cela me permet de constamment surmonter
les coups durs.
In finé, comme la majeure partie des entrepreneurs,
j’ai eu comme motivation, la volonté d’être
indépendante.
Comment décririez-vous le quotidien
d’un entrepreneur sénégalais ?
Je dirai plutôt, les horaires irréguliers, faire une
to-do list, planifier des rendez-vous, contrôler les
BIRAMAWA MAGAZINE - 13
trésoreries (recouvrement des clients.), vérifier
nos comptes bancaires (la gestion
du cash, ce qui est clé, que
l’on soit en période de démarrage,
de croissance ou en vitesse
de croisière), interagir
avec les collaborateurs
(Partenaire, Fournisseur,
Investisseurs,
Conseillers
…).
Selon
vous est-ce
que les intérêts des
entrepreneurs sont
prises en compte dans
le cadre des politiques
publiques ?
Cela dépend du secteur d'activité, en ce
qui nous concerne, nous qui sommes dans l'immobilier,
je pense que oui, avec les nouvelles mesures
prises par le Président de la république et le Ministère
de l'urbanisme et du logement, nous arrivons
à exercer notre métier convenablement. En revanche
on aimerait bien voir une accélération dans
׉	 7cassandra://WnanDG_NlJWfn_oHEsbmomMXCpEkjDANPNNUDFOewQE+`̵ _%,A_%,@{בCט   {u׉׉	 7cassandra://qq7XNisWriS_TpqeWGSnwrFj9vzIUPb50gAQkbq7pA4 `׉	 7cassandra://EuPX5FNQr1i686P592gnxy8mEk4UWNnDggA61XIZc-4͎`S׉	 7cassandra://jVZjjzcAdyF-i8ouhPdessu081WrCK1IH3WvUJPwmU0(e`̵ ׉	 7cassandra://yxdnitGd9VnQtogXkBSbKLuYgSEb5-mC7rY3dj4Kn3E 0͠_',ǌט  {u׉׉	 7cassandra://ZypU84mE7iHxvM6PxkRgGSrq3B98XuKdfZ38Wi4t30o j`׉	 7cassandra://ai0JKVkyRwg6ZRs_jS_Pz53yYgXjbdk36RujN8BIY_s͉`S׉	 7cassandra://scbIQhKZIcQ_octCTmaWJjtCxFmqW-7qQKHRuNYnxZw'`̵ ׉	 7cassandra://WhdSeJ4es_LgufvJcW3ifj1AZEcth7LzpnJOWEr_cuE NT͠_(,Ǎ׉E
les procédures administratives telle la délivrance
des titres de propriété et des autorisations etc.
en entrepreneuriat, en montage de projets, élaboration
de projets, en informatique, en communication,
en anglais, …. En somme outiller les entrepreneurs
de demain.
Aujourd’hui beaucoup de jeunes souhaitent
entreprendre, quels conseils souhaitez-vous
leur adresser ?
• C’est d’être surtout patient (rires), Personnellement,
je ne suis pas patiente. Je suis donc la
mieux placée au monde pour vous conseiller
de l’être. J’ai constaté à de nombreuses reprises
les conséquences négatives d’un manque de
patience. C’est vrai autant sur le plan personnel
que sur le plan des affaires. Ne comptez
pas vivre de votre entreprise avant un certain
temps. La patience est donc une clé de succès
en démarrage d’entreprise.
• Apprendre à échouer, ce sont les échecs qui ont
construit les entrepreneurs à succès, en leur apportant
des connaissances et des compétences
impossibles à acquérir autrement. On appelle
ça le vécu ! Le vécu est source de connaissances
et de sagesse en affaires.
• Être visionnaire et innovant, l’entreprenariat,
c’est également savoir se démarquer.
Considérez-vous que faire des études est
indispensable pour réussir en tant qu’entrepreneur
?
Bien que faire des études est un excellent moyen
d’acquérir des connaissances et des compétences,
il n’est pas NÉCESSAIRE d’en faire pour réussir en
tant qu’entrepreneur.
Que préconisez-vous pour une meilleure
promotion de l’entrepreneuriat au Sénégal
?
L’un des principaux obstacles au Sénégal demeure
le manque de financement. Au Sénégal, c’est difficile
d’avoir des fonds d’amorçage pour une jeune
entreprise.
Les banques et autres institutions financières gagneraient
à accompagner les petites entreprises à
travers des mesures personnalisées et bien encadrées
par exemple.
L’autre aspect serait de promouvoir la formation
14-BIRAMAWA MAGAZINE
Il y a tellement d'exemples d'entrepreneurs très
prospères qui n’ont pas fait d’étude ou qui ont reçu
très peu d'éducation, mais avec leurs compétences,
leur persévérance et leur travail acharné, ils ont
réussi.
Il est cependant important pour un entrepreneur
de s’entourer des bonnes personnes, ce qui n’est
pas toujours évident.
Parlant d’études, pouvez-vous revenir
sur votre parcours de formation ?
Après un Bachelor en Business Administration à
l’ISM et un master 1 en marketing vente à SUPDECO,
je suis allée à Londres pour un MBA en Mana׉	 7cassandra://jVZjjzcAdyF-i8ouhPdessu081WrCK1IH3WvUJPwmU0(e`̵ _%,B׉E^Quel est votre message à l’endroit
de la femme sénégalaise ?
Je leur dirai : allez-y ! Il est possible de
trouver un bon équilibre entre sa vie
de chef d’entreprise et sa vie de famille.
Si la maman est heureuse et épanouie,
les enfants le sont également. Le
seul conseil serait celui de bien s’organiser
et de ne pas essayer de tout faire,
tout le temps, pour tout le monde. Des
études montrent qu’il y’a de plus en
plus de femmes qui se lancent dans
l’entrepreneuriat.
J’encourage les femmes sénégalaises
que nous sommes à faire de l’entrepreneuriat,
nous sommes sur la bonne
lancée. Nous avons naturellement une
capacité à la polyvalence. Ceci représente
un grand avantage lorsqu’on
doit assumer la fonction de chef d’entreprise,
être sur tous les fronts : le
commercial, les finances, les médias, le
marketing, le management, etc…
gement International à l’Université de Wales
Cardiff.
J’ai travaillé pendant quelques années
comme RM (Relationship
Manager) High Net Worth Individuals
à Guaranty Trust Bank
en Gambie et dans une agence
immobilière à Londres (East
London Real Estate) comme
responsable des ventes avant
de revenir au Sénégal en Février
2011 pour créer Global Properties
Biramawa
vous remercie. Votre
mot de la fin ?
Je tenais à remercier toute l’équipe
de Biramawa pour cette interview. Je
le dis souvent, Lancer une entreprise
c’est un challenge, n’empêche il faut
oser entreprendre quel que soit l’âge
et le sexe. Le conseil que je donne à
tout jeune, demeure l’audace et la
confiance en soi, car, malgré l’aide financière
et/ou matérielle, le destin de
votre activité est entre vos mains.
“J’encourage
les femmes
sénégalaises que nous
sommes à faire de l’entrepreneuriat,
nous sommes
sur la bonne lancée. Nous
avons naturellement une
capacité à la polyvalence.
»
On ne peut pas réussir tout
seul. Je n’y serai jamais
parvenue sans cette
équipe jeune et dynamique
qui me soutient
et croit en ma
personne, pour cela
je leur dis merci infiniment
! Merci également
à toutes ces
personnes qui ont cru
en moi !
BIRAMAWA MAGAZINE - 15
׉	 7cassandra://scbIQhKZIcQ_octCTmaWJjtCxFmqW-7qQKHRuNYnxZw'`̵ _%,C_%,B{בCט   {u׉׉	 7cassandra://9Cp5dyozvLRAQWyF47BnwKX9WfeahOyCf8T2Mi_vEYg A`׉	 7cassandra://h4vXJ33lQkFVkiL6d3_d45UT6syvrwY50D529QBe9qQY[`S׉	 7cassandra://nPT2AC9qvTTa0upNWo1fRKgMfDb5-S4MIgK1qysUnXs"^`̵ ׉	 7cassandra://M0mkTG0iXN-NsYNyhb90eCz4k426sfYL4-XmYcoOCfw ]P͠_(,Ǐט  {u׉׉	 7cassandra://bCxuc3SqDvAiy5eUi3oKQs8G7zQIzlf5zscAftCFVbY _` ׉	 7cassandra://i6ypgVMp055Tb4k7Qz4X8AVR4GvpIalbKIRwg9buYm8ͬ`S׉	 7cassandra://Ss2ddX-T9WTyl-3jLs8e-zP8RenX6QIBXXW4yYp1Tfs-`̵ ׉	 7cassandra://0R6W0AGPbS4uFtZLUGiX7DsMA7Al0hY1Yikn9lJUfDsi,͠_(,ǐ׉EAVIS
D’EXPERT
Nafissatou NDAO
Responsable Ressources Humaines - FAMY SENEGAL
TRAVAIL SALARIÉ ET ACTIVITÉ ENTREPRENEURIALE :
Le cumul est-il permis ?
Lorsqu’on est salarié et qu’on est pris d’une volonté d’entreprendre,
la question principale qu’on se pose est celle
de savoir si nous avons la possibilité de mener une telle
activité parallèlement à notre emploi.
16-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://nPT2AC9qvTTa0upNWo1fRKgMfDb5-S4MIgK1qysUnXs"^`̵ _%,D׉E\La réponse est oui ! La constitution garantie à tout citoyen
la liberté d’entreprendre qui est à la fois un démembrement
du principe de liberté, droit humain fondamental et
un symbole de libéralisme économique auquel s’attache
notre République de plus en plus engagée dans la promotion
des initiatives économiques de toute sorte.
Mais s’agit-il d’une liberté totale et incompressible ? Pour
le citoyen salarié, est-elle appréciée de la même manière
que pour le citoyen non salarié ? Qu’en dit le droit du travail
sénégalais ?
Aucune liberté ne saurait être absolue ! Si dans
le langage courant la liberté renverrait à l’absence
de toute contrainte, d’un point de vue
juridique, elle s’entend plutôt d’une « faculté à
faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ».
Par conséquent, la liberté d’un individu, quelle
qu’elle soit, s’arrête là où commence les droits
des autres.
De ce fait, au-delà de l’intérêt général qui est limitatif
de toute liberté, celle d’entreprendre du
salarié est restreinte par certaines des obligations
dont il est débiteur vis-à-vis de son employeur.
En
effet, du contrat de travail naît un lien de
subordination soumettant l’employé à l’autorité
de l’employeur, ce qui, dans leurs rapports,
rend l’un redevable de quelques obligations et
l’autre titulaire de certaines prérogatives.
En sus, il pèse sur le salarié, un nombre de devoirs
accessoires au contrat de travail dont celui
de loyauté, de bonne foi ou de réserve, lesquels
justifient l’existence de certaines clauses tacites
ou expresses, légales ou conventionnelles
qui dans certaines conditions peuvent s’imposer
à lui et restreindre ses libertés.
Il s’agit pour la plupart de clauses dictées par le
souci de garantir la sauvegarde des intérêts de
l’entreprise et la continuité dans les meilleurs
termes de son activité.
C’est dans ce sens que le code du travail, après
avoir reconnu dans son article L.35 -al.2 au travailleur,
la prérogative d’exercer en dehors de
son travail salarié une autre activité à caractère
professionnel, vient réglementer la jouissance
de cette dernière en l’assortissant de conditions.
Au
regard de l’alinéa en question, on peut affirmer
que, sont restrictives de la liberté d’entreprendre
du travailleur salarié, entre autres
obligations légales et conventionnelles, celle de
non-concurrence dont il est tenu à l’égard de
son employeur et celle d’exclusivité pendant
les heures de travail auxquelles il est soumis.
LES RESTRICTIONS LÉGALES
‒ La clause de non-concurrence
Sauf renonciation expresse par l’employeur
concerné à son droit qu’il jugerait (de bonne
foi) sans fondement (ce qui est rare), l’obligation
de non-concurrence vis-à-vis de l’employeur
pèse sur tout salarié, pendant toute la
durée du contrat de travail.
Elle renvoie à l’interdiction faite au travailleur
salarié de s’adonner à une quelconque activité
à caractère professionnel de nature à concurrencer
son employeur. Il s’agit donc d’une
clause limitant le champ d’activités dans lequel
BIRAMAWA MAGAZINE - 17
׉	 7cassandra://Ss2ddX-T9WTyl-3jLs8e-zP8RenX6QIBXXW4yYp1Tfs-`̵ _%,E_%,D{בCט   {u׉׉	 7cassandra://sIqCMqhio6PslIUWjB2XzjVV66qkZh-_gM8Iu8Vgozs )`׉	 7cassandra://zMAuviJ9Ziki4_EOzt5pPcHtMBY5FlGkmGssydbOrDAͫT`S׉	 7cassandra://4QobQft8yoNTAOIAdKZpK-iRh5emONFHGhQmBewZmJw+^`̵ ׉	 7cassandra://pZvvHKqDKEqEL8VCx00rjTPbKLkPdwaxoQXy-Zd0C5g c͠_(,ǒט  {u׉׉	 7cassandra://udx4XABAkSCx9VorBsoEqfTKcHsfJz6N7kwo5fC1jPI 	` ׉	 7cassandra://iuBwLcdGBfEMi44TedV4CHKcTNiCJg7Nj7HI8FDSYn8B` S׉	 7cassandra://dwOCfKoXHT2cmFRfrhjzq8gVPJt_kkUMtYvtoY7O-FE,`̵ ׉	 7cassandra://OBkS0OjQ9sD7ZUrqfW7m-d25Ldc71x8WnYE2y_qyTbwJV͠_(,Ǔ׉EPle salarié pourrait entreprendre. Les activités
de nature à concurrencer l’entreprise peuvent
s’entendre de celles de même nature ou non
que celles de l’employeur susceptibles d’être
préjudiciables à cette dernière en entraînant
notamment une perte de marge, un manque à
gagner ou une toute autre conséquence fragilisant
directement ou indirectement la compétitivité
de ladite entreprise. Elle découle des obligations
de loyauté et de bonne foi du travailleur
à l’égard de son employeur déjà évoquées et ne
nécessite donc pas forcément sa mention dans
le contrat de travail. Même lorsqu’elle n’y est
pas rappelée, elle court tacitement dès signature
du contrat de travail auquel elle est inhérente.
travail
pourrait varier en fonction de la qualité
de l’employé. L’obligation de non-concurrence
aurait plus de portée s’agissant d’un employé
intervenant dans ce qui constitue le cœur de
métier de l’entreprise ou membre de la direction
que de l’employé avec un rôle subalterne.
La bonne nouvelle c’est qu’elle se limite à la durée
d’existence du contrat de travail.
En principe, « est nulle de plein droit toute
clause interdisant au travailleur l’exercice d’une
quelconque activité professionnelle à l’expiration
du contrat de travail ».
Cependant, l’obligation de non-concurrence
peut exceptionnellement subsister au-delà du
contrat de travail mais pour cela faudrait-il
que la rupture intervienne sur l’initiative de
l’employé ou qu’elle soit justifiée par une faute
lourde de sa part. Dans ces cas précis et lorsque
cela est explicitement prévu par le contrat,
l’obligation continue de peser sur lui pour encore
une durée maximale d’un (01) an à compter
de la rupture et sur un rayon géographique
de 50 km de l’établissement de son ex-employeur.
‒
L’obligation d’exclusivité pendant
les heures de travail
La loi et les conventions fixent des quotas
d’heures légales hebdomadaires mais la répartition
journalière de ces dernières relève du
pouvoir de direction de l’employeur. Le salarié
doit se soumettre au respect de la répartition
des heures par ce dernier lorsque l’aménagement
qu’il en fait n’est pas contraire à ce que
permet la loi à ce sujet.
Aussi, l’obligation ne tient pas nécessairement
compte de la qualité de l’employé au sein de
l’entreprise ou de sa capacité à constituer éventuellement
une concurrence sérieuse vis-à-vis
de son employeur mais tient plus compte de la
nature de l’action à entreprendre, qui dans l’esprit
de la loi ne doit nullement être empreinte
de déloyauté.
Cependant, l’appréciation qu’en fait le juge du
18-BIRAMAWA MAGAZINE
Pendant ces horaires qui lui sont fixés par l’employeur,
l’employé est tenu de se consacrer
exclusivement à l’exécution des tâches pour
lesquelles il a été engagé. S’il lui est loisible de
mener une ou des activités entrepreneuriales
parallèlement à son emploi, il ne peut s’y consacrer
pendant ses heures de travail.
Une difficulté peut néanmoins se poser pour
le salarié cadre avec de hautes responsabili׉	 7cassandra://4QobQft8yoNTAOIAdKZpK-iRh5emONFHGhQmBewZmJw+^`̵ _%,F׉E?tés pour qui dans la pratique les heures libres
peuvent se confondre avec les heures de travail.
Dans ce cas, le lieu d’exercice de son travail (ou
de ses missions) à l’instant T, sur ordre ou accord,
même implicite de l’employeur, viendra
en complément à son horaire de travail pour
déterminer à quel moment il est censé être
soumis à l’obligation de se consacrer exclusivement
à son emploi.
‒ L’obligation d’exclusivité générale
Lorsque
cette clause est prévue par le contrat
de travail et acceptée par l’employé, elle stipule
l’obligation pour ce dernier de consacrer exclusivement
toute son activité professionnelle
à son employeur. Elle ne laisse aucune marge
au salarié, qui même en dehors des heures de
travail en reste soumis. Raison pour laquelle
son maniement est soumis à des conditions
précises laissées à l’appréciation du juge en cas
d’ambiguïté.
En effet, au-delà du fait qu’elle doit être stipulée
clairement dans le contrat de travail, l’obligation
d’exclusivité doit être justifiée par sa
nécessité au regard de deux considérations : la
nature des tâches de l’employé et l’intérêt légitime
de l’entreprise.
Ceci étant le principe, il est tout de même possible
au salarié désireux d’entreprendre de
déroger à cette obligation sur l’obtention de
l’autorisation de son employeur ; la loi ne s’opposant
pas à ce que ce dernier renonce à une
partie de son autorité dans l’avantage du travailleur,
si l’objet ne constitue pas une violation
de ses devoirs d’ordre sécuritaire.
Cependant son autorisation n’est pas à supposer
; elle doit être écrite et sans équivoque pour
que la preuve de son existence ne soit pas plus
tard contestable.
‒ La clause de confidentialité
L’obligation de confidentialité du travailleur salarié,
dérivant de son devoir de réserve à l’égard
de son employeur peut également constituer
une limite à sa liberté d’entreprendre. L’employé
ne peut, même en dehors de son travail
salarié, mener une activité à caractère professionnel
dans laquelle il serait amener à divulguer
des secrets, des procédés ou tout autre
élément confidentiel de l’entreprise qui induirait
à une concurrence déloyale à son encontre.
Il en serait ainsi, par exemple, du salarié qui se
déciderait à entreprendre dans la consultance
pour sociétés du même secteur d’activités que
celle qui l’emploie et qui livrerait à ses éventuels
clients, conseils appuyés des méthodes
et procédés de son employeur dont il aurait
eu connaissance dans l’exercice de ses fonctions.
Une telle entreprise violerait son devoir
de confidentialité et serait dommageable à son
employeur ; cette latitude ne saurait par conséquent
pas lui être accordée.
LES RESTRICTIONS CONVENTIONNELLES
D’autres
restrictions
d’ordre
conventionnel
pourraient s’imposer au salarié désireux d’entreprendre.
Il s’agirait de toute autre clause licite
figurant explicitement sur son contrat de
travail, totalement ou partiellement incompatible
avec la liberté d’entreprendre.
A titre de rappel, les lois et règlements établissent
les lignes de conduite générales et les
conventions collectives interviennent pour façonner
ces dernières aux réalités propres à
chaque situation et/ou secteur et aussi pour les
rendre plus explicites. Mais parce que chaque
relation de travail présente sa particularité et
que les engagements qui sous-tendent les rapports
de travail ne sauraient être identiques,
c’est au final le contrat de travail qui tient lieu
de loi aux deux parties à condition que les dispositions
qui y figurent ne soient au désavantage
du travailleur ou de nature à porter atteinte
à l’ordre public.
Ainsi, lorsque l’intérêt de l’entreprise les justifie,
qu’elles ne soient pas contraires à la loi géBIRAMAWA
MAGAZINE - 19
׉	 7cassandra://dwOCfKoXHT2cmFRfrhjzq8gVPJt_kkUMtYvtoY7O-FE,`̵ _%,G_%,F{בCט   {u׉׉	 7cassandra://gjdZlYTxOmgiC8CzzF1M3yRRpDsXdWNMAgDrJwOvbjE `׉	 7cassandra://fiDn7w8JQlw1gqLp9UeLqW5lPAEwJO27MFaUl1fsuRAͣ``S׉	 7cassandra://Ak0MHoJgJgcOt4GZ9ZoASc7xe004nVx_PbSsl1y8slk)`̵ ׉	 7cassandra://pxqcbKg3_DaSDYu0T3GXJVfm55gtD7nMa6YqhAGnbX0 ͠_(,Ǖט  {u׉׉	 7cassandra://wB0FoxbOddcIEiMKoJjtGJDtxMcvKQ-cGSySd41Zn0Y q8`׉	 7cassandra://OJtbxVLo1g2NtptZKj8UxJLN5U6reSNIgjZCXttpQBsx`S׉	 7cassandra://D6kPF-REZvhVEK2fMRMNYLiny_8iclen-HOifUmxJYA)`̵ ׉	 7cassandra://mb930eqXgH1qB9hJl2-w6C0UE0zrWoieCwaE4rQpIlA 	z͠_(,ǖ׉ETnérale et que le travailleur les accepte, toutes
clauses convenues entre lui et son employeur
lui sont applicables et pourraient si tel en est
l’objet limiter ses possibilités entrepreneuriales.
Ce qui fait qu’il est important pour le
salarié, lorsqu’il prévoit de se lancer dans l’entrepreneuriat
tout en voulant conserver son
emploi, de ne pas manquer de relire les mentions
de son contrat de travail afin d’éviter de
s’engager sur un terrain glissant.
Pour cette même raison, il est essentiel pour le
travailleur lors de la signature du contrat, de
s’engager en connaissance de cause et de peser
les pours et les contres de son engagement
en tenant compte de ses objectifs professionnels
à court, moins et long terme. Le contrat
de travail n’est nullement une émanation de la
volonté unilatérale de l’employeur mais d’une
volonté mutuelle des deux parties. Même si les
usages font que c’est l’employeur qui propose
généralement les termes en tenant compte de
ses intérêts, le futur employé a la latitude d’exprimer
les siens lorsqu’il y’a désaccord afin de
tendre vers un consensus bénéfique aux deux.
Mais on comprend aisément, qu’en matière
d’emploi, certains préfèrent s’engager à la va
vite et avec des œillères compte tenu de la précarité
dont ils pourraient être victimes.
En résumé, oui, le droit du travail permet au
travailleur salarié le cumul de son emploi avec
une activité entrepreneuriale à condition de ne
pas violer, dans le cadre de l’exécution de cette
dernière, les droits de son employeur ni porter
atteinte à ses intérêts légitimes.
Pour ce faire, il doit se garder d’utiliser son
temps ou ses moyens de travail aux fins de son
ou ses activités entrepreneuriales.
Par ailleurs, il doit veiller à ce que ces dernières
ne soient pas de nature à concurrencer son employeur.
Et
lorsqu’il se heurte à une interdiction générale
d’exercer toute autre activité à caractère
professionnel en dehors de son emploi (clause
d’exclusivité) ou à une autre convention stipulée
dans son contrat de travail, il doit requérir
20-BIRAMAWA MAGAZINE
l’autorisation expresse de l’employeur.
Le travailleur salarié qui s’engagerait dans une
activité entrepreneuriale en méconnaissant les
restrictions qui s’imposent à lui dans l’exercice
de sa liberté d’entreprendre violerait ses obligations
contractuelles, ce qui légitimerait un
licenciement. Et dans le cas de violation plus
poussée, notamment lorsque l’employeur en
vient à subir des préjudices du fait de tels agissements,
le juge pourrait statuer pour une indemnisation,
donc un paiement de dommages
et intérêts au profit de l’employeur.
Alors salariés, nous voilà avertis ; Entreprenons
! Mais à l’occasion, conformons-nous à nos obligations
!
Nafissation NDAO
Responsable Ressources Humaines - FAMY SENEGAL
׉	 7cassandra://Ak0MHoJgJgcOt4GZ9ZoASc7xe004nVx_PbSsl1y8slk)`̵ _%,H׉E׉	 7cassandra://D6kPF-REZvhVEK2fMRMNYLiny_8iclen-HOifUmxJYA)`̵ _%,I_%,H{בCט   {u׉׉	 7cassandra://WGNk6GOkfhe7UkHM72vXcCbuekyDPz_10pm6nkObWqo m`׉	 7cassandra://884wTxFkGROxxEFdrkjvmLUzZdRjwb00PK6Vodgk8UU͋2`S׉	 7cassandra://wwmjwUWJIxmDsx6FTJXw0kFc6bawvQ9ZE1-9pp0soSs/:`̵ ׉	 7cassandra://tg-P3n8r4jTxgoimYFl20f-5wQl21VI_cirCXItkU90 ,0͠_(,ǘט  {u׉׉	 7cassandra://iCDpsV-UiCadqQzKqudeqT07qYhQkrOXGoyyDHIhsYU ` ׉	 7cassandra://c6jn98nX1idMgGfU5P_QbLZbT62zRXAZgBK18PBbns4͞`S׉	 7cassandra://-pFvDfG3_Y1hJxj_vfVdobemhq_rl-9hO__VE0EBjlk(`̵ ׉	 7cassandra://2UPy_T94yu7m6hDLx-YW0fG7NrqWKaCeXLOfXs3cHM0p ͠_(,Ǚ׉ELE COIN
D’AUTRUI
Bonzzzooouuurrr Warahmatullah
chers lecteurs et lectrices de Biramawa. Dans le précédent
Quinzomadaire, je vous parlais de notre rapport un
peu dépassé avec ce que nous appelons chez nous, l’école
française. Pour ce nouveau numéro, je vais me substituer
à l’un des personnages de mon Blog personnel, pour vous
parler de l’autre école qui a formé beaucoup de sommités
et leaders et que nous avons souvent tendance à sous-estimer.
22-BIRAMAWA
MAGAZINE
׉	 7cassandra://wwmjwUWJIxmDsx6FTJXw0kFc6bawvQ9ZE1-9pp0soSs/:`̵ _%,J׉EAllons donc parcourir une page très singulière du
Journal Intime d'unetelle...
« C'est la première fois que je note ce genre de détail
dans mon journal intime. Néanmoins, je reconnais
que c'est un très mignon détail. En revenant de
la Fac cet après-midi, j'ai croisé un mec. Soyez-en
sûrs, celui-là n'est pas comme les autres. Son innocence
engendre un humour génial. De son insouciance
se dégage une audace sans commune mesure.
Je
ne fais pas de l'auto-stop. Donc vous comprendrez
aisément que mon mec n'était pas véhiculé.
Je déteste être abordée en pleine rue par un garçon.
D'ailleurs, je me demande bien comment il s'y
est pris pour que je lui accorde un instant. Mais au
simple son de sa voix, je me suis retournée
‒ Bonjour... Mademoiselle
‒ Bonjour...
‒ Vous a-t-on dit depuis le lever du soleil que
vous pourriez à vous seule alimenter la terre de
lumière en cas d'éclipse ?
‒ Merci mon gars. C'est très gentil de votre part
‒ Tenez, c'est la première fois que quelqu'un me
remercie de lui avoir menti...(rires)
‒ Mais c'était un beau mensonge, mon gars. J'ai
même cru un instant que c'était vrai... (rires)
‒ C'était simplement une façon de vous dire que
vous êtes très belle, mademoiselle
‒ Ohhh !!! Merci bien. Quelle gentillesse et quelle
galanterie
‒ Oubliez tout ça. Je ne suis ni gentil, ni galant.
Dites-moi ce que vous faites dans la vie ?
‒ Moi ? Suis étudiante en licence de Droit
‒ Wawww, ça doit être vachement sympa. Vous
voulez devenir avocate ?
‒ Peut-être bien. Et vous ?
‒ Eh bien... moi, j'apprends la Vie ici dans la rue.
C'est ma cinquième année je pense. C'est une
matière bien plus complexe que le Droit. Croyezmoi.
Puisque c'est elle-même qui enseigne à ses
élèves ses règles, ses principes, sa nature...Dès
fois, elle vous met une de ces raclées dont vous
avez beaucoup de peine à vous relever. Mais
elle revient pour vous apprendre comment
surmonter chaque épreuve... D'autres fois, elle
vient vous caresser après vous avoir appris à ne
pas dormir sur les lauriers qu'elle-même vous
tresse...
‒ Waaawwwww !!! Je suis très impressionnée. Où
as-tu appris à parler aussi bien ?
‒ Ahh, ça y est ! Elle vient de me tutoyer... Est-ce à
dire que j'ai gagné ta confiance, mademoiselle ?
‒ Baaahhh, disons que tu as fait un pas... (rires)
‒ Où que tu sois sur cette terre, n'arrêtes jamais
de sourire.
‒ Petit coquin, serais-tu en train de me draguer...
(rires)
‒ (rires) Mais je n'oserais pas. J'imagine que les
prétendants, plus séduisants, les uns, les autres
se bousculent au portillon...Quant à moi, je déteste
me faire des illusions. Après j'ai beaucoup
de mal à m'y remettre... (rires)
‒ Je pensais pourtant être tout ce qu'il y a de plus
réelle. Je ne savais pas que je n'étais qu'une illusion...
‒
Rassures-toi, mademoiselle, tu es la plus belle
réalité qui ait accepté de me prêter une attention
aussi charmante. Merci pour ça !
‒ Mais je t'en prie, mon petit gars !
‒ Alors on se dit au revoir ? J'ai déjà assez abusé
de ton temps...
‒ Mais non. Au contraire, ce fut un instant très
riche pendant lequel j'ai beaucoup appris...Tu
permets que je te fasse un p'tit bisou avant de
partir.
‒ (Rires) Non-mademoiselle, les gens nous regardent
et je suis un très timide garçon, malgré
les apparences...Donnes-moi ta main, cela suffira
!
Et l'on s'est quitté comme ça. Je suis restée là à le
regarder qui disparaissait petit à petit dans la mêlée
et le vacarme des heures de pointe de Dakar,
jusqu'à ce que je ne puisse plus le distinguer... Mon
mec d'aujourd'hui était un jeune Talibé d'à peine
10 ans... ».
Bon voilà, loin d’encourager le phénomène de la
mendicité des enfants dans les rues, cette histoire
est juste un appel à l’humilité. Les études supérieures
engendrent souvent un complexe de supériorité
chez nous autres sortants des Universités.
Le Savoir, la Sagesse, la Science ne sont pas forcément
des « biens » qu’on acquiert à l’école.
Je vous donne rendez-vous dans 15 jours pour une
prochaine chronique dans « Le Coin d’Autrui ».
Ayoba FAYE
Journaliste d'investigation-Rédacteur en Chef PressAfrik
BIRAMAWA MAGAZINE - 23
׉	 7cassandra://-pFvDfG3_Y1hJxj_vfVdobemhq_rl-9hO__VE0EBjlk(`̵ _%,K_%,J{בCט   {u׉׉	 7cassandra://oEteoR_BEkhZi6iw-fYpA98IDzp1LgMX2_ORpnsBwgo `׉	 7cassandra://tD13W3RFAsc47CsTO8xXZ_uY6fqnlEAVjtUApJNb25YJ`S׉	 7cassandra://_BN9MwqleC-zVGF1ks7x-rxKgXWE9jS-pt0Alt_-edM6`̵ ׉	 7cassandra://hk9iS6w8JF4o4SmgsZzWDVLClNav3L2KOwx_knoPJ5M 1<͠_),Ǜט  {u׉׉	 7cassandra://2BHwOtebg0sfamdUqB4H97aqlnLrX2__fdNfKW7zNNk `׉	 7cassandra://zwzsr2-DOJgacoUfMDE-fOBjjA7aIlY-M5iBlPqp_ugͶ`S׉	 7cassandra://ClfqRAi-TOWxgsCaEzslcA7trxp8WvK7V6u7p_PWsDQ0`̵ ׉	 7cassandra://Qm5R1C6ye6vhADRVK8pGwUY9oBQKti5e762nf9N36Q0͙͠_),ǜ׉E ENTRETIEN
EXCLUSIF
Roger THIAM
Senior Financial Scientist au sein de Swen Capital Partners à Paris
Président de la Holding ADsénégal
׉	 7cassandra://_BN9MwqleC-zVGF1ks7x-rxKgXWE9jS-pt0Alt_-edM6`̵ _%,L׉EA la Une du numéro 9 de votre magazine Roger THIAM,
Senior Financial Scientist au sein de Swen Capital Partners à
Paris, une société de gestion de fonds d’investissement. Président
de la Holding sénégalaise ADSENEGAL et fondateur des
sociétés Jeuns et Teranga Nutrition, Roger depuis très jeune
voue un culte à l’entrepreneuriat.
Dans cet entretien accordé au magazine, Roger est revenu sur
son parcours du quartier populaire de Dakar « Khar Yalla » à
Paris, son métier et ses activités entrepreneuriales.
Pouvez-vous vous présenter à nos
lecteurs ?
Je suis Roger THIAM, originaire du quartier populaire
de Khar Yalla à Grand-Yoff. Ingénieur Financier
de formation, j’occupe le poste de Senior Financial
Scientist chez Swen Capital Partners à Paris.
Je suis également le Président de la holding sénégalaise
ADSENEGAL, un regroupement d’entrepreneurs
sénégalais résidents en France qui a pour
mission de créer et d’investir dans des start-up sénégalaises
à fort potentiel.
Quelles sont les grandes lignes de
votre parcours formation ?
J’ai eu mon Bac Scientifique avec
mention au Cours Sainte Marie de
Hann à Dakar, ensuite j’ai rejoint
une classe préparatoire scientifique
aux grandes écoles en
France, Maths Sup/Maths Spé
puis j’ai intégré une école d’ingénieur
sur concours commun
polytechnique.
“
Grâce à mes résultats scolaires,
j’ai pu bénéficier d’un partenariat
entre mon école d’ingénieur et l’Université
Paris Dauphine pour obtenir en
fin de cursus un diplôme d’Ingénieur Financier
et un Master MIAGE IF (Informatique pour la
Finance) avec mention.
Après quelques années d’activités
professionnelles,
je suis revenu en formation à HEC Paris
pour consolider mes connaissances en Finance
d’entreprise, en cours du soir juste après le boulot,
souhaitez moi bonne chance !
Je pense ma
grand-mère, lorsqu’à l’âge
de 10 ans je l’aidais à vendre des
sachets de crème glacée, d’arachides,
des mangues, du ditakh, des pots de
maad dans mon quartier à Grand Yoff,
ou lorsque je l’accompagnais en Gambie
ou à Ziguinchor pour acheter
des marchandises pour les
revendre à Dakar. »
Pouvez-vous revenir sur votre parcours
professionnel ?
Bientôt 10 ans d’exercice, le temps passe si vite
(rire) et je rends grâce à Dieu.
Un parcours professionnel classique où les notions
d’investissement et d’entrepreneuriat ont eu une
importance capitale. J’ai débuté comme Consultant
à l’âge de 22 ans chez eFront Private
Equity, un éditeur de logiciel pour
les sociétés de gestion de fonds
d’investissement, un leader du
marché qui vient d’ailleurs de
se faire racheter par le géant
Américain de la finance
BlackRock.
Private Equity veut dire en
français Capital-risque ou
Capital-investissement.
Il s’agit d’une forme très ancienne
d'investissement par laquelle
un investisseur consacre une
partie de ses capitaux propres ou sous
gestion au développement ou rachat d'une société
ayant des besoins de croissance, de transmission
ou de redressement.
BIRAMAWA MAGAZINE - 25
׉	 7cassandra://ClfqRAi-TOWxgsCaEzslcA7trxp8WvK7V6u7p_PWsDQ0`̵ _%,M_%,L{בCט   {u׉׉	 7cassandra://ZPOePwSVMuc6woo60giSpK2M8RmOcPg8w5lpZQSSNYA `׉	 7cassandra://wa-wlcHToRXpMnAq3cukMME87QwVWYhGtHRRk87JlTcͦ`S׉	 7cassandra://27frjmQDCXiYa7bYtoe9u0p4xu8HCugj3ONDdRaLRsQ+`̵ ׉	 7cassandra://SQ2jlZuS39jD2etmdNvJxjAKCXUuzribpDEz-jme1ug ]P͠_),Ǟט  {u׉׉	 7cassandra://MNOIBM1Zuq6QJxHPSoKabm4xL7015ZdztvkUjSiQv-o `׉	 7cassandra://2ikoXQdVMoaAaLEE8S9VPsnuV1PFiqT4tEDljp5ij7o͟?`S׉	 7cassandra://VWuwq62FE1jgCqLIVZf9wI47GEC_EiT0zKVoQ-ECR2o)`̵ ׉	 7cassandra://GfAHtuuZNHsFjF_8qX0gLgptY_kdQNjPF6x75KkBxY4 ͠_),ǟ׉EEn contrepartie de son risque d'investissement
et d’immobilisation de son capital sur une longue
période (coût d'opportunité), l’investisseur attend
un rendement sur le capital investi, généralement
supérieur à celui du marché des actions cotées,
compte tenu de la non-liquidité de son investissement
pendant parfois plusieurs années.
et Swen Capital Partners à Paris, la Banque Africaine
de Développement (BAD) à Abidjan en Côte
d’Ivoire, Old Mutual à Cape Town en Afrique du
Sud etc.
Des années de déplacement qui m’ont permis d’intégrer
dans sa grande diversité, l’investissement
alternatif à travers l’Europe et l’Afrique. La mission
la plus marquante reste celle de la Banque Africaine
de développement où pour la première fois,
je travaillais sur le continent Africain avec ses réalités
et modèles spécifiques d’investissement. J’en
garde d’excellents souvenirs, avec de très belles
rencontres, certains sont devenus des mentors tel
que l’actuel ministre de l’économie sénégalais M.
Amadou Hott ou encore Mouhamadou Niang ex-directeur
du département secteur privé de la Banque
africaine de développement (BAD) qui avait d’ailleurs
rejoint Meridiam pour piloter l’équipe d’investissement
africaine.
Il ne se contente pas d'investir mais accompagne
généralement la société en portefeuille par
des conseils pratiques (stratégiques,
financiers, juridiques, etc.) lui
permettant d'accélérer son développement
et d'optimiser
sa gestion.
En quelques années de
travail acharné, de prises
de risques qui ont finalement
payées, je suis
devenu un consultant
FronInvest Sénior avec
son lot de déplacements
à l’international.
En 2016, j’ai rejoint SWEN Capital Partners à Paris,
une société de gestion de fonds d’investissement
exceptionnelle où l’humain est l’élément clé
dans l’atteinte de la performance. SWEN Capital
Partners est un acteur de référence de l’Investissement
Responsable en non coté avec près de 5
milliards d’euros d’actifs gérés et/ou conseillés
en Europe. Nous offrons à nos clients des services
d’administration, de gestion et de conseil.
Nous proposons des produits d’investissements
multi-straté“SWEN
Capital
Partners est une société
de gestion de fonds d’investissement
animée par la volonté de
gies et directs en PE, dettes
et infrastructures, ou des
produits dédiés, qui intègrent
les critères ESG.
créer de la valeur durable en intéDes
missions qui m’ont menées
vers des fonds d’investissement
tels que SUVA à Lucerne
en Suisse, Partners Group à Zoug en
Suisse, Advanced Capital à Milan en Italie,
Lombard Odier à Genéve en Suisse, IWC Capital
Investment à Copenhague au Danemark, Ardian
26-BIRAMAWA MAGAZINE
grant pleinement les critères environnementaux,
sociétaux, ou de
gouvernance (ESG) dans toute
action d’administration ou
de gestion. »
Vous êtes actuellement
Senior
Financial
Scientist au
sein de SWEN
Capital Partners.
Que pouvez-vous
nous dire sur SWEN
Capital Partners ?
SWEN Capital Partners est une société
de gestion de fonds d’investissement animée par la
volonté de créer de la valeur durable en intégrant
׉	 7cassandra://27frjmQDCXiYa7bYtoe9u0p4xu8HCugj3ONDdRaLRsQ+`̵ _%,N׉Epleinement les critères environnementaux, sociétaux,
ou de gouvernance (ESG) dans toute action
d’administration ou de gestion.
Qui finance les fonds d’investissement
et quel est leur modèle économique
?
À la différence des business angels qui sont des individus
qui investissent leur propre argent, les VC
investissent l’argent de personnes physiques et morales.
Ces financiers sont appelés limited partners
(ou LP’s). Un investisseur souhaitant créer son
fonds d’investissement va devoir convaincre une
multitude de LP’s de financer sa structure.
Les LP’s peuvent être :
• Des institutions : banques, grands groupes, family
offices, fonds de pensions…
• Des individus : entrepreneurs, industriels, investisseurs,
toute personne avec un important
patrimoine financier.
C’est une entreprise qui offre aux investisseurs les
meilleures performances tant financières qu’extra-financières,
accompagnées d’un service de
haute qualité, transparent et sur mesure. Depuis
2012, nous avons systématisé une démarche d’intégration
des critères ESG aujourd’hui appliquée à
l’ensemble de nos investissements. L’engagement
ESG de SWEN Capital Partners se décline aussi à
travers différents éléments : une base de données
extra-financières inégalée sur le non-coté permettant
le calcul de ses propres benchmarks ESG en
non coté ainsi que la réalisation de reportings ESG
exhaustifs fonds par fonds, un dispositif de détection
de controverses, une stratégie climat ambitieuse
et exigeante, et une collaboration active avec
l’ensemble des parties prenantes. Cette approche
voit sa légitimité d’autant plus renforcée que les investisseurs
en non coté sont des investisseurs actifs
et de long terme aux côtés des entrepreneurs et
partenaires qu’ils accompagnent dans une logique
de partenariat.
S’appuyant sur ses valeurs d’authenticité, d’excellence,
d’audace, de bienveillance, et de persévérance,
SWEN Capital Partners s’appuie sur une
équipe de plus de 40 collaborateurs pour porter
ses missions.
En moyenne, la création d’un fonds d’investissement
– et surtout son financement – vont prendre
entre une et deux années. Vous pouvez constater
que le processus est plus long que celui d’une levée
de fonds d’une startup (entre 3 et 9 mois).
Les LP’s vont investir dans une société de gestion
qui va être gérée par le ou les general partners (ou
GP’s). Par exemple SWEN Capital Partners est un
GP.
Les GP’s sont responsables de la société de gestion
et donc du fonds d’investissement. Leurs responsabilités
sont référencées dans un document qui
lient les GP’s avec les LP’s : le Limited Partnership
Agreement ou LPA. Ce document contient :
• les termes du partenariat
• la stratégie d’investissement du fonds
• les responsabilités des GP’s et des LP’s.
Un fonds gagne de l’argent de deux manières : la
première permet de se rémunérer pendant la durée
de déploiement de l’argent du fonds et la seconde
permet de récompenser la performances
des investisseurs.
C’est la règle du « 2/20 ».
1/ Les managements fees de 2% : chaque année, le
fonds d’investissement va pouvoir payer ses coûts
de fonctionnements (salaires, bureaux, déplacements
etc) en utilisant 2% du montant total du
fonds.
Si vous êtes dans un fonds de 100 millions d’euros,
2 millions sont alloués chaque année aux dépenses
BIRAMAWA MAGAZINE - 27
׉	 7cassandra://VWuwq62FE1jgCqLIVZf9wI47GEC_EiT0zKVoQ-ECR2o)`̵ _%,O_%,N{בCט   {u׉׉	 7cassandra://3ZKSybwwGpxNPlKTX13MjMl4fo5OI6XkRnJT6LbIjG4 `׉	 7cassandra://2f-uA0Zw8Fj6Gm4ETBTtuvsCs0UfQiZ6WUbacPdRVwE͝`S׉	 7cassandra://w5xgzkGQUVFN32o-woT8ktjO5a5axKpBvSSkGNhAtrc)`̵ ׉	 7cassandra://l6r5u7UziPg_gTxpJPjX9fqCeLRHeRdkfuGjLRbhOkU 8͠_),ǡט  {u׉׉	 7cassandra://l-MtXTHE47NTzThvOJ7CHjqfCIDd60Au0nu38Atxdfg ҟ`׉	 7cassandra://sLYnsA1X8RRoYiuq2HPogI6jAo7bVRmMnAJaU-ym-KIͣ`S׉	 7cassandra://jy0Zc4ewzlIgVaKz0Ncv6CoRBsXvq5BoHOr8Z_1vv18*N`̵ ׉	 7cassandra://l4EsO_5nsSyOstasUwDDqLy8L8L2hV0XhlR2KwCxCFU Z͠_),Ǣ׉Edu fonds. Ces managements fees vont être utilisés
pendant environ 7 ans, soit 14 millions d’euros sur
les 100 millions.
tiel, les banques n’hésitent pas à investir en masse.
La bourse de Paris a déménagé ses serveurs à
Londres après que les traders se soient plaints des
milli secondes perdues dans les échanges de trading
à haute fréquence. Les acteurs de la finance
sont donc constamment contraints d’évoluer pour
conserver une part du marché. Les établissements
financiers misent désormais sur l’exploitation et le
traitement de données financières et extra financières
massives pour optimiser leurs prises de décision
et automatiser leurs processus internes.
Ils font donc appel à des Financial Scientist. Un
Financial scientist applique des méthodes scientifiques
à des questions économiques, financières
et extra-financières, pratiques. Les financial scientists
collectent, analysent et traitent des données
massives stockées dans les différentes bases de
données des progiciels/référentiels internes de
l’entreprise.
2/ Le carried interest de 20% : c’est à la fin du bal
qu’on paie les musiciens ? Pas tout à fait vrai dans
le monde du VC mais pas loin. Les
GP’s se partagent les profits
du fonds avec les LP’s une
fois que le fonds est clôturé,
entre 10 et 12 ans
après sa création.
80% des profits du
fonds sont retournés
aux LP’s
20% des profits vont
aux GP’s (et à l’équipe du
fonds selon la répartition
interne).
lieu financier“Le miest
de plus en plus
concurrentiel, les
banques n'hésitent
pas à investir en
masse."
Cela permet d’aligner les intérêts
entre les parties prenantes d’un fonds d’investissement
et c’est avec le carried interest que les
investisseurs peuvent faire des gains substantiels
(devenir millionnaires et plus si affinités).
Comment décririez-vous votre
poste de Senior Financial Scientist ?
Quelles sont vos missions ?
Le milieu financier est de plus en plus concurren28-BIRAMAWA
MAGAZINE
A côté des analystes et des gérants de fonds, les
financial scientists jouent un rôle déterminant
dans le choix des valeurs en portefeuille. Les compétences
d’un bon spécialiste des données et d’un
bon investisseur sont complémentaires. Les bons
data scientists ont plusieurs qualités. Ils développent,
en général, une bonne connaissance
des mathématiques, des statistiques
et de l’informatique. Ils sont
experts en programmation et les algorithmes
n’ont pas de secrets pour eux.
Dans ce métier, une bonne compréhension
de l’entreprise, de l’origine
des données et de la façon dont elles
sont appliquées est indispensable. Des
informaticiens possédant d’excellentes
compétences en communication et une
curiosité intellectuelle peuvent ainsi travailler
en étroite collaboration avec les gérants
de fonds et développer ensemble des modèles d’investissement
spécifiques ou trouver rapidement
des deals/prospects intéressants. Il s’agit d’un métier
transverse dans la société de gestion des fonds
d’investissement qui répond au besoin du Middle/
Back Office, du Compliance, du Reporting, du Risk
Management, du Marketing/Communication et du
Front Office.
Pour les jeunes qui souhaitent em׉	 7cassandra://w5xgzkGQUVFN32o-woT8ktjO5a5axKpBvSSkGNhAtrc)`̵ _%,P׉Ebrasser le même métier que vous,
quels sont les prérequis ? Quel cursus
de formation privilégié ?
Voici quelques prérequis :
Un Bac+5 minimum en mathématiques / statistiques,
informatique, physique, ingénierie ou dans
une matière au contenu mathématique significatif
appliqué à la finance.
Une capacité à programmer dans plusieurs langages
(à la fois compilés et interprétés) tels que C /
C ++, S (par exemple tel qu'implémenté en R), Matlab,
Python et / ou Java.
De très bonnes compétences en bases de données
(c’est-à-dire au moins la programmation SQL)
dans tout RDBMS classique (par exemple, MySQL,
PostgreSQL, Oracle, SQL Server) et en Machine
Learning/Intelligence Artificielle
Une maîtrise des données de séries chronologiques
de Bloomberg, de Reuters ou de l'un des nombreux
flux de données financières ou extra financières
disponibles.
J’ai la chance aujourd’hui de travailler dans l’investissement
en France et d’aider gratuitement
des jeunes sénégalais à monter leur business au
Sénégal y étant moi-même un entrepreneur grâce
à notre structure ADSENEGAL qui a une casquette
d’investisseur-Entrepreneur au Sénégal. C’est la
raison pour laquelle nous avions été invités pour
témoigner de cette expérience le 22 Février 2019 à
l’Assemblée nationale française grâce à l’important
dispositif du président Emmanuel Macron, le CPA :
Le Conseil Présidentiel pour l’Afrique.
ADSENEGAL « Andd Défar Sénégal » veut dire en
français « Ensemble Bâtissons le Sénégal ».
ADS est une entreprise engagée, créée il y a 6 ans
par 4 jeunes sénégalais, Jérome Diéne, François
Ndour, Bocar THIAM et moi-même. Nous avons la
conviction que les sociétés et économies sénégalaises
vont radicalement se transformer au XXIe
siècle. Et c’est pourquoi, depuis 6 ans, nous avons
fait le pari d’être acteur pertinent et significatif de
cette transformation. C’est la raison d’être de notre
groupe et des équipes qui l’animent. Nous menons
2 principales activités :
‒ La création de start-up au Sénégal dont la gestion
est 100% déléguée à des équipes jeunes et
dynamiques au Sénégal.
‒ Le Conseil et l’investissement sur fonds propres
dans des start-up sénégalaises à fort potentiel.
Voici quelques exemples de produits que nous
avons conçu en 6 ans :
‒ Bitik Shop : Depuis le Sénégal, accédez aux
sites ecommerce d'Europe avec des solutions
de paiement et de livraison à domicile adaptées.
‒ SenDiallo : Un réseau de boutiques d’alimentation
dans les quartiers de Dakar
‒ Linguére : Un carnet de santé mobile, vos données
de santé toujours à porter de main, prise
de rdv médical et ordonnance numérique intégrée.
N’est-ce
pas vous êtes également entrepreneur
?
Oui et je considère l’entrepreneuriat comme un
important levier de développement du continent
africain. Je disais plus haut que 2 notions complémentaires
pouvaient résumer mon parcours professionnel
: l’investissement et l’entrepreneuriat.
‒ Teranga Nutrition : Les meilleurs marques de
compléments alimentaires et d’accessoires de
musculation au Sénégal.
‒ JeunS : Le média 100% vidéos et réseaux sociaux
de la diaspora Sénégalaise
Le produit Linguére a été primé dans plusieurs
concours d’innovation en Afrique dont le prestigieux
concours AfricaIsCallingYou à Paris.
Nous participons ainsi à la création d’emplois au
BIRAMAWA MAGAZINE - 29
׉	 7cassandra://jy0Zc4ewzlIgVaKz0Ncv6CoRBsXvq5BoHOr8Z_1vv18*N`̵ _%,Q_%,P{בCט   {u׉׉	 7cassandra://9fs8MrO-cFx7D2EjpFU0FoXCf5fcR8JR3gQZ922I3tQ _b`׉	 7cassandra://HCE9CFhBC_kgOn1VouzCX9dmtulZA0MwN9MfmJfwxes͉`S׉	 7cassandra://RPnOUcSHCyCMLBgGe45EdULZ78uMN9pGsEXep6BE6Qc'`̵ ׉	 7cassandra://8p8_EUs-V6mUs7hYQUlVaITF197i2YR_TYc9cleYcg8ͩ͠_*,Ǥט  {u׉׉	 7cassandra://q5A2DiArRjszRIewqsOF_MDJL_Ra9KxIVG09_XERUDw 0`׉	 7cassandra://02iGIszEd-8LyPPhppnsWOg5OOWmRty32cVTa4OtTpkͥ`S׉	 7cassandra://nda0prh7MSqiiWUuHms4IqI9IL-ac8B7zS8-kM4S1jU+`̵ ׉	 7cassandra://JYTLtxXq2zCao5FxQthmbD8uZcosXxAZyHFp7Y97wEE i`͠_*,ǥ׉E	Jotay Diaspora en chiffres :
Sénégal et à la formation des jeunes malgré la distance.
Parlez-nous
d’abord de Jeuns. De
quoi s’agit-il ?
JeunSenegal (Jeuns.) est un nouveau média sénégalais,
100% réseaux sociaux, 100% vidéos, présent
sur Youtube, Instagram, Facebook, Twitter, Tik Tok
et Snapchat qui cible principalement les jeunes de
15 à 35 ans. Les jeunes sont perçus comme peu intéressés
par l'actualité, méfiants à l'égard des médias
traditionnels et scotchés aux réseaux sociaux.
Pas si simple. Et si l'actualité repensée et les contenus
qui prennent en compte leurs préoccupations
les y rejoignaient ? La nouvelle génération, ultra
connectée sait surtout faire le tri dans un mode saturé
d'infos.
Jeuns est également un portail de la diaspora sénégalaise,
proposant des émissions dédiées à la cette
diaspora longtemps oubliée par les médias sénégalais
alors qu’elle a également son mot à dire sur
l’actualité sénégalaise. Jeuns a donc créé le show
Jotay Diaspora produit à Paris avec les meilleurs
analystes de la Diaspora et diffusée à la télévision
sénégalaise SenTv les dimanches à 15h, sans censure.
30-BIRAMAWA
MAGAZINE
A qui s’adresse Jeuns (Vos cibles) ?
Jeuns s’adresse principalement aux sénégalais de
la diaspora mais nous avons découvert grâce aux
statistiques de nos réseaux sociaux que nos émissions
sont également beaucoup suivies au Sénégal
et par toutes les tranches d’âges. Nos remerciements
aux analystes de l’émission télé Jotay Diaspora
qui s’est positionnée comme le moteur de
Jeuns et un incontournable au Sénégal.
Quelles sont les perspectives d’avenir de Jeuns ?
Notre objectif est de positionner Jeuns comme
étant le média numéro 1 des sénégalais de la diaspora.
La diaspora est souvent très au fait de l’actualité
sénégalaise mais peine énormément à se
faire entendre, à faire peser son opinion sur les
différents sujets stratégiques, politiques et sociaux
au Sénégal. Jeuns deviendra un moyen de les faire
entendre.
Qu’en est-il de Teranga Nutrition ?
Le sport représente aujourd’hui 2% du PIB mondial,
et seulement 0,5 % de celui de l’Afrique. Sur le
continent africain, le développement du sport est
porteur d’enjeux de développement économiques
et sociétaux et la jeunesse est au cœur de cette dynamique.
De jeunes hommes dans la force de l’âge
(de 25 à 45 ans) pour la plupart, mais aussi des
femmes, ainsi que quelques seniors, tous les matins
׉	 7cassandra://RPnOUcSHCyCMLBgGe45EdULZ78uMN9pGsEXep6BE6Qc'`̵ _%,R׉Eviennent sur la corniche ouest de la capitale,
pour suer à grosses gouttes. Entre
la plage de Fann, les terrains de
football et les parcours sportifs,
les Dakarois viennent
profiter d’une large bande
littorale s’étirant sur près
de 3,5 km, depuis le parc
d’attractions Magic Land
jusqu’à la place du Souvenir.
Même affluence
quotidienne en fin de
journée, lorsque la chaleur
se fait moins lourde :
des centaines de personnes
viennent taper dans le ballon,
courir ou renforcer leurs muscles.
Bref, les sénégalais sont de
plus en plus nombreux à pratiquer couramment
un sport intensif mais ont-ils l’alimentation
requise ?
Pour toute information, vous pourrez contacter
nos commerciaux et coachs sur Whatsapp
au +221 77 840 74 95.
moment “Pour le
, je rejoins
l’expression qui revient
régulièrement « l’entrepreneuriat
au Sénégal est
un véritable parcours du
combattant .»
Qu’est-ce qui vous a
poussé à aussi emprunter
cette voie
de l’entrepreneuriat
?
Je pense ma grand-mère,
lorsqu’à l’âge de 10 ans je
l’aidais à vendre des sachets
de crème glacée, d’arachides,
des mangues, du ditakh, des
pots de maad dans mon quartier
à Grand Yoff, ou lorsque je l’accompagnais
en Gambie ou à Ziguinchor pour
Une bonne alimentation est toute aussi importante
que les entraînements afin d’atteindre les objectifs
sportifs. C’est pourquoi, nous avons créé Teranga
Nutrition avec une dizaine de coachs sportifs répartis
dans les régions du Sénégal et 3 partenaires
nutritionnistes, nous nous sommes concentrés sur
l’alimentation intelligente. Une nutrition sportive
efficace, développée par nos partenaires,
élaborée à partir de matières premières qualitatives
et sans additifs. Grâce à nos produits
fitness, nous aidons les sportifs sénégalais à atteindre
leurs objectifs. Pour être plus endurant ou
pour prendre de la masse musculaire : les produits
alimentaires sportifs de la boutique Teranga Nutrition
sont un complément idéal à votre alimentation
saine. Notre choix de produit est large : des
macronutriments de base comme les protéines en
passant par les vitamines et minéraux et les produits
de musculation et fitness très appréciés des
sportifs tels que les acides aminés, les Energy Gels
et les snacks protéinés. En plus de nos produits
alimentaires, nous proposons une multitude de
conseils, programmes sportifs et alimentaires
ainsi que des recettes optimisées pour la prise de
masse, une meilleure endurance et pour la réussite
de tous vos objectifs sportifs. Tout ce qu’il vous faut
pour votre alimentation sportive et intelligente est
disponible dans nos boutiques.
acheter des marchandises pour les revendre à Dakar.
Elle me reversait une petite commission sur
mes ventes et cela me servait d’argent de poche.
J’ai très tôt développé le sens des affaires, cela m’a
servi quand je suis arrivé en France et m’a influencé
durant mes études. J’ai fait le choix de travailler
dans des fonds d’investissement pour demeurer
dans le milieu entrepreneurial et j’ai encore énormément
de choses à apprendre.
En tant qu’acteur, est-ce que d’aprèsvous
le cadre est favorable à l’entrepreneuriat
au Sénégal ?
Pour le moment, je rejoins l’expression qui revient
BIRAMAWA MAGAZINE - 31
׉	 7cassandra://nda0prh7MSqiiWUuHms4IqI9IL-ac8B7zS8-kM4S1jU+`̵ _%,S_%,R{בCט   {u׉׉	 7cassandra://yicbes3PqKPqPcQNpYm22nCptnCJPCc2LhzW6O321Ls k`׉	 7cassandra://rZnu1bAp-nxmH66GFyewaGK2TX2PnVjNoNXgtRFKRng͞L`S׉	 7cassandra://yGKyYusD8rzZYLAt7spqXIW6UrTvW893ag1frhNOtl4*g`̵ ׉	 7cassandra://SPRu7u7mraU29yYaEBJGbyG8eOSP8IHcTwEj5hQOMLU 
"͠_*,ǧט  {u׉׉	 7cassandra://fEGJPEniyd7CWrztVjfIgq-H6tNDtQvYXuy1ufoqViQ Z`׉	 7cassandra://9DCf9bkE6345XAtGvLGxdr3AScYNC5JpIpPND4YLVlM͗`S׉	 7cassandra://aoPgULYHN91ko4sZfQmjM3PeyqwKLmZ1icL4DN--abw*`̵ ׉	 7cassandra://H5cnfKc4DOigJD-vNoKjS-z6ZFH0q0oKD6Qay7ZqGKc 4͠_*,Ǩ׉Erégulièrement « l’entrepreneuriat au Sénégal
est un véritable parcours du combattant
».
“RéinvestisLes
facteurs culturels et
sociaux : Le premier obstacle
que rencontre le porteur
d’un projet de création
d’entreprises est sa propre
capacité à faire preuve de
sérieux, de rigueur et de
persévérance, de courage
pour résister à la pression,
surmonter les difficultés
et mener son projet à bien.
Il faut également souligner
la résistance de l’entourage.
En effet, aussi bien le jeune actif
ayant achevé ses études que le salarié
désireux de se lancer dans l’aventure
entrepreneuriale se verront opposer
les risques que représentent une telle démarche.
Ainsi, il sera poussé vers la recherche d’un travail
« sérieux », et au mieux, pourra monter son affaire
comme activité secondaire. Il perdra un soutien
pourtant essentiel, ainsi qu’un levier de motivation
indispensable à son succès.
sez vos plus-values dans
votre activité et réinvenL’environnement
des affaires
: Au Sénégal, notre économie
est plus consommatrice
que créatrice de
richesses ou apporteuse
de
valeur
tez-vous à chaque fois, n’ayez
pas peur des échecs, ils vous
serviront, n’ayez pas peur ne pas
avoir de vie au lancement de
votre activité, votre sacrifice
sera récompensé et vous
serez fier du chemin
parcouru. »
ajoutée. Pour
qu’un changement
structurel
s’opère en
profondeur,
il
ne suffit pas
d’initiatives isolées
d’accompagnement
des
investisseurs
et
de
campagnes de sensibilisation.
Pour les
experts, la réussite passe
par l’encouragement de la
production, de la transformation
de produits bruts en produits finis. Et cela
passe par la mise en œuvre de politiques publiques
performantes et d’un programme de bonne gouvernance,
ainsi que la garantie d’une administration
efficace. Or, le Sénégal en est encore loin.
Le financement de l’activité : Considérant la
faible popularité de l’entrepreneuriat formel sur le
continent, les entrepreneurs africains ne peuvent
pas compter sur des business angels ou sur les aides
publiques. Quant aux banques, elles ne sont guère
enclines à octroyer des crédits professionnels, le
manque de visibilité sur la crédibilité des startups
et PME n’incitant pas à la prise de risques. Le marché
des capitaux, de son côté, n’est pas adapté à ces
acteurs de moindre envergure, qui ne peuvent pas
non plus s’adresser aux fonds d’investissement,
faute de moyens pour payer les tickets d’entrée.
Restent les organismes de microfinance, mais qui
n’octroient que de faibles montants à des taux
d’intérêt extrêmement élevés. Ayant épuisé toutes
les alternatives, les créateurs d’entreprise doivent
par conséquent se contenter de leurs propres ressources…
la plupart du temps insuffisantes.
Ce cadre difficile comporte néanmoins un aspect
positif : il contraint les entrepreneurs à se montrer
créatifs, courageux, aventureux, autant de qualités
qui contribueront à leur succès.
32-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://yGKyYusD8rzZYLAt7spqXIW6UrTvW893ag1frhNOtl4*g`̵ _%,T׉E<Je salue néanmoins l’adoption ENFIN du Start-up
Act au Sénégal, le deuxième en Afrique, impulsé par
des acteurs du milieu et la DER, la loi n°2020-01 du
6 janvier 2020 relative à la création et la promotion
des start-up qui exonère les jeunes pousses d’impôts
pendant 3 ans.
Quel est votre message à l’endroit
des autorités qui, aussi, ont un rôle
à jouer pour la promotion de l’entrepreneuriat
au Sénégal ?
Près de 60% de la population active du Sénégal est
constituée d’entreprenants individuels tel que le
renseigne le Recensement Général des Entreprises
(RGE 2016) conduit par l’Agence Nationale de la
Statistique et de la Démographie (ANSD). L’Etat a
un vrai challenge à relever pour impulser, former,
accompagner tous ces entrepreneurs par le biais
d’instrument comme la DER qu’il faut soutenir, financer
encore et encore. Nous comprenons néanmoins
que ce n’est pas une mince affaire mais c’est
le devoir de l’Etat s’il souhaite dynamiser l’entrepreneuriat
qui constitue la principale occupation
de la population sénégalaise.
Quel message souhaitez-vous adresser
aux jeunes sénégalais ?
Je crois profondément que vous êtes tous des entrepreneurs
dans l’âme et pour la plupart il vous manque
juste ce minimum de financement pour transformer
votre idée en entreprise formelle ou informelle. Commencez
petit, armez-vous de patience, épargnez pour
constituer ce capital minimum pour débuter l’activité,
vos premiers clients sont vos proches, vos voisins,
vos amis, les habitants de votre quartier. Allez vers eux
pour proposer vos services.
Biramawa vous remercie. Votre mot
de la fin ?
Merci à vous Biramawa pour l’opportunité que vous offrez
à ADSENEGAL par ma voix. Merci pour la grande
qualité de vos contenus et merci à vous de mettre en lumière
tous ces jeunes talents que comportent le Sénégal
et l’Afrique.
BIRAMAWA MAGAZINE - 33
Ouvrez un compte gratuit sur Instagram/Facebook/
TikTok pour communiquer sur vos activités, envoyez
à vos amis vos offres et demandez-leur de partager
vos contenus pour vous donner de la visibilité, constituez-vous
un réseau d’amis fidèles, organisez des
rencontres avec eux autour d’un thé pour présenter
votre activité de vive voix. Allez à la rencontre du maire
de votre ville, des personnes influentes de votre quartier
et soumettez-leur votre activité, demandez-leur de
vous mettre en relation avec quelqu’un de leur réseau,
un comptable ou une personne qui vous donnera de la
visibilité ou qui pourra vous aider à mieux structurer
votre activité. Réinvestissez vos plus-values dans votre
activité et réinventez-vous à chaque fois, n’ayez pas
peur des échecs, ils vous serviront, n’ayez pas peur ne
pas avoir de vie au lancement de votre activité, votre
sacrifice sera récompensé et vous serez fier du chemin
parcouru.
׉	 7cassandra://aoPgULYHN91ko4sZfQmjM3PeyqwKLmZ1icL4DN--abw*`̵ _%,U_%,T{בCט   {u׉׉	 7cassandra://5ttbNOllPCQonV7mDcmWaAJCposLhSaffOYzA1PSDh8 r`׉	 7cassandra://ABhDx5Oz3c-CN_JRp6m7zFtxZD95coX6sfwmNEsoDoo_`S׉	 7cassandra://zmdfOcml8D-ktXUOJU1MkD1-uIEPNr78QwhkIn6NPVo"5`̵ ׉	 7cassandra://vHYCy5WmPuU_BsxRJhm5MtXfYsYSdZJ_kjpfrbODPFI 0:͠_*,Ǫט  {u׉׉	 7cassandra://NzVbkM3EkcNusVgPr7_mTQqgq2Mq4kVaymhXvRxcSN8 ` ׉	 7cassandra://9cL7XsW2r3LPJpd1haqkElL2gcZfAzkmLJFilpfyNQgͲ`S׉	 7cassandra://PhsioLb7rFtszXW1iUYus1KKNL4A3Ri0rNoa4zup-1g+`̵ ׉	 7cassandra://3YaPUAkVyf8Itiuk0GoTKSBtbZ7ejaFydyG79_Gg8RYW͠_+,ǫ׉EVeille et
Intelligence
des Affaires
Avez-vous déjà entendu parler de données massives ou
Big Data ? Quelle est leur utilité pour les entreprises
notamment les PME ? Quelles sont les solutions pour
une utilisation efficiente de ces données massives par
les entreprises ? Et bien chers lecteurs, pour ce numéro
9 de votre magazine, j’aborderai toutes ces questions
avec Monsieur Lamine DIOP, Docteur en Informatique
et membre du Laboratoire d’Informatique Fondamental
et Appliqué de Tours (LIFAT) en France.
34-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://zmdfOcml8D-ktXUOJU1MkD1-uIEPNr78QwhkIn6NPVo"5`̵ _%,V׉E<Pouvez-vous vous présenter à
nos lecteurs et revenir sur les
grandes lignes de votre parcours
?
Je me nomme Lamine DIOP mais certains m’appellent
BSF (Beug Serigne Fallou). Agé de 27 ans,
je suis docteur en informatique et membre du Laboratoire
d’Informatique Fondamental et Appliqué
de Tours (LIFAT) en France.
Natif du département de Mbacké, j’ai commencé
les études dans le département de Diourbel où
j’ai entièrement fait mes études primaires et secondaires
respectivement au village de Keur Awa
Dior et à la commune de Ndindy. Après le BFEM,
je suis retourné à ma ville natale pour suivre des
études scientifiques au lycée de Mbacké. Après la
première S1, je suis allé au lycée d’enseignement
général de Diourbel pour y faire la terminale S1
qui n’avait pas à mon lycée d’origine cette année.
Le BAC en poche en 2011, j’été orienté à l’université
Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis à l’UFR des
sciences appliquées et technologies (SAT). Après le
DEUG (Diplôme d’Etude Universitaire Général) en
mathématiques appliquées et informatique (MAI),
la licence et la maîtrise en informatique, j’ai été
sélectionné en 2016 pour faire un double master
en informatique dans le cadre d’une convention de
double diplomation entre l’UGB et l’université de
Tours en France durant l’année universitaire 20162017.
Sanctionné par un double master en Informatique
et Technologie de l’Information et de la
Communication (ITIC) et Systèmes d’Information
et d’Aide Décisionnelle (SIAD) des deux universités
respectives, j’ai commencé en janvier 2018 une
thèse de doctorat de l’université Gaston Berger de
Saint-Louis en informatique décisionnelle. Le 16
juillet 2020, j’ai soutenu ma thèse avec la mention
‘‘Très honorable avec les félicitations du jury’’.
Depuis septembre 2020, je travaille comme chercheur
au laboratoire d’informatique fondamental
de Tours (LIFAT) en France. Parallèlement, je dispense
des cours dans le domaine du data mining et
des bases de données.
Pouvez-vous nous parler de l’intelligibilité
des données massives
?
C’est un processus plus ou moins complexe, qui à
partir des concepts de mathématiques appliquées
et de gros volumes de données (qui sont disponibles
nativement sous des formes brutes) appelé
souvent ‘‘Big Data’’ fournit des informations permettant
à un utilisateur d’explorer lesdites données.
Pour que les données puissent devenir intelligibles,
la question de leur archivage doit être
judicieusement analysée de fond en comble car la
structure de données utilisée joue grandement sur
les tâches futures. En effet, l’archivage doit assurer
l’intelligibilité des données massives, qui à son
tour, montre la valeur économique des données.
Quelle est l’utilité des données
massives pour les entreprises
notamment les PME africaines ?
Comparées souvent à une ‘’mine d’or’’, les données
massives (ou Big data) sont une révolution
industrielle offrant de riches opportunités dans le
domaine professionnel. Même si elles sont très utilisées
par les firmes multinationales, les données
massives offrent également un intérêt capital aux
petites et moyennes entreprises (PME).
En effet, les PME, notamment celles qui travaillent
dans le domaine du marketing, du ciblage clientèle,
etc., doivent développer leur potentiel sur l’exploration
des données afin de booster leurs activités
commerciales. Par exemple, lors de l’utilisation
d’une page Web pour les achats en ligne, les fournisseurs
requièrent très souvent l’acceptation de
cookies. Les informations récoltées par ces programmes
informatiques sont finement analysées
jusqu’au niveau personnel. Au final, cela permet
de faire du marketing en ciblant les potentiels
clients intéressés par leurs publicités. Les moyens
d’accès à ces pages Web, et donc la production exponentielle
de données, devient de plus en plus
nombreux avec la technologie moderne et dans
les milieux ayant une population à forte densité
notamment le continent africain. Si les firmes multinationales
considèrent l’Afrique comme une destination
future, c’est par qu’il y a bien une raison.
Pourtant, rares sont les PME africaines qui bénéficient
d’une telle puissance vivement recherchée
par leurs paires dans le reste du monde.
BIRAMAWA MAGAZINE - 35
׉	 7cassandra://PhsioLb7rFtszXW1iUYus1KKNL4A3Ri0rNoa4zup-1g+`̵ _%,W_%,V{בCט   {u׉׉	 7cassandra://pOjikI58kzYMXQeQNquA_1tkkyPoHqE9t2bqIB-xBvI `׉	 7cassandra://YUqKU9mxOuMqRrrv6YIO4iptt-KfRmM9K_IYfrB8pUI͑`S׉	 7cassandra://QyEi6v0T-XI5J94ml5UTYCA6_CvoufOgdMUYn4Qtiac%`̵ ׉	 7cassandra://9Yl9It4oyaXiPzbmDYiweQuaMILQ2idVzipWZfftNwAͼ9P͠_0,Ǯט  {u׉׉	 7cassandra://m7LVhyK_fCqbygh1aCLs9VZsR3IGUaANpYbQWjtTgpc `׉	 7cassandra://keOtpIRRW6fFoBc1sWMXNYunxrDXM4AI_Gzrm6h2y0o{~`S׉	 7cassandra://-hzbL3FnTZj_tlMuzjGSn5ukLZjmIZdETWm4-sELdKg+`̵ ׉	 7cassandra://YgGFtPYYK_X-3njnRZG2qXOZGKbW3n5k5gDWbAG2Nik 0͠_8,Ǵנ_8,Ǽ i9ׁHhttp://www.alyfa.coׁׁЈנ_8,ǻ ̎9ׁHmailto:contact@alyfa.coׁׁЈ׉E#fiques. Malheureusement, rares sont les entreprises
africaines qui disposent des laboratoires
de recherches ou nouent des relations
avec les laboratoires de recherche universitaires.
Désespoir ou neutralité, mais je trouve
les entreprises africaines très en retard dans
le domaine de la recherche scientifique.
Quelles suggestions/solutions
pour l’utilisation des
données massives ?
Comme je l’ai dit tantôt, la principale
contrainte des entreprises pour l’utilisation
des gros volumes de données est leur neutralité
absolue sur les activités de recherches
scientifiques et notamment celles de l’exploration
des données. Une entreprise qui souhaite
exceller au niveau international sur le
marketing et le ciblage clientèle doit être à
jour sur la plupart des techniques de fouille
de données et de l’intelligence artificielle. Je
peux citer le cas du laboratoire ‘‘OrangeLab’’
de l’entreprise Orange qui, actuellement, dispose
des succursales un peu partout dans le
monde.
Quelles sont les contraintes des
entreprises sur l’utilisation des
données massives ?
Beaucoup d’entreprises pensent que pour travailler
avec les données massives, il faut impérativement
des technologies très puissantes, qui souvent
coûtent excessivement chères. D’autres achètent
des solutions toutes prêtes pour traiter des données
spécifiques. Evidemment, ces solutions ne
passent pas à l’échelle, elles sont non génériques et
rarement accessibles aux PME. D’ailleurs, certaines
entreprises préfèrent travailler sur une frange de
données pour des raisons techniques.
Les données sont liées, il faut tout interroger pour
que la réponse fournie soit la plus cohérente possible.
Mais pour ce faire, il faut abandonner les
chantiers battus et découvrir ses propres méthodes
résolvant les verrous scientifiques que pose l’intelligibilité
des données collectées. Toutes les technologies
de pointe que les PME ont besoin pour
accéder facilement aux données massives ont été
proposées par des groupes de chercheurs scienti36-BIRAMAWA
MAGAZINE
Pour voir la beauté de ses données, leur manière
de s’exprimer, leur intelligibilité, il faut que l’entreprise
ait une ouverture d’esprit dans le domaine de
la recherche, mette des ingénieurs de recherches
sur des projets, collabore avec des laboratoires de
recherches universitaires, finance des thèses dont
les sujets sont les verrous scientifiques qu’elles
souhaitent résoudre, etc. De nos jours, toute entreprise
qui souhaite travailler avec les données
(massives), qu’elle soit grande, petite ou moyenne,
doit disposer d’un laboratoire de recherche au sein
duquel des chercheurs découvrent et publient des
solutions scientifiques testées et validées par des
données réelles.
Bref, pour que l’intelligibilité des données puisse
apporter une plus-value sur l’économie de l’entreprise,
cette dernière doit miser sur la création de
laboratoire de recherche et sur la créativité de ses
chercheurs.
Interview réalisée par Moustapha FAYE,
Chercheur en Marketing Stratégique - UGB
׉	 7cassandra://QyEi6v0T-XI5J94ml5UTYCA6_CvoufOgdMUYn4Qtiac%`̵ _%,X׉E 94 Nord Foire Azur
Dakar, Sénégal
+221 77 296 47 96
contact@alyfa.co
www.alyfa.co
BIRAMAWA MAGAZINE - 37
Des Jouets
Afro - Centrés
׉	 7cassandra://-hzbL3FnTZj_tlMuzjGSn5ukLZjmIZdETWm4-sELdKg+`̵ _%,Y_%,X{בCט   {u׉׉	 7cassandra://iP_47LyoiqmF1ploOZATBtCWSP_yWA6XW2xarhmO5DA |`׉	 7cassandra://rhUQ-ydPS7jBIaAg1SRsW4KlEav1W0UXX2ICBQEU4us͎@`S׉	 7cassandra://zmAQ0B88SCLuRYNeYCxBdmaFn2k6PQh9sjpd5TJ4cTQ-`̵ ׉	 7cassandra://2HPbdLG5M7BPs84-1yeI3Dud5siqS2tCZCPQeOBmQC0 4<͠_8,Ƕט  {u׉׉	 7cassandra://DUukY7HfFLbVUkC7GxPrwcaJmEWdYdmIFRgTQyA9xCo 7` ׉	 7cassandra://8J8PPvU7B2aKmmWcJes0LAxPn1GZu39mth4zzk2AADM͢`S׉	 7cassandra://PEyrhow64bPB_lQ9nn0FbjYDeT_gKgePYZbKKq4YpuE)`̵ ׉	 7cassandra://XPFNe7ljLCR3zeV1TTtJ6I5Ileg3xn3I0GJ2pnMM1vs R.͠_8,Ƿ׉EuDéveloppement
Durable & Numérique :
un duo à impact
virtuel ou réel ?
Dans un contexte d'accélération
de la transition numérique
et écologique, la
Tech se positionne quelque
part comme un véritable
levier pour le développement
durable. Les chiffres
montrent d’ailleurs que le
nombre d’internautes dans
le monde a grimpé pour
atteindre en 2020 plus de
4 milliards, soit plus de la
moitié de la population
mondiale. Cette propulsion
numérique annonce
une belle perspective pour
le développement durable
dont l’ambition est de participer
à l’émergence de
citoyens éco-responsables
qui optent pour un mode de
vie trouvant un juste équilibre
entre l’économie, le
social et l’environnement.
A L'ÈRE DU
NUMÉRIQUE
Mais, ce beau duo numérique et développement durable
ne cacherait-il pas d’autres enjeux qui méritent notre
attention ?
38-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://zmAQ0B88SCLuRYNeYCxBdmaFn2k6PQh9sjpd5TJ4cTQ-`̵ _%,Z׉Enous avons vu apparaître de toutes
nouvelles façons de vivre et de penser
impulsées par les citoyens eux-même
grâce, en grande partie, au Numérique.
Ainsi, des concepts et des initiatives
dans le cadre de ce qu’on appelle l’économie
collaborative ou l’économie du
partage ont vu le jour dans plusieurs
secteurs grâce au numérique. Si dans
le domaine des transports par exemple,
nous pouvons parler de l'autopartage
ou du co-voiturage pour favoriser la
mobilité durable, dans le secteur du
logement, nous avons découvert
le
Numérique & Développement Durable :
une rencontre favorable à l’éco-citoyenneté
Le
numérique représente une vraie aubaine pour
le développement durable puisque le changement
vers des comportements et attitudes plus éco-responsables
passe en grande partie par la sensibilisation
éco-citoyenne qui peut avoir plus d’écho et
d’impact grâce au digital. Ce qui permet de comprendre
nettement l’enjeu et l’importance du numérique
dans la communication du changement et
notamment dans sa capacité à toucher davantage
de publics en faveur d’un mode de vie plus éco-citoyen
et durable.
Ceci nous amène à constater que le numérique et
le développement durable ont aussi un point commun
: c’est-à-dire leur universalité qui se matérialise
par une absence totale des frontières. Si le
numérique est devenu mondial, le développement
durable l’est d’autant plus, puisque sa raison d’être
initiale est de s’exporter partout en s’exprimant
dans toutes les langues et toutes les cultures afin
d’atteindre les citoyens du monde et de s’intégrer
progressivement dans leur vie de façon éco-citoyenne.
D’ailleurs
dans cette quête pour une innovation
numérique en faveur du développement durable,
système de colocation. L’alimentation
et la mode ne sont pas aussi en reste
puisque des initiatives numériques
entre particuliers ont aussi vu le jour
pour lutter contre le gaspillage alimentaire
ou alors pour favoriser une mode
plus éco-responsable. Le numérique
permet ainsi une concrétisation de la
participation citoyenne et représente
un outil puissant de transformation de nos économies,
de nos modèles de penser, et de nos modes
de consommation vers des pratiques plus alignées
avec un développement durable.
Numérique et Développement Durable :
les “faux amis” ?
Nous avons tous vécu et constaté l’impact que le numérique
a pu avoir sur la réduction des émissions
carbone notamment pendant la crise sanitaire où
le télétravail est devenu plus que jamais une pratique
nécessaire à la continuité économique des
entreprises.
Même si cette alternative de télétravail a réduit en
grande partie les émissions de gaz à effet de serre,
et a amélioré par la même occasion la qualité de
l’air, le télétravail n’est pas en effet sans avoir des
impacts sur l’environnement. Car, il faut, à ce titre,
noter que le numérique est aussi responsable de
4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
En effet, nous ne nous en rendons pas compte, mais
chaque requête web que nous exécutons émettrait
7 grammes de CO2, soit 9,9 kg de CO2 par an et par
utilisateur.
C’est pour cette raison qu’il est important que
BIRAMAWA MAGAZINE - 39
׉	 7cassandra://PEyrhow64bPB_lQ9nn0FbjYDeT_gKgePYZbKKq4YpuE)`̵ _%,[_%,Z{בCט   {u׉׉	 7cassandra://gYXDvjIN7cqmc6mZVh0KB42Rzo0MhHmN2nxoGEWjZgk &`׉	 7cassandra://dfZaPFoE-z2Z9LPLrFKiIUG4o3dlcd6PP6hiN52ZI74h\`S׉	 7cassandra://4Y9iTXHNwV7NpoER8qRgpNoS1PVrKy6AuYDQcqrSEnA`̵ ׉	 7cassandra://-nMOr6Pc3l-olAcocclPrBDzfcoW_oTodtdEwUr3Qxsͮ͠_8,Ǻט  {u׉׉	 7cassandra://0FbtN4azMtoNLywEBbA6HzOok97eoRa6ko5VX_BxVAc `׉	 7cassandra://5uR2iM1KdHcUCE_J4k2R-XYUu2s7KWF0sx-Auot3Izo{]`S׉	 7cassandra://EFF-U-pYjJbxHmiLDP-SVTKFK7FLznxwcpuJvH8g_GM)U`̵ ׉	 7cassandra://gTsH5r90e1SluN8qbjPSaKKC36DX7ZFXU1b4qAXz51I ߦ͠_8,ǽ׉E0chaque citoyen du monde en soit conscient et essaie
en conséquence de minimiser l’empreinte carbone
que ses activités numériques peuvent avoir
sur la planète. Ce qui peut facilement passer par
des gestes très anodins auxquels on ne pense pas
souvent, mais dont l’application peut énormément
être bénéfique pour la réduction de la consommation
énergétique. Par exemple, lorsqu’on travaille,
consulter directement des sites déjà enregistrés en
favoris permet de réduire de 4 les émissions de gaz
à effet de serre.
Fermer les onglets non utilisés et supprimer régulièrement
les cookies peut permettre d’alléger les
serveurs informatiques qui sont très énergivores.
Car, selon l’ADEME, parmi les consommations les
plus énergivores dans le numérique, nous avons
les data centers qui émettent 25% d’émissions carbone,
les infrastructures de réseau (28%), et les
équipements des consommateurs qui capitalisent
47% d’émissions de gaz à effet de serre (portables,
40-BIRAMAWA MAGAZINE
tablettes, ordinateurs, …).
Il est clair que le numérique possède une panoplie
d'avantages et énormément de potentiels pour favoriser
un développement durable. Cependant, il
faut en faire bon usage car il peut être rapidement
un couteau à double tranchant.
C’est pour cette raison qu’il est primordial que les
citoyens soient avertis par une éducation à l’utilisation
des médias numériques pour leur permettre de
faire des choix éclairés, libres et consciencieux qui
intègrent les enjeux et conséquences qu’implique
chacun de leurs usages numériques en termes de
consommation d’énergies.
Pour aller plus loin :
Dunya-Ethic : les bons gestes pour télé-travailler
de façon éco-responsable
ADEME : la face cachée du numérique
Aïcha Kassé Lawson, Présidente
& Fondatrice Dunya-Ethic
׉	 7cassandra://4Y9iTXHNwV7NpoER8qRgpNoS1PVrKy6AuYDQcqrSEnA`̵ _%,\׉E e’
COMMENCEZ AVEC LE
VOUS VOULEZ VISITER
VOUS VOULEZ VISITER
L’AFRIQUE?
COMMENCEZ AVEC LE
SENEGAL
׉	 7cassandra://EFF-U-pYjJbxHmiLDP-SVTKFK7FLznxwcpuJvH8g_GM)U`̵ _%,]_%,\{בCט   {u׉׉	 7cassandra://v14KvMp0mC69Cpm4iL9Kk84YCY4lzmhTA7xkyLRiZHg `׉	 7cassandra://Am8cpqVW-L8YpHi0huLCXQMj6OqgFCaiy-tbJM00JwoW`S׉	 7cassandra://TayThj5zTQNs1nUY2hE7mZz0u0g8j2ZCtpMD92HNmwU"`̵ ׉	 7cassandra://TetE4Vn6ZtMz1wDF__F1g-02-2tyC7p70WxjzNx8IlE 1͠_8,ǿט  {u׉׉	 7cassandra://BTwTtCDDdTADnhj29y1oDB7qyudYIYZTAucWSn871Jk  ` ׉	 7cassandra://9xjDHAalvYsv83hqPfbfk68Vf4lH6YLPciLjIDmELooͷ`S׉	 7cassandra://2r7nSnS8BH21Gv6Xolp_1s-7yOlO8U6RQo6X0BpPSsM2`̵ ׉	 7cassandra://dKiRuE5L6mSF-hf4Zt1cZrIF_BMoe7hWPhwhTGdaSDUR͠_9,׉E /LES DROITS HUMAINS
AKK AK YELEFU DOMU ADAMA YI
׉	 7cassandra://TayThj5zTQNs1nUY2hE7mZz0u0g8j2ZCtpMD92HNmwU"`̵ _%,^׉ELes droits humains sont des droits qui appartiennent à toutes
et tous, indépendamment du sexe, de l'appartenance à un
peuple ou une religion. Ce sont des droits subjectifs, qui protègent
les aspects fondamentaux de la personne humaine
contre l'arbitraire des autorités dans les périodes de paix et
de guerre. Ils sont universels et inaliénables.
La liberté d’expression signifie que tous les êtres humains
ont le droit de s’exprimer sans être harcelés à cause de leurs
opinions.
Elle représente la possibilité de mener des recherches, d’accéder
et de transmettre de l’information sans obstacles. L’expression
ne doit jamais faire l’objet d’une censure préalable,
mais elle peut toutefois être réglementée sur la base d’une
responsabilité ultérieure.
La liberté d’expression, une liberté fondamentale
La liberté d’expression fait partie des droits de
l’homme des individus et est protégée par la Déclaration
universelle de 1948 et les lois de tous les
États démocratiques.
Aux termes de l’article 19 de ladite Déclaration «
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression,
ce qui implique le droit de ne pas être
inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de
recevoir et de répandre, sans considérations de
frontières, les informations et les idées par quelque
moyen d'expression que ce soit ».
Par ailleurs, au Sénégal, la liberté d’expression est
inscrite dans le préambule de la constitution. De
plus, elle consacrée par les articles 8, 10 et 11 de la
Charte fondamentale.
L’importance primordiale de la liberté d’expression
s’explique par le fait qu’il existe des liens d’interdépendance
entre ce droit et tous les autres
droits humains dont il renforce l’exercice. En effet,
il existe une forte corrélation positive entre la liberté
d’expression et l’amélioration des revenus,
la baisse de la mortalité infantile et les progrès en
matière d’alphabétisation des adultes.
Une mise en œuvre de la liberté d’expression
diversifiée mais aussi encadrée
Selon l’article 10 de la constitution, chacun a le
droit d’exprimer et de diffuser librement ses opinions
par :
‒ La parole ;
‒ La plume ;
‒ L’image ;
‒ La marche pacifique
Toutefois, il résulte de l’article 10 de la constitution
que la liberté d’expression ne doit être utilisée
pour porter atteinte à l’ordre public. A titre illustratif
dans un souci d’assurer la sécurité de l’Etat, les
agents publics sont tenus de respecter le devoir de
réserve. Ces derniers doivent, en effet, faire preuve
de neutralité et à ne pas divulguer des informations
jugées confidentielles.
Il existe une autre limite de la liberté d’expression
qu’est l’obligation de respecter l’honneur et
la considération d’autrui. Le code pénal dans son
article 258 incrimine la diffamation définie comme
« toute allégation ou imputation d’un fait qui porte
atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne
ou du corps auquel le fait est imputé ».
BIRAMAWA MAGAZINE - 43
׉	 7cassandra://2r7nSnS8BH21Gv6Xolp_1s-7yOlO8U6RQo6X0BpPSsM2`̵ _%,__%,^{בCט   {u׉׉	 7cassandra://ImtLDg85NRO5z2HvwIixBuMJweXEdq-f2H3BVsf-6Wg ޟ`׉	 7cassandra://k4PQqGnadiT5iBakivtrkX2Ckn4J8EiXJN8ldTSn9NY͐E`S׉	 7cassandra://mraVJ3xv7VN_O7vesfHra9zVT_TX6o888frkMB4n2ZM(`̵ ׉	 7cassandra://V88WYzHVo62upxxNfEPvXjbOs1XCtaZL2N-MtM8QHUA 5͠_9,ט  {u׉׉	 7cassandra://t_8SvuWOVNtA19D3voBFoTuVqIwQFyVJjQNZ_BgPdog 2`׉	 7cassandra://xEmNm3W3CAde-oQv7byifZ1-KpBrqysn9TZCWCn-s14U`S׉	 7cassandra://q_mPSgwlxkRdZjS076RQwoUdnyRm3Etjc3V9TokBbpQ k`̵ ׉	 7cassandra://wc-aMrZtXA_zDE3cvJjfkHxS9x7C6VROGbGWDSebZco 7͠_9,׉E	Recommandations visant l’encadrement
de la liberté d’expression
par les pouvoirs publics
Sont également incriminés les agissements tels
que :
‒ L’injure
‒ L’atteinte de la vie privée
‒ L’apologie des crimes de guerre, des crimes
contre l'humanité, des crimes de réduction en
esclavage ou d'exploitation d'une personne réduite
en esclavage ou des crimes et délits de
collaboration avec l'ennemi
‒ La négation, la minoration ou la banalisation de
ces crimes
‒ La provocation à discrimination, à la haine ou à
la violence,
44-BIRAMAWA MAGAZINE
La liberté d’expression et de la presse sont
fondamentales dans toute démocratie. En effet,
sans une presse libre de s’exprimer sans
autorisation et sans censure autre que celles
qui engagent la responsabilité et l’éthique
du journaliste, il sera vain d’espérer asseoir
une politique de bonne gouvernance, sous le
contrôle de citoyens avisés et informés.
Aujourd’hui, les restrictions administratives
et judiciaires au droit à la liberté d’expression
sont au cœur du débat politique au Sénégal,
notamment à la veille des élections
de février. Également, la circulation de certains
ouvrages critiques envers le pouvoir
en place est également restreinte. Ils s’y
ajoutent aussi des cas de violence, d’harcèlements
et d’intimidation contre les journalistes,
les défenseurs des droits humains et
les leaders politiques.
En termes de recommandations, les pouvoirs
publics sénégalais devraient :
• Prendre des mesures d’urgence pour
abroger les délits de presse notamment,
les dispositions du code pénal et de procédure
pénale sur la diffamation, la diffusion
de fausses nouvelles, l’injure et offense au
Chef de l’État et aux institutions nationales
et étrangères;
• Mettre fin aux attaques, intimidations et
aux harcèlements administratifs et judiciaires
intempestifs contre les journalistes
et les opposants politiques qui expriment ou
manifestent pacifiquement leurs opinions;
• Mettre fin aux restrictions excessives et
anti-démocratiques au droit à la manifestation
publique pacifique.
• Le gouvernement du Sénégal doit créer un environnement
favorable à la liberté d’expression et
particulièrement à l’épanouissement de l’entreprise
de presse, en mettant en place un système
d’aide structurelle à la presse et en adoptant des
mesures fiscales qui prennent en compte la spécificité
des entreprises de presse ;
Khadim SENE
Educateur Spécialisé
׉	 7cassandra://mraVJ3xv7VN_O7vesfHra9zVT_TX6o888frkMB4n2ZM(`̵ _%,`׉E׉	 7cassandra://q_mPSgwlxkRdZjS076RQwoUdnyRm3Etjc3V9TokBbpQ k`̵ _%,a_%,`{בCט   {u׉׉	 7cassandra://2I9xGgWD5GxmaAI0-0IpUi9A2Hu9XHjWYnFUpxn50xU I`׉	 7cassandra://LitAtQdm9waY_jwwkUgLxJbZrpUf2NkwKKql_a8Rz8Md`S׉	 7cassandra://bBtBEuDGs5f1jbFNqMdfX0Ujz4yTPtHlMxFw3j2wBZ8 j`̵ ׉	 7cassandra://EVvjDcQckrBGnBF16KU79XoPRioA7pJABoZyppDsiJs &.͠_9,ט  {u׉׉	 7cassandra://BMPJ3ETmFu4gAP2Vhs9uwERCOIWptDgq0CQPAJKatMI b`׉	 7cassandra://nJTI6iaW0yhVw_Eu1xDz8gl-3jisRJuL5qArjfOoNZQ͏2`S׉	 7cassandra://aHz6S9MPj292ZVOgpNKkW0EoAwZyafUx9-IFf26SEyg*`̵ ׉	 7cassandra://2FcfIcE6DSFG2_BHO1lCdkjbUaIXHH0W39G1H_4Rd0U u$͠_9,׉EDéveloppement
personnel
L’HABILLEMENT
Nous vivons dans un monde où la première impression est devenue
déterminante. Qu'on le veuille ou non, l'apparence physique
prend de la place dans notre quotidien. Le choix de nos
vêtements, la coupe, les associations de couleurs, forment un
tout, une silhouette qui nous est propre et qui nous appartient.
Nous avons évidemment un plein pouvoir sur une image qu'on
véhicule mais c'est bien souvent par manque de connaissances
que l'on ne travaille pas dessus ou qu'on y attache que peu de
valeur. Voici trois choses importantes à savoir sur l’habillement.
S’habiller joue un rôle essentiel dans la première impression
que vous donnez aux autres.
46-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://bBtBEuDGs5f1jbFNqMdfX0Ujz4yTPtHlMxFw3j2wBZ8 j`̵ _%,b׉E	En se basant uniquement sur notre apparence, les
personnes que l’on croise jugent notre intelligence,
nos compétences, notre niveau d’éducation, notre
personnalité, notre sagesse, notre sens de l’humour,
notre héritage social et culturel, notre savoir-faire
et bien d’autres critères. Nous fonctionnons tous
ainsi, c’est humain. Il est prouvé que dès les premières
30 secondes, les individus que l’on
rencontre se font pas moins d’une douzaine
de réflexions à notre sujet selon ce qu’ils
perçoivent de nous. Vous avez donc moins d’une
minute pour faire bonne impression auprès de
quelqu’un que vous venez de rencontrer.
Dans les années 80, le Dr. Albert Mehrabian, sociolinguiste,
mena des recherches qui prouvèrent que
nous envoyons constamment des messages silencieux,
non verbaux. Son étude confirma que 55%
des premières impressions sont basées sur l’aspect
visuel, 35% sur les signaux sonores (notre façon de
communiquer, notre ton et la modulation de notre
voix…) et seulement 7% sur ce qu’on nous dit réellement.
C’est
un fait, votre image parle avant que vous ayez eu
le temps d’ouvrir la bouche. Et si celle-ci ne s’accorde
pas à vos propos, votre crédibilité en sera diminuée.
Dans le monde des affaires, les actes parlent toujours
plus fort que les mots. Cela ne changera jamais. La
maîtrise parfaite de votre tenue vestimentaire peut
faire la différence au moment de signer un contrat,
de trouver un emploi, d’obtenir un rendez-vous, de
grimper les échelons de votre entreprise. C’est un
moyen de se singulariser dans un monde où la mode
et les tendances tentent à nous habiller tous pareils,
bien que certaines professions exigent des codes vestimentaires
stricts à respecter ;
Lorsqu'on se sent bien dans ses vêtements notre estime
de nous-mêmes est naturellement plus haute,
et lorsqu'on parvient à un résultat qui nous plaît le
sentiment du devoir accompli s'y ajoute, ce qui renforce
naturellement la confiance en soi. Apprendre à
déterminer quels vêtements sont réellement alignés
avec votre intérieur ne permet pas seulement de
vous constituer une garde-robe qui vous va. Cela sert
aussi, et surtout, à vous connaître et vous respecter.
Abdoulaye NDIAYE
Chancelier des Affaires Étrangères
BIRAMAWA MAGAZINE - 47
׉	 7cassandra://aHz6S9MPj292ZVOgpNKkW0EoAwZyafUx9-IFf26SEyg*`̵ _%,c_%,b{בCט   {u׉׉	 7cassandra://Y0qkSMrlhxfbTWe65sfjWkGCCm6byUCAGbELQz5mAR4 ȸ`׉	 7cassandra://3ViAnmH50dhBsla7iOsVtxulE7iKJkVIMCkWtN_jKVw6`S׉	 7cassandra://NDXMNdYOxW4QFgVllQaTwCA13p_CW-9DGEf3o_5ivtw`̵ ׉	 7cassandra://kI2uISfGomDia5cZZ4d-UhjSmZMVElSFmmr-KytjnhU :<͠_9,ט  {u׉׉	 7cassandra://2TSkeUCkfqJEdlaT-G86CwXEfZ7mi88w_JwjQRED0g4 
`׉	 7cassandra://OYjHNwVwurh09luqB5dCIdmV3vVzV3IG_VaY79UXhM8͑`S׉	 7cassandra://Rd1j_gYdoVLHRrIG_dvziYdHNi0_V_0FnaDCXcgMryI(`̵ ׉	 7cassandra://uSZJY37AN59Tu8dneCzGgJMIsljywZbTgbt8qzwpcOE 4"d͠_9,׉E DECOUVERTE
Mouhamadou Thione SECK
Fondateur de la plateforme DaralBi
“
DaralBi est une plateforme d'annonces animalières
regroupant une centaine d'utilisateurs africains.
48-BIRAMAWA MAGAZINE
“
׉	 7cassandra://NDXMNdYOxW4QFgVllQaTwCA13p_CW-9DGEf3o_5ivtw`̵ _%,d׉EPour ce numéro 9 de votre magazine,
votre rubrique Découverte est
consacrée à Mouhamadou Thione
SECK. Mouhamadou est CEO du
groupe KREAXION et fondateur de
DaralBi « une plateforme d’annonces
animalières regroupant
une centaine d’utilisateurs africains.
»
Dans cet entretien Mouhamadou
est revenu
plus en détails sur
son goût pour l’entrepreneuriat,
son
groupe KREAXION
et sa plateforme
Dalralbi.
pour vous tenir informé de nos projets et surtout
des nouveautés qui vont arriver.
Quelles sont les grandes lignes de
votre parcours de formation et
professionnel ?
Mon parcours a pris une forme sinusoïdale par
rapport à ma formation de base. J’ai été dans l’une
des plus grandes structures au Sénégal en termes
d’effectif et cela a lourdement contribué sur mon
expérience en termes de GRH. Après quelques
mois, j’ai trouvé nécessaire de chercher de l’expérience
dans le Droit privé, qui rime bien avec la
GRH.
“Aujourd’hui,
je dirige
une startup proposant
des solutions digitales
par rapport à la gestion,
au marketing et à la
communication en
général.»
Pouvez-vous vous présenter
à nos lecteurs ?
Je me nomme MOUHAMADOU THIONE SECK, CEO
du groupe KREAXION et fondateur de la plateforme
DaralBi. J’ai 29 ans et je suis né à DAKAR au
Sénégal.
Après l’obtention de mon BAC en série L2, j’ai opté
pour les études en management à l’Institut Africain
de Management, là où j’ai eu mes premières
fibres entrepreneuriales.
J’ai poursuivi mes études à SUPDECO pour décrocher
ma Licence Professionnelle en gestion des
Ressources Humaines puis j’ai continué au niveau
master que j’ai finalisé à l’université Internationale
d’Agadir (UNIVERSIAPOLIS) au MAROC.
Continuez à nous suivre sur les réseaux sociaux
BIRAMAWA MAGAZINE - 49
Plus tard, je me suis intéressé au
e-commerce avec la création
d’une plateforme
d’achat
et de vente en ligne qui
s’appelle KOLOBANE ANNONCES
(qui est un des
projets de KREAXION).
Cette
plateforme m’a
donné quelques opportunités
de marchés que
j’ai exploité en découvrant
le monde de la publicité
audiovisuelle.
Cette période coïncide
avec
mon départ du Sénégal pour le
Maroc. Ce pays qui m’a accueilli à bras
׉	 7cassandra://Rd1j_gYdoVLHRrIG_dvziYdHNi0_V_0FnaDCXcgMryI(`̵ _%,e_%,d{בCט   {u׉׉	 7cassandra://S2gzHvEFkopAhGFo26Vbeg65rMTbO3G-f62Rt4jkvec ` ׉	 7cassandra://31evxDjRevOdMjc6nvR8rUn8STj4Pcco29zBo7su_b0͡`S׉	 7cassandra://q4cocu_8uhMyVadpcvNlESSToZo0MQ081P-MH6KtFtk(9`̵ ׉	 7cassandra://vV1MXwIRmUXmbuRaXj0ABOyNHKQluz-j7TzArEVejC8͓;͠_:,ט  {u׉׉	 7cassandra://NW_5TsugMKkchgE9fILbTireG8tS23-AMYE2I-Tl3dc `׉	 7cassandra://rttvC8B_TPXzSuIbHTiIohLPlmSJEKuXLImRSzNnID4͊`S׉	 7cassandra://utnVJkRsc98eA2uHqlp1yeQJKWlAGG5wdRVQ0mpLtlI%}`̵ ׉	 7cassandra://jwchFR_FY8s8reOZtzo6hPTx8pvPFoasyzBwYF5qh4o t͠_:,̑נ_:,ҁ 9ׁHmailto:contact@daralbi.comׁׁЈ׉Eouvert au niveau scolaire comme au niveau professionnel.
J’ai pu continuer mon master en
Ressources Humaines et j’ai eu de l’expérience
dans la vente. J’ai cumulé aujourd’hui
toute cette expérience pour
donner naissance à KREAXION.
L’expression KREAXION regroupe
deux mots majeurs qui reflètent
des états d’esprits suivant une
même logique de pensée : KREA
: pour CRÉATION et AXION : pour
ACTION.
Ces états d’esprits résument largement
les objectifs du groupe.
Ceci étant dit que la création de l’action
vers l’auditoire constitue le fer
de lance voire l’ADN du groupe.
Le groupe s’orientera sur différents domaines
d’activités stratégiques :
limit “DaralBi ne se
e pas simplement à
la vente d’animaux mais il y’a
également la vente de produits
animaliers comme les accessoires,
l’alimentation, les médicaments et
l’offre de services comme trouver
un vétérinaire, une formation
ou bien d’autres services gravitant
dans le monde de
l’élevage. »
• La production audiovisuelle
• Le marketing digital
• Le e-commerce
• L’évènementiel
• Solutions IT
Ces Domaines d’activités Stratégiques ci-dessus
seront repartis sous quatre entités :
• Kreaxion : Production audiovisuelle, Marketing
digital et évènementiel
• DaralBi : E-commerce (animaux)
• Kolobane : E-commerce (général)
• Seneduc : Solutions IT
Vous êtes fondateur de DaralBi ?
De quoi s’agit-il ?
Comme je l’ai déjà mentionné, DaralBi est un des
projets de KREAXION, peut-être est le plus connu.
C’est une plateforme d’annonces animalières regroupant
une centaine d’utilisateurs africains.
Elle propose des services de visibilité́ aux acteurs
de l’élevage qui sont au Bénin, Burkina Faso, Cote
d'ivoire, Gabon, Guinée Conakry, Guinée Bissau,
Mali, Maroc, Mauritanie, Niger, Sénégal et le Tchad
pour les exercices 2020-2025 puis l’intégration
des autres pays africain sera fait au fur et à mesure.
C’est
une plateforme qui a déjà une particularité
d’être né au Sénégal mais également qui tient à
50-BIRAMAWA MAGAZINE
s’étendre un peu partout en
Afrique pour à la fin assister
à la naissance
d’un nouveau
marché africain
concentré sur
les échanges,
l’achat et la
vente d’animaux.
DaralBi
ne
se limite pas
simplement
à la vente
d ’ani m aux
mais il y’a également
la vente de
produits animaliers
comme les accessoires,
l’alimentation, les médicaments
et l’offre de services comme trouver un vétérinaire,
une formation ou bien d’autres services
gravitant dans le monde de l’élevage.
L’objectif de DaralBi est de permettre aux éleveurs
Burkinabés de pouvoir travailler avec les éleveurs
Sénégalais, marocains, ivoiriens, maliens etc…
DaralBi est africain.
Comment vous est venu l’idée de
mettre en place cette initiative ?
Discuter et parler de projets potentiellement rentables
est une de mes passions. Avec mon frère
ISSA, nous parlions de projet et nous sommes rentrés
dans cet univers animalier. A la base ce qu’on
voulait faire, c’était ‘’Opération Tabaski’’ comme
on a l’habitude de le dire ici au Sénégal.
Mais nous nous sommes rendu compte que c’est
une activité qui nécessite beaucoup d’énergie, de
risques, de connaissances dans le milieu des moutons
et surtout du temps. Nous nous sommes dit
que ça sera mieux de consulter les gens du Daral et
en prononçant ce terme surtout dans un contexte
de COVID-19, la question magique est sortie : Pourquoi
pas créer une plateforme d’achat de mouton
: DaralBi.com ?
Très rapidement l’idée nous a emballée et on a
poussé la réflexion pour enfin concrétiser.
C’est passé d’une discussion, puis l’idée est venue
et on l’a fait.
׉	 7cassandra://q4cocu_8uhMyVadpcvNlESSToZo0MQ081P-MH6KtFtk(9`̵ _%,f׉E
_Le challenge de DaralBi est d’éveiller et d’orienter
les visions africaines sur l’élevage.
Déjà participer à la digitalisation de l’élevage en
Afrique est un honneur pour notre groupe mais
également nous comptons nous élargir et être présent
dans toute l’Afrique. Nous allons mettre tout
en œuvre pour détecter, comprendre et vulgariser
les bonnes pratiques de l’élevage en Afrique.
Encourager les échanges de compétences, former
les éleveurs, favoriser les croisements de races et
faire de l’élevage un levier pour le développement
du continent.
Nous aspirons à être le plus grand portail animalier
en Afrique.
Comment vous contacter ?
Nous sommes présents sur Facebook, Instagram,
LinkedIn et Twitter. Nous sommes également joignables
au +221761912136 et réactif par mail :
contact@daralbi.com
A qui s’adresse DaralBi ? (Vos
cibles)
DaralBi s’adresse à tous les africains exerçant
dans l’écosystème des animaux. Que
vous soyez fournisseur d’outils animalier
ou acheteur, que vous soyez
éleveur, vétérinaire, passionné
des animaux, constructeur de
fermes, fermiers, vendeur en
gros ou détail, vendeurs d’accessoires
ou de médicaments et
même acteur pour la protection
des animaux.
“Aux jeunes
comme moi, penchez-vous
sur ce
Quel message souhaitez-vous adresser
aux jeunes en quête de vocation ?
Je vais juste partir par une simple définition de la
vocation qui est un métier auquel une personne
est particulièrement attirée ou pour laquelle elle
est apte, formée ou qualifiée.
Donc aux jeunes comme moi, penchez-vous sur
ce qui vous attire le plus, formez-vous
pour être qualifié et pratiquez votre
passion. Sans doute il y’aura des
épines sur votre chemin mais
bon, mettez les bonnes chaussures.
qui
Il
y’a également des rubriques mensuelles
qui traitent des sujets précis
avec le but de donner les bonnes informations
aux futurs acteurs de ce monde de l’élevage.
vous attire le plus, formez-vous
pour être
qualifié et pratiquez
votre passion. »
Biramawa vous remercie.
Quel est
votre mot de la fin ?
A part DaralBi, nous avons des
services à proposer en communication
audiovisuelle, en marketing
digital, en Consultance et en coaching.
Et quelles sont les perspectives
d’avenir de DaralBi ?
DaralBi est un challenge de l’élevage africain pour
démontrer de quoi nous sommes véritablement
capables si on utilise nos ressources dans ce domaine.
Donc
nous faisons un appel du pied aux PME et
aux startups pour d’éventuelles collaborations.
Nous remercions également Biramawa et toute
votre équipe et vous souhaitons de meilleurs succès.
BIRAMAWA
MAGAZINE - 51
׉	 7cassandra://utnVJkRsc98eA2uHqlp1yeQJKWlAGG5wdRVQ0mpLtlI%}`̵ _%,g_%,f{בCט   {u׉׉	 7cassandra://-MFffVoQCnqlQclto6OkEYhGNqh9L4vHam_YQycsef8 m`׉	 7cassandra://14nBhj1WX1a6JHIkxKem6r1u7IZhYoGNP3dFh5WIvIcP`S׉	 7cassandra://-sw__Jj4WTlwB8OvI1zYFVA8mdwZmC1U5JMzG-Ja4X8+`̵ ׉	 7cassandra://KVh3x3sEC5vKdoOLJrX-qA6C5MSXYBgISGEAVg6P3zg 4͠_:,ט  {u׉׉	 7cassandra://v1E47jlswdwewB0hzWGhZ7CKkp5E6dpkpmxgtk4_DiA ^`׉	 7cassandra://MC-chDA7DWs0xitA1WwLeddvec1G5i8ANsu2bj0NF0wZ`S׉	 7cassandra://b9etCdILvtX_MPHtW4qX7J78PfO-9Z4jm81uhpXUheY!`̵ ׉	 7cassandra://fzRp-lMqiDZqaB08ugHRB6kfp8UVMR8Fji0EVX74Oq8 Dm͠_:,׉E52-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://-sw__Jj4WTlwB8OvI1zYFVA8mdwZmC1U5JMzG-Ja4X8+`̵ _%,h׉EBIRAMAWA MAGAZINE - 53
׉	 7cassandra://b9etCdILvtX_MPHtW4qX7J78PfO-9Z4jm81uhpXUheY!`̵ _%,i_%,h{בCט   {u׉׉	 7cassandra://ySSW2mogrbFWV4evnTMk5RBXUHuKypfxbeLOPXikiMI 9`׉	 7cassandra://LSrVzMKF3PPe6igd7Ndb8puvpzlRp3beW0NRxWLym4gM3`S׉	 7cassandra://2eHthx7Cxh720s_kZHmmQR6yNdVm98ahr6QduhilxA0`̵ ׉	 7cassandra://hS9__6Fke4kCxCEVXaR_HLPySKk4ZIMycr1XJSEQBRY(͠_:,ט  {u׉׉	 7cassandra://ZcACEVLgh1mqQsqGr9grmTpglwQi5KGyt_7OkCzY2Wg 5`׉	 7cassandra://SvzIMLZUDdNlNkflsa9O44ntTmY31ps7jUuiLQP2gX0m`S׉	 7cassandra://2FRGBdcJJziGrbsnYsu-0Psa2LYQm6WN0vM83oAPYV8%`̵ ׉	 7cassandra://SOWBEMAbQM-GyF3eboltlHLZLv2myFsyxo003SwzVTsI͠_:,ԑנ_:,ց E܁"9ׁHmailto:contact@biramawa.comׁׁЈ׉E,CV N° 7
Saturne CARLOS
Ingénieur en Système d'Information
Tu es à la recherche d’un emploi?
Biramawa magazine met cet espace à ta
disposition pour te permettre de proposer ton CV
aux entreprises qui recrutent.
Tu peux donc envoyer ton CV par e-mail :
contact@biramawa.com
54-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://2eHthx7Cxh720s_kZHmmQR6yNdVm98ahr6QduhilxA0`̵ _%,j׉E׉	 7cassandra://2FRGBdcJJziGrbsnYsu-0Psa2LYQm6WN0vM83oAPYV8%`̵ _%,k_%,j{בCט   {u׉׉	 7cassandra://1fG8FGJ6eIOXJ9qZDSTftWClA1SOsc639sy4JxymVpc ` ׉	 7cassandra://J1LG8c9BMhF_SNc7y6g7O0u3GCw7Jv5yM7ohPLsO5qkK"`S׉	 7cassandra://iZJrPdHq7Kf5tPaFjaROi55mR4WaSviwGSnxi0LgPMA`̵ ׉	 7cassandra://_VhImuyA01BWYzQkPxWVbzeojWj9F3_9R2eBz8WSrd4 H
͠_:,בנ_:,ف _ 9ׁHmailto:contact@biramawa.comׁׁЈ׉E RETROUVEZ-NOUS
TOUS LES QUINZE
JOURS SUR
Biramawa Magazine
biramawa
biramawamag
biramawamagazine
biramawa-magazine
contactez-nous: contact@biramawa.com
Adresse postale : Île-de-France, France
Éditeur : Waly NDIAYE
56-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://iZJrPdHq7Kf5tPaFjaROi55mR4WaSviwGSnxi0LgPMA`̵ _%,l׈E_%,m_%,l{,Magazine N°9 du Octobre 2020_㽄.|g