׉?ׁB! בCט  {u׉׉	 7cassandra://JGv54GCnFGIXC057gO2RDVg7QB1KWHGSbuolJBflXYw `׉	 7cassandra://7er5KAQSR0ayvhKinayX-eoXG50X8mm1TH-Fq3AYEJo͋g`S׉	 7cassandra://shnaeaY7XRXoE7M4yk2ZLBXfreeEyUUblk7UeOTGZdE1`̵ ׉	 7cassandra://3y_SlOMDQzxGEHhV0pPEr71OD4kHviIQiPDabNR71U0 l8̸͠_bۮmIdzט   {u׈   Ov  ׈E_bۮmIdy׉EDAbdoulaye NDIAYE
Chancelier des
BIRAMAWA
MAGAZINE
Ahmadou
Bamba NDIAYE
Contrôleur des Impôts et
des Domaines
"En 2010, j’ai obtenu mon
baccalauréat avec la
mention très bien..."
Anna Thérèse CISS
Directrice Magasin Auchan
Retail Sénégal
"Je suis la première recrue
de Auchan Retail Sénégal"
Michèle
Alioune MBOUP
CEO Africa Tourism
Solutions
BURON-MILLET
Créatrice de la pouponnière
"Vivre Ensemble" de Mbour
Affaires étrangères
“Covid-19 et le monde : je
note des démonstrations de
forces et une vulnérabilité à
grande échelle.”
N°2
Du 1 Juillet 2020
׉	 7cassandra://shnaeaY7XRXoE7M4yk2ZLBXfreeEyUUblk7UeOTGZdE1`̵ _bۮmIdy݁_bۮmIdy܁{בCט   {u׉׉	 7cassandra://_CDpkVXx2urX5oJDGerA0R0wPvNInTLQrisphwxf0WE `׉	 7cassandra://rZ7ZjmfiLUBwHrCpmbJV7nDyqyVPdufU9mYl0gUQ99wo`S׉	 7cassandra://vhVfJB-OH7m8Vqu5qTkFYJL6VfR0zjCLmXAw5Cr2cfU$g`̵ ׉	 7cassandra://QAEloj2XCX48T-0BLejcRCTMNhAwWepHuoa8mDiHOcM z0͠_cۮmIdzט  {u׉׉	 7cassandra://fj2lCwfUaAxIliH-HHik9kBosUbSzEqTSGPCX3pBLSI `׉	 7cassandra://qLzejEoZtvZG6gWnI3HuzdZcEWnRccqK6qM9p86B47YW`S׉	 7cassandra://UgznqAeTe1vY3zyQ5H7MunOvO6MVUWlB9qkcHYKNPmIo`̵ ׉	 7cassandra://P6DD2ao5Ae6aeu3ikcNnf_gTMFgD1pw9Pq_CaFAHhf4͠_cۮmIdz׉EVSOMMAIRE
Editorial
Waly NDIAYE
CEO Biramawa
Njooko a jal,Jërëjëf, MERCI
Edition spéciale
Michèle BURON-MILLET
Créatrice de la pouponnière
“Vivre Ensemble” de Mbour
Appel aux dons
Entretien portrait 1
«En 2010, j’ai obtenu mon baccalauréat
avec la mention très
bien...»
Ahmadou Bamba NDIAYE
Contrôleur des Impôts et des Domaines
Avis d’expert
Abdoulaye NDIAYE
Chancelier des Affaires étrangères
«Covid-19 et le monde : je note
des démonstrations de forces et
une vulnérabilité à grande échelle.»
Le coin d’autrui
Ayoba FAYE
Rédacteur en chef de Pressafrik
« Quand l’Omnipotent entreprend
de te caser à un point J, rien ne peut
résister à Sa volonté.»
Entretien portrait 2
Anna Thérèse CISS
Directrice Magasin Auchan Retail Sénégal
«Je suis la première recrue de
Auchan Retail Sénégal»
2-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://vhVfJB-OH7m8Vqu5qTkFYJL6VfR0zjCLmXAw5Cr2cfU$g`̵ _bۮmIdy׉EThierno NGAMB
Agriculture
Agronome
Spécialiste en Sécurité Alimentaire et Résilience
Ces sénégalaises qui choisissent de
devenir agricultrice
Droit du Travail et de la Sécurité Sociale
Alioune FALL
Juriste d’Affaires
Inspecteur du travail et de la Sécurité Sociale
La prime de transport
Veille et Intelligence des Affaires
Chercheur en Marketing Stratégique – UGB
Moustapha FAYE
Placement publicitaire dans les séries
télévisées sénégalaises
Découverte
Alioune MBOUP
CEO Africa Tourism Solutions
«ATS est une société de prestations
touristiques et événementielles.»
DIPLOVAR
Un regard aiguisé sur l’actualité
internationale
BIRAMAWA MAGAZINE - 3
׉	 7cassandra://UgznqAeTe1vY3zyQ5H7MunOvO6MVUWlB9qkcHYKNPmIo`̵ _bۮmIdy߁_bۮmIdyށ{בCט   {u׉׉	 7cassandra://T1WciSSKs3u77rP5UCKmrY6QaQY6BJntdLdaob0V3LQ *`׉	 7cassandra://pqZIjh1tlD6-WaoqNucOshjqNYcWLbW7kc6tuO6YmNE:`S׉	 7cassandra://ghIGc0eR9dszjyfUQVMbNY1yCQfqeUS_U_fgojaE4I4`̵ ׉	 7cassandra://8xdbyIk4pC6dBZlulKRapOdn6RXdrWL8dbqhA2nmP5sͥD(͠_cۮmIdzט  {u׉׉	 7cassandra://ZeH6XP_1dWlAhW7QusruwO8oGukpEFP4IxObJ5_clzs ` ׉	 7cassandra://R8RnmvpvTSEEVavLEAwYWmQ3g4UIt6H8dJjGfMHAWXI͚J` S׉	 7cassandra://7ikikr_bnZD1ys5rOaZVqpy0lx9DWnxF5Fbe9NdNUMk$J`̵ ׉	 7cassandra://Kmk2rJZiSrh7Ua3NhxmoGCuK84vMuEGeamGfC4kczvkͼ@͠_cۮmIdzנ_cۮmIdz b>V9ׁHmailto:contact@biramawa.comׁׁЈ׉EEDITO
4-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://ghIGc0eR9dszjyfUQVMbNY1yCQfqeUS_U_fgojaE4I4`̵ _bۮmIdy׉E	'Njooko a jal,Jërëjëf, MERCI
Au moment où j’écris ces lignes, Biramawa
compte 1905 abonnés sur les
réseaux sociaux. Le principal avantage
d’une publication en ligne est de savoir
exactement combien de personnes ont
visité le magazine et combien de temps
elles y restent pour lire nos articles. Grâce
à cette technologie nous avons pu
également constater que notre audience a
considérablement augmenté ces deux
semaines.
Eu égard ce qui précède je tenais à vous
dire merci chers lecteurs. Car la confiance
qu’on nous accorde c’est grâce à vous.
Alors continuez à nous lire, à nous faire
part de vos impressions, encouragements
et à partager nos publications.
Cet engouement nous incite à nous améliorer.
C’est pourquoi nous ne ménagerons
aucun effort pour assurer la qualité du
magazine et rester fidèle à nos objectifs
que sont :
‒ Rester une tribune pour les professionnels
passionnés
‒ Être une « lanterne » pour les jeunes en
quête de vocation
‒ Vulgariser la vie sociale sénégalaise
‒ Mettre en exergue les initiatives
Je remercie également tous les contributeurs
qui, sans nul doute, par la qualité de
leurs interventions, ont su susciter cet
engouement auprès des lecteurs. Je me
rappelle vous avoir contacté et sans
hésiter vous avez adhéré au projet.
D’aucuns se sont mêmes portés volontaires
alors que j’en étais qu’au stade
d’idées.
Pour finir j’en profite pour vous informer,
chers lecteurs, que l’équipe Biramawa
s’agrandit. A partir de ce second numéro
nous avons le plaisir d’accueillir la
rubrique « Droit du travail et de la sécurité
sociale » de Monsieur Alioune FALL.
Waly NDIAYE
CEO Biramawa
L’ÉQUIPE BIRAMAWA
Serigne Amar Mbacké SARR
Chercheur en Droit privé
Expert maritime en formation
Ayoba FAYE
Journaliste d’investigation – Rédacteur en chef Pressafrik
Moustapha
FAYE
Chercheur en Marketing Stratégique – UGB
Omar Mallé SAKHO
Doctorant à l’Université Cheikh Anta Diop, Laboratoire
LARHISA.
Thierno NGAMB
Agronome, Spécialiste en Sécurité Alimentaire et
Résilience
Guilaye TINE
Designer-Digital Marketer-Telemarketer
CEO IN'FINITY
Djiby SADIO
Photographie
CEO Studio 13
Alioune FALL
Juriste d’Affaires
Inspecteur du travail et de la sécurité Sociale
contactez nous:contact@biramawa.com
BIRAMAWA MAGAZINE - 5
׉	 7cassandra://7ikikr_bnZD1ys5rOaZVqpy0lx9DWnxF5Fbe9NdNUMk$J`̵ _bۮmIdy_bۮmIdy{בCט   {u׉׉	 7cassandra://bJX0MI8CmsAr2BmDg0WMyBLC45wb_hsTRMwNuLBG4CM 
`׉	 7cassandra://vt1LL-tFocHR0LQYUkvezDXJnFOMj1JmUv1y-_VydXYW%`S׉	 7cassandra://fPSVXPf54hDJxf4B60egl7CkM3iU8WDzYzYl1dcdvTw!`̵ ׉	 7cassandra://GED9ff8PmU4LN4QW3IP4svLs01zLeHZUsDbgES7qcFg͠_cۮmIdzט  {u׉׉	 7cassandra://IkUVfEpX3uiQ41e7JdL1DvNds_Dnt9NGGutCcq6_3Ig ^`׉	 7cassandra://gzHkQV4VFEo7-sjQdB8Nl5q0Xt9sCqAqrxPw04KYD54̀F`S׉	 7cassandra://yzmZPpjAar76wfNIYsUMtXLGU_-XPEsfueG0ypbD2l0.`̵ ׉	 7cassandra://XovoAaGsQrgMVU8sW-AgGQXN6hGJ4FluBYJiSfmrGP0 d9͠_cۮmIdz׉E6-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://fPSVXPf54hDJxf4B60egl7CkM3iU8WDzYzYl1dcdvTw!`̵ _bۮmIdy׉EBIRAMAWA MAGAZINE - 7
׉	 7cassandra://yzmZPpjAar76wfNIYsUMtXLGU_-XPEsfueG0ypbD2l0.`̵ _bۮmIdy_bۮmIdy{בCט   {u׉׉	 7cassandra://v_y4mksW6OlQjQzlcWzIkfuWe8gL4uNBP6JqNojham4 `׉	 7cassandra://NdfIj-IJ2NWu1MVPhkVL-hlRkGfqbM6zwJ--r_2vBXA͢
`S׉	 7cassandra://456exhG14pdT2kj83TSefbuyrIyiGuUmYuemzrybRyY.`̵ ׉	 7cassandra://Nb2WusTS62BR1NLrpoMQ1uJYFFpk64vrc0DZkuR1DFk tcD͠_cۮmIdzט  {u׉׉	 7cassandra://M15rHGRKds026yyFRpxTEvrd3X_DBBsrCiOZCYSEGxA \`׉	 7cassandra://pVRG3IByxcp4HxGhBeTGW-hR4OA43-rATLiBdcBChp4͎`S׉	 7cassandra://WtdDFw2jJ47Iy7mIJlAMP9VYV7nY2k9HSjTxmZRRmO4(`̵ ׉	 7cassandra://Y0V2t5PecUVi7_1EUbsADrYJyAgpk3Pz5hwMbXFNE7UͿ@͠_cۮmIdzנ_cۮmIdz =9ׁHhttps://www.facebook.com/ׁׁЈנ_cۮmIdz %m9ׁHhttp://dembour.orgׁׁЈנ_cۮmIdz 9ׁHhttp://www.laׁׁЈנ_cۮmIdz ݁9ׁHhttps://www.helloasso.com/ׁׁЈנ_cۮmIdz /1;9ׁH 'mailto:contact@lapouponnieredembour.orgׁׁЈ׉E
OEDITION
SPECIALE
Michèle BURON-MILLET
Créatrice de la pouponnière “Vivre Ensemble” de Mbour
Le magazine Biramawa à travers sa rubrique " Edition spéciale "a souhaité donner
la voix à la Pouponnière "Vivre Ensemble "de Mbour. Créée en 2002 la pouponnière
est un "lieu d’accueil temporaire du tout petit enfant privé de sa maman
". Confrontée à des difficultés à cause de la crise sanitaire, la pouponnière
fait appel à toutes les bonnes volontés.
Vivre Ensemble – La Pouponnière de Mbour
La Pouponnière de Mbour a vu le jour en Janvier 2002,
Michèle BURON-MILLET en est la créatrice. C’est un
lieu d’accueil temporaire du tout petit enfant privé de
sa maman. Elle permet aux orphelins de mère ou aux
enfants dont la maman ne peut pas s’occuper (pour
des raisons gravissimes), de vivre protégés, leurs premières
années de vie si fragile, avant de regagner leur
famille au bout d’un à deux ans. Très rapidement, l’association
se développe et il apparaît que tous les enfants
ne peuvent rentrer chez eux (rejet de la famille
ou mauvaises conditions d’accueil). En 2003, les Unités
Familiales sont créées pour prendre le relais et
s’occuper de ces enfants qui sortent de la Pouponnière,
mais ne peuvent pas rentrer en famille. Avec le temps
la Pouponnière a acquis une certaine notoriété au vu
du sérieux des professionnels. Aujourd’hui la Pouponnière
compte 136 salariés et 148 enfants.
Vivre Ensemble c’est aussi et avant tout un séjour de
rupture, crée en 2001 pour des jeunes français en dif8-BIRAMAWA
MAGAZINE
ficultés. Ils restent durant 9 mois et participent à des
chantiers humanitaires (reconstruction, réhabilitation
dans les villages ), ils sont aussi amenés à faire un stage
dans la pouponnière. L’objectif étant de les remobiliser
et de les valoriser à travers l’aide apporté à la
population locale défavorisée. Le projet est double et
complémentaire, en effet une grande partie du financement
des frais de fonctionnement de la Pouponnière
provient du séjour de rupture lui même.
En raison de la situation sanitaire mondiale l’équipe de
direction de Vivre Ensemble a dû prendre des mesures
rapidement. Début mars l’association s’est vue fermer
ses portes aux visiteurs, nombreux chaque jour et en
provenance d’Europe. Il a fallu ensuite faire de même
pour l’accueil des bénévoles, une quarantaine par mois
à nous apporter leur soutien. Enfin depuis maintenant
le mois de mars le confinement des enfants et du personnel
c’est organisé. Notre souhait comme toujours
est de préserver nos enfants, mais aussi le personnel
׉	 7cassandra://456exhG14pdT2kj83TSefbuyrIyiGuUmYuemzrybRyY.`̵ _bۮmIdy׉Ebqui s’en occupe. Nous avons réussi à composer une
équipe de volontaires pour rester confinés. Aujourd’hui
250 personnes sont au centre, dont 148 enfants.
L’ensemble du personnel est mutuellement très solidaire,
ils sont comme une grande famille. Et ce malgré
l’inquiétude pour leur famille respective à l’extérieur.
Nous nous devons maintenir les salaires. Pour les salariés
sur place mais aussi tout ceux, qui de chez eux,
sont au chômage technique et pour qui nous souhaiterions
maintenir le salaire initial. Nous devons aussi
assurer l’approvisionnement de l’association en denrées
alimentaires, produits d’entretien, d’hygiène, médicaments.
Cette situation engendre une augmentation
considérable nos dépenses quotidiennes, pour
lesquelles nous avions déjà des difficultés de prise en
charge tout au long de l’année.
Du fait de l’absence de visiteurs et de bénévoles, nous
constatons une baisse des dons au quotidien. Nous gardons
aussi en tête que les jeunes accueillis en séjour
de rupture peuvent à tout moment être rapatriés en
France, en fonction de l’ évolution de la situation. L’avenir
de la Pouponnière en deviendrait alors très incertain.
Nous
sommes en permanence à la recherche de soutien
pour nous aider dans la prise en charge des frais de
fonctionnement et le maintien des activités de l’association.
Les
sources de financements :
(Budget total annuel 291 332 806 FCFA)
‒ Vivre Ensemble Madesahel, séjour de rupture : 44
% du budget total de la Pouponnière.
‒ L’état Sénégalais 10 000 000 CFA
‒ L’association Louly l’Ecole au Sénégal , tous les
frais liés à la scolarité des enfants : 5 262 087 FCFA (année
scolaire 2018-2019)
‒ La Banque Mondiale 4 520 000 CFA en 2019
‒ 270 parrains pour environ 51 085 900 CFA par an
‒ Le reste des financements dépendent des dons de
particuliers et entreprises.
Nous contacter :
‒ Accueil : + 221 33 957 31 36
‒ E-mai : contact@lapouponnieredembour.org
‒ Responsable communication : Arnoult Mathilde
‒ Tel : + 221 77 881 83 60
Nous aider :
‒ Orange Money : + 221 77 500 19 32
‒ Faire un don en ligne :https://www.helloasso.com/
don/associations/vivre-ensemble-la-pouponniere
‒ Notre site
Voici quelques chiffres :
Effectif de la Pouponnière :
‒ La Pouponnière : 91 bébés de 0 à 2 ans.
‒ Les Unités Familiales : 37 enfants de 2 à 6 ans.
‒ La Grande Enfance : 20 enfants de plus de 6 ans.
‒ Enfants accueillis en ce moment : 148
‒ Enfants accueillis et sauvés depuis janvier 2002 : 1
260
‒ Employés à la Pouponnière : 136
pouponnieredembour
‒ Devenir parrain
‒ Faire un don par virement bancaire :
IBAN : FR76 4255 9100 0008 0040 4472 464
BIC : CCOPFRPPXXX
Intitulé du compte : Vivre Ensemble, la Pouponnière
internet: http://www.lapouponnieredembour.org
‒
Notre page facebook: https://www.facebook.com/
BIRAMAWA MAGAZINE - 9
׉	 7cassandra://WtdDFw2jJ47Iy7mIJlAMP9VYV7nY2k9HSjTxmZRRmO4(`̵ _bۮmIdy_bۮmIdy{בCט   {u׉׉	 7cassandra://IAkNMHkvMDhyx-O8Ci3cXR2cVdKmoj8VBh_OLtf0veg D`׉	 7cassandra://t7RKE2bY9Z3u1Webn_5G_v5fbCaStungnMKMxLUWGyMfQ`S׉	 7cassandra://XtLcQSEY4cydjmd0b1ncqzujrLd7wOKb7DVHIJldxbE%0`̵ ׉	 7cassandra://3LN8eTw63wRxihT5D_oL74mkg9du9RNch9Q7Lg_M3lY VM@͠_cۮmIdzט  {u׉׉	 7cassandra://aQoCMM-0LF83N2b0V5BcBWfjcL1Xo-TsHCeE1y_y_Gw 	` ׉	 7cassandra://5mNDl005GrnKdyURy5Yx1Bqc4btHGVx5GPprds_qni0` S׉	 7cassandra://pKFmtxi45xl2yM7SP2SDgd-LCPC5pY612bXfbB7kEbY+`̵ ׉	 7cassandra://e9j7PbQbPA0FaM181CvXtVPf3DaW5rPuNlj2MyTYqBM͉ ͠_cۮmIdz׉E ENTRETIEN
POTRAIT 1
Ahmadou Bamba NDIAYE
Contrôleur des Impôts et des Domaines
«En 2010, j’ai obtenu mon baccalauréat
avec la mention très bien...»
׉	 7cassandra://XtLcQSEY4cydjmd0b1ncqzujrLd7wOKb7DVHIJldxbE%0`̵ _bۮmIdy׉EAhmadou Bamba NDIAYE est Contrôleur
des Impôts et des Domaines. Dans cet interview
il revient sur son parcours de formation
marqué notamment par l’obtention
en 2010 du Diplôme de Baccalauréat
avec la mention Très Bien. Bamba adresse
également des conseils aux jeunes qui
souhaitent exercer la même profession
que lui.
Qui est Ahmadou Bamba NDIAYE ?
Je suis un jeune sénégalais de 30 ans, marié et père
de deux enfants. Je suis né à Tivaouane. Mais j’ai
grandi entre Dakar, Thiès et Saint Louis. Je suis
un talibé mouride, passionné par la déclamation
des panégyriques de mon homonyme. Passionné
aussi de films, séries, de sport, de littérature entre
autres passions.
« A l’âge de 06 ans, je suis allé à l’école coranique
communément appelée « daaraa »
pour y être initié à l’apprentissage du Saint
Coran, de la sounna ou tradition prophétique
ainsi que les sciences islamiques diverses.
»
Quel poste occupez-vous actuellement
?
Actuellement, je travaille comme Contrôleur des
Impôts et des Domaines au Centre des Services
Fiscaux de Mbour. Je suis affecté au Bureau des
Domaines dudit CSF depuis juillet 2016 où j’anime
l’Unité de Gestion des Procédures domaniales
numéro 01, concernant les communes de DIASS,
SINDIA, POPENGUINE-NDAYANE, NGUEKOKH,
MALICOUNDA, MBOUR, SANDIARA, THIADIAYE,
SESSENE, NDIAGANIAO, FISSEL ET JOAL-FADIOUTH.
Pouvez-vous
revenir sur votre parcours
de formation ? Et Ou avez-vous effectué
vos études ?
A l’âge de 06 ans, je suis allé à l’école coranique
communément appelée « daaraa » pour y être initié
à l’apprentissage du Saint Coran, de la sounna
ou tradition prophétique ainsi que les sciences islamiques
diverses.
Après deux ans de formation, mon père m’a inscrit
à l’école primaire dénommée POINT E 2.
Après un séjour de quatre années dans ledit établissement,
mon père a été affecté à Thiès et je
suis allé le rejoindre. J’y ai fait les classes de CM1
et CM2.
Après l’obtention de mon CFEE, en 2003, je suis
allé au collège MBOUR 01, situé non loin de la maison
familiale.
Remarque, cette année 2003 a fortement marqué
mon existence dans la mesure où j’y ai remporté
pas mal de prix, notamment un concours national
en arabe et un autre en éducation artistique organisé
par le FNUAP.
Jusqu’à cette année, j’alliais les études françaises et
celles coraniques. Ce qui n’était pas facile du tout,
combinaison qui me prenait également beaucoup
d’énergie et de temps mais je savais que c’était
mon intérêt personnel et ma formation spirituelle
qui étaient en jeu. Ce qui m’a aidé à le supporter
sans trop me plaindre.
En 2007, j’ai eu mon BFEM avec comme particularité
le fait que j’étais premier de mon centre
d’examen. Une année auparavant, ma grande sœur
avait réussi le même exploit en étant, elle aussi,
première du même Centre.
A l’époque, j’avais commencé à m’intéresser à l’interprétation
musicale et il n’était pas rare de me
voir sur le podium des journées culturelles scolaires
reprendre des chansons célèbres.
Le BFEM en poche, je suis allé au mythique et célèbre
Lycée Malick SY de Thiès poursuivre mes
études. Après trois années intenses et passionnantes
passées à la vitesse de la lumière, j’ai obtenu
mon baccalauréat, série L ‘1.
Un exploit, j’ai envie de dire, s’est produit
en 2010 lors de l’examen du Baccalauréat.
Pouvez-vous nous en parler ?
Mdr. En 2010, j’ai obtenu mon baccalauréat avec la
MENTION TRÈS BIEN, avec une moyenne de 16,
04 devenant, encore une fois de plus, premier de
mon Centre d’examens. Une chose assez rare chez
un bachelier contemporain.
BIRAMAWA MAGAZINE - 11
׉	 7cassandra://pKFmtxi45xl2yM7SP2SDgd-LCPC5pY612bXfbB7kEbY+`̵ _bۮmIdy_bۮmIdy{בCט   {u׉׉	 7cassandra://-z2lYW3znLipuaLf7qNF9c96rOc98VmBMB8VrEjd_6A `׉	 7cassandra://oLBAMcc_Fm_Pu0qaBTUfpE3Y6-dFYs1RF0NSnmwt7dM͠`S׉	 7cassandra://kGgYoZTBy04zRYBQdwm9bMDPyTUZCaPchsoRbpAojMc*`̵ ׉	 7cassandra://HSt_-99MN3fIASaQ5MLofDKTT6J45tCss1uVB2VfI8E͜͠_dۮmIdzט  {u׉׉	 7cassandra://dKWKVtwPTM2MrPjzmiuf3510gNJVPblktVhjWbOA4NI `׉	 7cassandra://ozN6nYWkpEeXK3uowLAQCUHqAdVrxxrcTPWxKsgGCkg͎`S׉	 7cassandra://0vnshoy9Eo7IqCieJadjraF-JnbovmHTZxqaLAElJeI%`̵ ׉	 7cassandra://HpMUov4maorRirKNY8dsDlhWCP4Q1oRgEJeZ1eKwo2I|w ͠_dۮmIdz׉EComment avez-vous accueilli cette belle
réussite ? Vos proches devaient-être très
fiers de vous ?
A vrai dire, cette mention ne me surprenait guère
car cela était juste venu consacrer et récompenser
une dure année de travail acharné, ou j’étais
à cheval entre trois classes dans lesquelles je suivais
des cours en même temps, sans compter que
j’étais inscrit à deux cours spéciaux de renforcement
histoire de rehausser mon niveau.
Mes parents, par contre, mes amis, ma famille
de manière générale, ils étaient extrêmement
contents, heureux et fiers de moi. Pour eux, cela
relevait de l’ordre de l’exploit alors que pour moi,
le résultat accompli était juste proportionnel aux
efforts soutenus et résolument fournis en cours
d’année.
Pouvez-vous partager le secret de cette
belle réussite avec nous ?
D’aucuns se sont empressés de dire : « Oh c’est
juste un génie, rien de plus ». Mais le génie, comme
disait un de mes profs, est composé de 70% de travail
sans relâche et de 30 %, à peine, de relaxation,
de repos, après le sentiment d’un travail bien accompli.
Pour
obtenir ce que les autres n’ont pas eu, il faut
faire beaucoup plus d’efforts que les autres, c’est
tout.
A l’époque, nous faisions des journées continues
allant de 08 h a 14 h. Ensuite, je faisais des cours
de renforcement entre 14h et 16 h.
Une fois à la maison et après un petit repos, le
groupe de travail restreint que nous avions constitué,
se réunissait au CEM HLM ROUTE DE MBOUR,
histoire de réviser à fond les leçons écrites le matin
et faire le maximum d’exercices possible en
maths, anglais, espagnol et philo surtout.
Il s’agissait d’un groupe très sérieux et dynamique
qui mettait en avant la réussite collective sur toute
autre considération ou aspiration susceptible d’intéresser
des jeunes de notre âge d’alors, 20 ans.
« …le génie, comme disait un de
mes profs, est composé de 70% de travail
12-BIRAMAWA MAGAZINE
sans relâche et de 30 %, à peine, de relaxation,
de repos, après le sentiment d’un travail
bien accompli. Pour obtenir ce que les
autres n’ont pas eu, il faut faire beaucoup
plus d’efforts que les autres, c’est tout. »
D’après vous peut-on réussir dans les
études et avoir à la fois une vie sociale
épanouie en tant que jeune?
Tout dépend essentiellement de l’angle sous lequel
on analyse la notion d’épanouissement. Nous
avons eu une enfance et une adolescence très épanouies.
Notre principal centre d’intérêt était la lecture
de romans, de livres de tout acabit et le cinéma.
Une
fois à l’Université aussi, nous étions dans les
mouvements culturels et cultuels mourides au
sein desquels nous avons vécu des expériences
inoubliables et ressenti des émotions extrêmement
fortes.
Vous avez fait des études en Droit à l’Université
Gaston Berger de Saint-Louis.
Pourquoi avoir choisi ce parcours ?
Dans notre famille, presque tout le monde a suivi
des cours de droit. Mon père, mon grand frère, ma
׉	 7cassandra://kGgYoZTBy04zRYBQdwm9bMDPyTUZCaPchsoRbpAojMc*`̵ _bۮmIdy׉Egrande sœur et ma petite sœur. Pour vous dire que
le droit occupe une place prépondérante, fondamentale
dans nos vies.
Au début, l’idée était de faire une année de droit à
l ‘UGB puis, soit de partir en France y poursuivre
mes études, soit de changer de discipline et d’aller
titiller les Sciences Politiques.
Mais après une année de droit, j’ai chopé le virus
et développé un amour incommensurable pour les
sciences juridiques.
En plus, je me suis vite rendu compte que les
études de Droit m’offraient de belles perspectives
de carrière avec toutes sortes de débouchées les
unes aussi intéressantes que les autres.
Et donc, j’ai poursuivi l’étude des sciences du droit
et sans regrets ultérieurs, aucun.
Il y avait un équilibre parfait entre mes différentes
activités, entre mes centres d’intérêt : études, dahiras,
sport.
Il y avait une fraternité sincère entre étudiants,
une entraide pérenne et une culture permanente
de l’excellence. C’est cela qui m’a le plus marqué et
manqué, venant de l’UGB.
Parlons maintenant de votre parcours
professionnel. Que s’est-il passé ensuite
?
En 2013, après l’obtention de ma licence en droit
des entreprises privées et suite au rappel à Dieu
de mon vénéré père, j’ai dû suspendre les études
pour des raisons sociales.
Je suis ainsi allé faire le prestigieux concours de
l’ENA où j’ai, par la suite, réussi à intégrer le cycle
B, de la section Impôts et Domaines de la Division
Économique et Financière.
Après deux ans de formation, j’ai été mis à la disposition
du Centre des Moyennes Entreprises sis à
Ouakam. Après un court séjour de 06 mois, j’ai ensuite
été affecté au CSF de Mbour où je sers depuis
juillet 2016, comme relaté ci-dessus.
« Pour occuper le même poste, il faut juste
avoir fait la formation à l’ENA, le reste viendra
progressivement notamment avec l’expérience
acquise au Bureau et sur le terrain[...]Privilégier
aussi, au cours de leur
cursus, les filières juridiques, politiques et
économiques. Mais, au-delà, tous les profils
sont éligibles et susceptibles de travailler à
la DGID. »
Pouvez-vous revenir sur votre vie d’étudiant
à l’UGB ? Vous devez être nostalgique
?
Oh que oui. J’ai passé à l’Université les plus belles
années de mon existence.
Quelles sont vos missions ?
Mon travail tourne autour des tâches suivantes :
-Accueil, information et orientation des -clients ou
usagers du service public ;
-Instruction des demandes de bail et de cession
définitive ;
-Instruction des demandes d’autorisation de céder
ou d’hypothéquer des droits réels immobiliers ;
-Instruction des demandes d’autorisation de
construire, de lotir, de simple division et d’ouverture
et d’exploitation de mines et carrières ;
BIRAMAWA MAGAZINE - 13
׉	 7cassandra://0vnshoy9Eo7IqCieJadjraF-JnbovmHTZxqaLAElJeI%`̵ _bۮmIdy_bۮmIdy{בCט   {u׉׉	 7cassandra://VjSocstkLGALiPNaIP0Ur14CE7ze43MYwUxfjDsUXlw P` ׉	 7cassandra://pXZaWURvXkujpZcpHslzWGSY2wcB9RZyHzwYhkcMfMoͦ` S׉	 7cassandra://BYTepDEhi_Su0iIBMhyOOulVSvhYgdsrxu5_mRNnQpM'`̵ ׉	 7cassandra://Jg6Zwvp_qwRk2gfvktePMxShavzSYqL0U_VORBJU3dgZ0͠_dۮmIdz"ט  {u׉׉	 7cassandra://sZVaBiudYvTp6LCautuouZ5g6DfkkdDzgxEtrK8MwWI `׉	 7cassandra://MTmNn-Bdsz2JwEo88MKPOTgm_WRwe9q7kBNVl75eGDEYx`S׉	 7cassandra://3hzGbqMk1bKzYYCu0XdZ9dV8LKCW21MG_kT8NFJF_q4!g`̵ ׉	 7cassandra://jnEtwZyZ6jNkx5aOFQYjWRjCqeztPZfb2BoHbMRHkpwd̴͠_dۮmIdz#נ_dۮmIdz( .^s9ׁHmailto:contact@ecca-online.comׁׁЈנ_dۮmIdz' <>9ׁHhttp://www.ecca-online.comׁׁЈ׉E-Instruction et gestion du contentieux en matière
domaniale ;
-Liquidation et suivi des paiements d’impôts et de
taxes dus pour occupation du domaine de l’État et,
accessoirement, du domaine public maritime et
fluvial.
Quels sont les prérequis pour occuper le
même poste ?
Pour occuper le même poste, il faut juste avoir fait
la formation à l’ENA, le reste viendra progressivement
notamment avec l’expérience acquise au Bureau
et sur le terrain.
Une formation préalable ou postérieure en droit
ou en économie peut se révéler d’une certaine utilité.
Une
bonne culture générale aussi diverse que variée
ne serait pas de trop.
Quels conseils donneriez-vous aux
jeunes qui souhaitent exercer le même
métier ?
Mon conseil serait de travailler, d‘encore travailler
et de toujours travailler comme le préconisait le
Président WADE. Comme le dit l’adage populaire,
seul le travail paie mais aussi, après l’effort, le réconfort.
Privilégier
aussi, au cours de leur cursus, les filières
juridiques, politiques et économiques. Mais,
au-delà, tous les profils sont éligibles et susceptibles
de travailler à la DGID.
Et enfin, préparer sérieusement et rigoureusement
le concours de l’ENA qui est un brin
difficile.
Au-delà de votre vie professionnelle
quels sont vos hobbies ?
En dehors de mon travail, mes activités essentielles
tournent autour du sport, de la lecture, du
visionnage de films et séries et enfin, de la participation
aux activités cultuelles (relevant du Culte,
de la foi) et culturelles de mon dahira.
Je suis aussi passionné de débats politiques, économiques,
culturels.
14-BIRAMAWA MAGAZINE
Étant un fédérateur né, j’aime aussi réunir les gens,
surtout ceux qui me sont chers, autour de sujets
ou d’intérêts communs.
Les pays du monde notamment le Sénégal
font face à une situation très grave
(COVID 19). Quels sont d’après vous les
impacts de cette pandémie sur le plan
fiscal ?
Le monde connaît effectivement une crise sanitaire
sans précédent. Dans le contexte de la mondialisation,
le monde étant devenu un village planétaire,
le Sénégal ne pouvait pas échapper à cette
vague de contamination virale.
Dès le début de la crise, les grandes nations européennes
nous avaient prédit de nombreux morts.
Mais les sénégalais ont fait preuve de courage, de
responsabilité, d’abnégation et de professionnalisme
dans la gestion de cette pandémie. Cela s’est
traduit par des statistiques croissantes de cas d’infectés
certes mais maitrisés par nos services de
santé, avec une nette amélioration de la qualité de
traitement des malades.
Le Président de la République a pris une batterie
de mesures parmi lesquelles la plus notable sans
doute est l’annulation d’une valeur de 200 milliards
représentant des dettes fiscales.
Les recettes fiscales, du point de vue de leur recouvrement
ont fortement chuté. Les pénalités ont
assez souvent fait l’objet de renonciation au nom
de la clémence administrative.
Les effectifs ainsi que le temps de présence au Bureau
ont été fortement réduits.
Biramawa vous remercie. Votre mot de
la fin
Je vous remercie infiniment pour m’avoir donné la
possibilité de m’exprimer sans détours et de véhiculer
certaines de mes idées sur cette plateforme.
Je prie Dieu pour qu’il nous aide à combattre et
repousser à jamais cette maladie mais aussi qu’il
nous aide à gravir les échelons d’une réussite optimale,
sans embuches, ambages ni anicroche.
׉	 7cassandra://BYTepDEhi_Su0iIBMhyOOulVSvhYgdsrxu5_mRNnQpM'`̵ _bۮmIdy׉EAVEC E.C.C.A,
L’ASSURANCE
DEVIENT
ACCESSIBLE À
TOUS
DES SOLUTIONS
OPTIMALES
D’ASSURANCE
POUR LES
PARTICULIERS ET
LES ENTREPRISES
Découvrez toutes nos offres sur www.ecca-online.com
ou contactez-nous par mail à l’adresse contact@ecca-online.com
BIRAMAWA MAGAZINE - 15
׉	 7cassandra://3hzGbqMk1bKzYYCu0XdZ9dV8LKCW21MG_kT8NFJF_q4!g`̵ _bۮmIdy_bۮmIdy{בCט   {u׉׉	 7cassandra://Aye_Z9VEv4qixxkH3R2OOX2zdPy3HSLQ8ePmDJp5bjQ `׉	 7cassandra://Sb7Jn9PB9xh8ZBDR4JxGiUZorMKyDZDPXSfSglXvt48>h`S׉	 7cassandra://HUP0YEb34OB82FJqECNCkSWK7B1hnApMqQIZ3fZz8oE`̵ ׉	 7cassandra://CXRt0bK4jehlm-Qq1BHsBflc4Ktu8YMfG51sYvuugWs͗(͠_dۮmIdz&ט  {u׉׉	 7cassandra://CEtDsRMuHv2Qr6SL-CLgGP-EPbSjwobDT6-t4CapCU0 ` ׉	 7cassandra://0Z14N82dLwFdg-kg2E8VmiTk992bLdCHb_WRvGLl8Tcͷ'`S׉	 7cassandra://TgLFQTagvYnhGpIlEwIZLgIkirhBOrdcLxKnh2gySdw.(`̵ ׉	 7cassandra://7yy9sOV-QjSU4BlDZtNe0ks1wDInpjllejvl6gjY9Wo͇͠_dۮmIdz)׉E %AVIS
D’EXPERT
16-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://HUP0YEb34OB82FJqECNCkSWK7B1hnApMqQIZ3fZz8oE`̵ _bۮmIdy׉ECOVID-19 ET LE MONDE : JE NOTE DES DÉMONSTRATIONS DE
FORCE ET UNE VULNÉRABILITÉ A GRANDE ÉCHELLE
Le Coronavirus secoue la planète ! 2020 ou
l’année de la pandémie ! Ces « UNE » alarmantes
ont fini par polluer notre quotidien. Je
crois qu’il n’est pas exagéré d’accepter que la
crise sanitaire actuelle est la plus importante
de ces trois dernières générations. Beaucoup
pourrait en effet être dit sur le CORONAVIRUS
: son apparition, sa propagation ou encore ses
innombrables conséquences. Mais un regard
avisé arriverait à un constat simple : le VIRUS
met en exergue des réalités déjà existantes.
UN JEU DE PUISSANCE…COMME TOUJOURS
Pour avoir une idée sur les démonstrations de
force durant cette période que nous traversons,
il suffit de jeter un regard sur les plans de sauvetage
économique initiés un peu partout mais
aussi les gros efforts fournis par les Puissances
pour réaliser des infrastructures tape à l’œil.
LA RIPOSTE ECONOMIQUE
Début avril 2020 : la moitié de l’humanité est confinée.
Cette situation engendre inévitablement une
diminution des activités professionnelles, des productions,
des services. Pour pallier cette situation
complexe, de nombreux États et organisations internationales
ont mis en place des politiques économiques
de riposte.
Ainsi, le 18 mars 2020, la Banque Centrale Européenne
annonce un plan de sauvetage à hauteur de
870 milliards d’euros (toutes mesures confondues)
tandis que la Commission européenne a présenté
un plan d’emprunt commun le 27 mai 2020.
Le 25 mars 2020, une enveloppe 2.000 milliards
de dollars est débloquée par le trésor étasunien
pour venir en aide aux particuliers, aux entreprises,
et tenter de compenser une hausse temporaire
de 3,3 millions de chômeurs.
A Pékin, la stratégie de relance économique pour
surmonter l’impact de la pandémie combine des
investissements dans des technologies innovantes
telles que la 5G ou la construction de routes. La
construction de dizaines de nouvelles centrales
au charbon est annoncée dans le cadre d’un plan
de relance pour son économie de 50 billions de
yuans (6,5 milliards d’euros).
Coté africain, certains pays ont fait preuve de leur
capacité à gérer cette crise sanitaire, même si ici,
le jeu de puissance est très…très discutable. Les
États africains continuent quand même de prendre
un certain nombre de mesures.
Par exemple, face à la propagation du coronavirus,
le Gouvernement ivoirien a annoncé un plan de
soutien à l’économie de 650 milliards FCFA, dont
300 milliards FCFA dédiés explicitement aux filières
agricoles, selon un communiqué officiel.
Au Sénégal, dès le 23 mars, les Élites ont annoncé
la création d’un Fonds de riposte et de solidarité
contre les effets du COVID-19 (FORCE-COVID-19)
doté de FCFA 1 000 milliards (€ 1,5 milliard).
Une enveloppe de FCFA 50 milliards (€ 76 millions)
a été consacrée à l’achat de vivres pour
l’aide alimentaire d’urgence.
Ces efforts africains analysés à l’échelle mondiale
pourraient être minimes, mais entre pays voisins,
ils valent leur pesant d’or.
L’intérêt de ces plans de sauvetage est double.
Premièrement, il s’agit bien sûr de sauvegarder
le plus possible l’économie du pays en vue d’une
reprise des activités dans un futur proche. Mais
ne nous trompons pas, Il s’agit ici d’un jeu du
paraître. Mettre en place des plans de sauvetage
de valeurs très importantes est synonyme de puissance
économique et, par conséquent, de consolidation
d’une place de meneur de rang mondial en
ces temps de crise.
INFRASTRUCTURES HOSPITALIÈRES ET RECHERCHE
DU VACCIN MIRACLE
La capacité d’un pays à gérer la pandémie est un
enjeu international. Chaque pays souhaite se positionner
comme figure de proue de la lutte contre le
virus. Cette course à la sortie de crise est particulièrement
illustrée par les gestions des systèmes
hospitaliers.
BIRAMAWA MAGAZINE - 17
׉	 7cassandra://TgLFQTagvYnhGpIlEwIZLgIkirhBOrdcLxKnh2gySdw.(`̵ _bۮmIdy_bۮmIdy{בCט   {u׉׉	 7cassandra://llm2luJCEwQUvFzrvDYPudDsBYKmgcxa3v8PilceiUY `׉	 7cassandra://d5O-5GKz6LKHJHA2vw2DAHFUEqntuvBnmR6nc4liIkQ͍`S׉	 7cassandra://3IaD1wf3Q1I3Sr16Xbcy91FdX9td8-DjBNiQEYearRk&`̵ ׉	 7cassandra://g9KVqM9rTpz7rlFiOV0DeGGK6HJBwInfPOGDs3e7Lr4͉0͠_dۮmIdz+ט  {u׉׉	 7cassandra://k5UaALjz5XIaGh0doV6aGmf-JtzpKIDPdijai_9OSeo @`׉	 7cassandra://yVkfWbSkuXYibfXbbCUUyb2fI1G0z6vXvmrdBJo0CPYx`S׉	 7cassandra://BKTL3sYIRHiGiE8Te69pLo0sb1WPkDFITKch4atvLHw!`̵ ׉	 7cassandra://jZNosL3mVS8URApqrDuZOcuqB7J9B_U8NGFcYY0Ay44͌q͠_dۮmIdz,׉EEn ce sens, la Chine a réalisé l’exploit logistique
de construire un hôpital « en dur » à Wuhan, ville
apparemment originelle du virus, du 24 janvier
au 2 février 2020, soit en dix jours. Ce dernier fait
25 000 mètres carrés, a une capacité de 1 000
lits et a nécessité 4 000 ouvriers jour et nuit.
Par ailleurs, la Chine a spécialement construit un
second hôpital, mis en service le 6 février 2020 à
Wuhan, d’une capacité avoisinant les 1 500 lits.
Les deux hôpitaux auraient coûté l’équivalent de
39 millions d’euros au Gouvernement.
Nous sommes en avril 2020.L’’USNS Mercy est
amarré à Los Angeles alors que l’USNS Comfort
rejoint New York. Disposant chacun de 12 blocs
opératoires et de 80 lits de soins intensifs, ces anciens
pétroliers, construits en 1976 et convertis
en navires-hôpitaux au milieu des années 1980,
peuvent accueillir un millier de patients au total.
Côté européen, après le montage d’un hôpital militaire
à Mulhouse –France- de nombreux ponts aériens
s’effectueront pour transférer des malades
entre la France et l’Allemagne.
Il faut aussi noter la construction d’un hôpital en
préfabriqué à Golokhvastovo, au sud-ouest de
Moscou, d’une capacité prévue de 500 lits, pour un
coût estimé par le Kremlin à l’équivalent de 105
millions d’euros. Cette construction intervient
alors même que la Russie n’enregistrait « que »
130 décès pour 2 186 cas confirmés au 12 avril
2020.
Ces infrastructures ont certes un but sanitaire
mais ils se présentent aussi comme des symboles
de puissance. La construction d’un hôpital d’une
taille conséquente en un temps record est un
luxe ostentatoire que seules certaines puissances
peuvent se permettre.
La recherche de vaccin est aussi à l’ordre du jour.
C’est simple : la découverte de ce miracle offrirait
à un pays une tribune mémorable.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio GUTERRES,
a été clair : un vaccin sûr et efficace serait
« le seul outil permettant un retour du monde
à un sentiment de normalité ». Il « sauverait
des millions de vie » et économiserait « des milliards
innombrables de dollars ».
18-BIRAMAWA MAGAZINE
Une petite recherche permet de constater qu’il y a
plus de 100 projets en lice dans le monde, une dizaine
d’essais cliniques déjà en cours et l’espoir de
disposer, d’ici quelques mois, d’un vaccin efficace :
jamais la recherche vaccinale n’aura été aussi massive
et rapide.
Dans ce contexte, le Géant Chinois s’illustre encore
: dans le vaste complexe pharmaceutique Sinovac
Biotech, des équipes travaillent jour et nuit. Le laboratoire
pharmaceutique coté au Nasdaq a annoncé
qu’il était prêt à produire 100 millions de
doses de vaccin par an sous le nom commercial de
« Coronavac ».
Mais ce n’est pas tout : le laboratoire pharmaceutique
américain Pfizer indique déjà qu’il mise sur
la production de 10 à 20 millions de doses de vaccin
expérimental d’ici la fin de l’année 2020.
׉	 7cassandra://3IaD1wf3Q1I3Sr16Xbcy91FdX9td8-DjBNiQEYearRk&`̵ _bۮmIdy׉E
UNE VULNÉRABILITÉ A GRANDE ÉCHELLE
En France, l’Institut Pasteur démarrera des essais
cliniques pour son projet de vaccin le plus avancé
en Juillet et espère des premiers résultats en octobre,
selon sa coordinatrice.
Certains pays pré achètent des stocks du vaccin
avant même qu’il ne soit découvert et fabriqué.
Le même scénario se retrouve dans les quelques
rares pays où se trouvent des fabricants de vaccins
: accaparement des stocks, commandes avant production,
financement de la recherche pour bénéficier
de la priorité sur les autres.
Il faut montrer ses atouts et les rapports de force
sont, comme toujours, perceptibles. Seulement,
au-delà de toute cette bataille, une réalité est persistante.
«
Les grands acquis de l’homme tout comme
les plus petits peuvent disparaître en un clignement
d’œil ». Cette vérité est plus que jamais
perceptible.
Un virus est en effet venu changer radicalement
la perspective. En quelques jours, on a noté des
frontières fermées, tout un monde ou presque placé
sous couvre-feu, des humains isolés les uns des
autres et l’adoption unanime du télétravail. Aucun
lobby d’aucune sorte n’a été consulté, même pas
pour la forme, aucun passe-droit n’a été accordé.
Les prévisions économiques prévoient que la
croissance mondiale pourrait être réduite de moitié
cette année, à 1,5% contre une prévision antérieure
de 3 %.
Selon la CEA, le COVID-19 pourrait faire chuter les
recettes d’exportation de combustibles de l’Afrique
à environ 101 milliards de dollars en 2020. Elle
ajoute que les envois de fonds et le tourisme seront
également touchés, car le virus continue de se
propager dans le monde entier, ce qui entraîne une
diminution des flux d’IDE, une fuite des capitaux, un
resserrement du marché financier intérieur et un ralentissement
des investissements - donc des pertes
d’emplois. Tout ça à cause d’un petit virus.
Un retournement de situation aussi spectaculaire
montre parfaitement à quel point les acquis essentiels
du développement humain peuvent être remis en
question. Nous sommes tous semblables face à une
telle catastrophe, peu importe nos différences du point
de vue ethnique, religieux, financier et encore...Il n’existe
ni de « grands » ni de « petits » mais simplement
des Humains, parfaitement vulnérables.
Selon Hervé Desbois « La vie est un bon professeur.
Encore faut-il savoir l’écouter ». Des changements
devront être opérés, sous plusieurs aspects de notre
vécu quotidien. Mais encore faudrait-il s’en persuader
car après tout, des catastrophes on en a connu dans
l’histoire.
Abdoulaye NDIAYE
Chancelier des Affaires étrangères
BIRAMAWA MAGAZINE - 19
׉	 7cassandra://BKTL3sYIRHiGiE8Te69pLo0sb1WPkDFITKch4atvLHw!`̵ _bۮmIdy_bۮmIdy{בCט   {u׉׉	 7cassandra://WWyFh_lfWJmsh4hwjXDlypZwzROcub9cTaeq-av_Rck #`׉	 7cassandra://rtYtBcQuOFk1cI4DKtMG8ae-nELGMXYHB6wbUaLZzHo͡`S׉	 7cassandra://8yoDhZgGYL8LP64bYvzBH3cy3QQ7TULP00ZgAhZE4Zg*Z`̵ ׉	 7cassandra://IBmwBuLg1MoGgYUwxonULWINL9_uN1aOKzD8iJlsgrM͡,͠_eۮmIdz.ט  {u׉׉	 7cassandra://seXRj40dLjlrGie32TnZ3iPfkbrHrYpjjeMAkRtTp-E a`׉	 7cassandra://_lANq7elJ_T4m1FHvZ0f_Ywguja40bacq_YLWtK6BVA͋`S׉	 7cassandra://uDUL4r_WVVCWhbMDnywWIfv7lut4b3x9deTWXxdvF3M&k`̵ ׉	 7cassandra://IJrfBiX3Ou25RCZglQenxzUBtUk1IGf9OWeAUd905P8ͷ(͠_eۮmIdz/׉ECoin
D’AUTRUI
Bonzzzouuurrr warahmatullah, chers
lecteurs, lectrices du Quinzomadaire
Biramawa…
Nous en étions où lors de la première
prise de contact ? Ah oui,
j’avais atterri à Walf Grand’Place
après n’avoir jamais voulu devenir
un journaliste. C’est vous
dire combien le destin peut être
persuasif et ténu. Quand l’Omnipotent
entreprend de te caser à
un point J, rien ne peut résister
à Sa volonté. Toutefois, Il ne t’y
dépose pas souvent directement.
Et c’est souvent là que se trouve
la différence entre les Uns et les
Autres. Du point A, à celui où vous
serez assigné dans les limites du
temps qui vous est imparti dans
cette vie, il y a un parcours, des
épreuves, des écueils, des obstacles…N’ayez
pas peur d’eux.
Faites-en vos meilleurs alliés. Car
ils sont là pour forger celui que
vous serez demain. Et d’habitude,
c’est ce dernier que la postérité
et l’histoire retiendront.
La galère était mon plus fidèle
compagnon
Je n’ai pas atterri au Groupe Walfadjiri
juste après ma licence en Journalisme
et Communication. Comme je l’ai
indiqué dans le premier numéro de
votre Magazine, le journalisme ne
m’intéressait pas vraiment. La preuve,
pendant les vacances des Première
et Deuxième années d’étude à l’ISC,
au moment où mes promotionnaires
cherchaient et effectuaient des stages
dans les rédactions de Presse écrite,
20-BIRAMAWA MAGAZINE
Radios et Télévisions de la place,
moi je me précipitais dans les Niayes
de Mboro pour jouer les Navétanes
(championnats populaires de football
entre quartiers organisés sur toute
l’étendue du territoire sénégalais
pendant les vacances scolaires et académiques).
Je m’accrochais à un rêve
qui me fuyait. Mais il est souvent très
difficile de se départir d’une passion
de jeunesse. Jusqu’au jour où le destin
vous met en face d’un gigantesque
mur noir et que vous réalisez ensuite
qu’il n’y a plus qu’une seule possibilité
pour continuer :Retourner en
arrière et Tourner la page.
Bref, après la Licence, j’ai déposé mon
pauvre CV dans des agences de Communication
et de Web Marketing,
dans des Centres d’appel etc. Espérant
naïvement, que mon téléphone allait
sonner d’un jour à l’autre pour un entretien.
Après trois mois, le seul appel
que j’ai reçu venait d’un célèbre Centre
d’appel niché à Dakar. Quand j’ai vu
l’indicatif 33 8…, j’ai aussitôt sursauté
du lit. De l’autre bout du fil, un gars me
demande de confirmer l’identité qu’il
y avait sur mon CV. Dès que ce fut fait,
il me demande si j’étais prêt pour entretien
téléphonique. Je lui sers avec
assurance un grand OUI. La suite fut
catastrophique. Je butais sur les mots,
ne savais même pas quoi répondre sur
certaines questions d’actualité, tergiversais
avec une voix tremblotante.
Ce fut
tout simplement
lamentable.
Par politesse, le gars me fit savoir que
mon profil ne correspondait pas au
poste recherché et que si une autre opportunité
se présentait, ils allèrent me
contacter. J’ai alors fait une croix sur
les Centres d’appel.
Un petit frère à moi, qui travaillait
dans une agence de sondage et d’études
et qui nous recrutait souvent avec
d’autres potes, pour effectuer des enquêtes
auprès de l’opinion a alors parlé
de mon profil à un des responsables
de son bureau. Il y avait un poste de
pigiste publicitaire qui venait de se libérer
et comme il y avait sur mon CV
Journalisme et COMMUNICATION,
je fus convoqué pour une entrevue
avec le responsable du département
Pige Publicitaire. Mon excitation est
retombée dès que le gars m’a signifié
ce à quoi mon job consistait. Et surtout
ce que je devais toucher comme
salaire à la fin du mois en travaillant 6
jours sur 7, 8 heures par jour : 25 000
mille Fcfa. Je devais quitter chaque
jour Pikine pour me rendre près du
Canal de Soumbédioune. J’arrivais
souvent en retard. Il fallait prendre
les « Ndiaga Ndiaye » jusqu’au marché
Petersen. Ensuite, n’ayant pas les
moyens de payer un taxi, j’utilisais le
premier moyen de transport connu
par l’Homme (les pieds), jusqu’à Soumbédioune.
Tenez-vous bien, chers
lecteurs, lectrices de Biramawa, je n’ai
׉	 7cassandra://8yoDhZgGYL8LP64bYvzBH3cy3QQ7TULP00ZgAhZE4Zg*Z`̵ _bۮmIdy׉Ejamais perçu ces 25 mille Fcfa parce
que les retards étaient déduits de mon
salaire. Ce qui fait que je me retrouvais
avec 18 à 19 mille Fcfa chaque fin du
mois.
Pire, ce travail ne m’apportait aucune
plus-value en termes de compétence.
Il suffisait juste de répertorier toutes
les pubs qui passaient sur une station
radio dédiée et de les mettre sur une
base de données électronique. Rien de
spécial. Même un élève de la classe de
3e pouvait le faire. Je fus viré après six
mois pour cause de retards et absences
répétés. À l’époque, je ne savais que ce
licenciement était une porte ouverte à
ma carrière de journaliste.
Galérer, je n’ai fait que ça. Entre 2007 et
2016. Par intermittence, je goûtais aux
délices de la vie. C’est comme ça que j’ai
appris à devenir un homme…
La main tendue de Jean Meissa
Diop
Un mois après mon licenciement de
l’agence d’étude et de sondage, j’ai décidé
d’aller déposer mon CV à Walfadjiri
où l’un de mes professeurs de
Presse écrite dirigeait une rédaction. Je
me rappelle qu’en montant sur le car «
Ndiaga Ndiaye » pour y aller, les pickpockets
m’ont pris le seul téléphone portable
que j’avais et avec lequel je devais
appeler monsieur Diop une fois devant
les locaux du fameux groupe de presse.
Il m’a fallu négocier plus de 30 minutes
avec le vigile pour qu’il me laisse entrer.
Après un entretien avec Jean Meissa,
mon numéro fut donné à Moustapha
Diop, qui était le Coordonnateur de
la rédaction de Walf Grand’Place. Il
m’a appelé cinq jours après (j’avais eu
le temps de récupérer mon numéro et
de trouver un portable par le biais d’un
ami) pour me dire que je devais commencer
un stage à Walf le lundi suivant.
C’est là que tout est parti. Et c’est dans
cette rédaction que je me suis découvert
une qualité innée qui peut valoir
plus que tous les diplômes que vous
pourrez engranger durant votre cursus
:La Capacité d’Adaptation.
Je n’avais jamais pratiqué le journalisme
auparavant. Je n’avais jamais travaillé
dans une rédaction avant. C’était
ma toute première fois. Et pourtant,
moins de six mois après mes débuts,
j’étais devenu le chouchou de Moustapha,
qui avait fini par faire de moi
l’Envoyé spécial de la rédaction à l’Intérieur
du pays, dans un contexte de
campagne électorale 2012 très tendue.
Il savait que j’avais très vite compris
la ligne éditoriale People du journal
Walf Grand’Place. Et que je ne traitais
presque jamais de la même manière un
événement couvert et relayé par tous les
médias. Quand je couvrais un combat
de lutte, c’était dans un angle différent
et bien particulier. Quand je couvrais
un match de football du championnat
sénégalais ou même de l’Équipe nationale,
c’était toujours différent.
J’avais, en plus de mes capacités rédactionnelles
assez bonnes, une touche
décontractée et surtout provocatrice
dans mes textes. Et ça, Moustapha aimait
beaucoup. « Si vous allez couvrir
un événement pour écrire ce que tout
le monde va publier demain dans les
journaux, il vaut mieux laisser tomber
et nous faire économiser du carburant
», disait-il souvent en réunion de rédaction.
Le
stage était non-payant à Walf. Et
pourtant, ce fut la plus belle expérience
professionnelle de ma vie. Dans le prochain
numéro, je vous dirai pourquoi et
bien plus encore.
D’ici-là, portez-vous bien et surtout
respectez les gestes barrières et les
consignes édictés par les autorités sanitaires
pour lutter contre la propagation
du virus qui circule toujours. Dieu
veille sur tous !
Ayoba FAYE
Journaliste d’investigation – Rédacteur en chef
Pressafrik
BIRAMAWA MAGAZINE - 21
׉	 7cassandra://uDUL4r_WVVCWhbMDnywWIfv7lut4b3x9deTWXxdvF3M&k`̵ _bۮmIdy_bۮmIdy{בCט   {u׉׉	 7cassandra://qmuq7gK4pFr7LQaDSmGTRKrMtSZiTQJJ_8tfSjfUDow `׉	 7cassandra://lmNgGcjoNu-2ObrU-JkxJKZZ_2cHTQH1rbfcsTxWTQEf`S׉	 7cassandra://YOAk6eEFJE77qnFBz-bzUBgmtS9CX_QzYRROIb3_KRw'`̵ ׉	 7cassandra://Ver5hLhHho_zKy9xeiuQygUAXJ68ogdwFNF8Bn_FaSY z.@͠_eۮmIdz1ט  {u׉׉	 7cassandra://rj2aPgs1CJ016Hh0A4YccK36LYuER4EsikDyf1NKnpg ` ׉	 7cassandra://U8nov1gRQhZAHFQY90K5KO4jumIaWkVgPDdkJiqvJDI` S׉	 7cassandra://dxHKcaBF9B77FGhK9wUt5ZW-0-d4txopm1fnLd1N2i8.`̵ ׉	 7cassandra://XhkLhJ1R6oPsc6JWnAr6PQydNjDX5vTIfy2zISHSkx4͌ ͠_eۮmIdz2׉E ENTRETIEN
POTRAIT 2
Anna Thérèse CISS
Directrice Magasin Auchan Retail Sénégal
«Je suis la première recrue de
Auchan Retail Sénégal»
׉	 7cassandra://YOAk6eEFJE77qnFBz-bzUBgmtS9CX_QzYRROIb3_KRw'`̵ _bۮmIdy׉EJDu haut de ses 28 ans la jeune
Anna Thérèse CISS est actuellement
Directrice de magasin
Auchan Retail Sénégal. Dans
cette interview accordé à Biramawa
Magazine elle dresse
son parcours et livre les secrets
de son ascension professionnelle
rapide.
« Être responsable de Magasin
suppose de la polyvalence, de
bien connaitre les services et
produits, les règles de fonctionnement
et savoir manager. »
Qui est Anna Thérèse Ciss ?
Je m’appelle Anna Therese Ciss
je suis née le 24 Septembre 1991
à Tivigne Tanghor (Mont Rolland,
Thies). Je suis fille unique,
récemment mariée, maman d’un
adorable petit garçon.
Pouvez-vous revenir sur les
grandes lignes de votre parcours
de formation et vos expériences
professionnelles ?
J’ai eu mon BAC en série L1 au
LTCIS MBORO, par la suite j’ai
rejoint l’UCAO Saint Michel pour
une Formation en Gestion des
Entreprises d’une durée 2 ans
en me spécialisant en Licence
Comptabilité-Finance.
En parallèle je suivais des cours
d’Anglais à l’UCAD.
J’ai eu mes 02 Licences (Anglais-Comptabilité
Finance) en
2014.
Et quelques jours avant j’ai été
embauché en tant que Assistante
comptable chez ARS (Auchan
Retail Sénégal).
Une fois chez Auchan, quelles
sont les grandes étapes de
votre évolution ?
Comme
consistaient à gérer notamment
l’imputation des factures, le rapprochement
bancaire, la gestion
de la trésorerie, le paiement
fournisseurs directs et les prestataires
de services etc…
Au bout de 2 ans, et plus précisément
en Avril 2016 j’ai été promu
au poste de Manager de Rayon
Caisse dans l’un des premiers
magasins AUCHAN. Je gérais
une équipe 15 collaborateurs et
mes missions étaient principalement
centrées sur le contrôle
des recettes journalières (encaissement-versement),
la formation
des nouveaux managers
de caisse…
Depuis quelques mois je suis Directrice
de Magasin.
Pourquoi avoir choisi de rester
chez Auchan ?
Auchan m’a ouvert ses portes
et participe à mon épanouissement
professionnel. Au bout de
quelques années je peux dire j’ai
beaucoup gagné en expérience
en plus de me retrouver dans
les valeurs de l’entreprise qui
sont l’excellence, l’ouverture et
la confiance. Mon souhait le plus
cher est de continuer à grandir
au sein de la société et de gagner
en responsabilités.
susmentionné, j’ai
commencé en tant qu’Assistante
Comptable. Mes missions
Vous êtes actuellement Directrice
de Magasin Auchan Sénégal
? Bravo ! Vous devez être
fière de vous ?
Très fière de moi parce que je
suis la première recrue de ARS
(Rire). Je suis également très
fière d’appartenir à cette société
qui m’a fait confiance et fait
de moi ce que je suis devenu aujourd’hui.
Comment
expliquez-vous cette
ascension ? Je touche du bois !
J’avoue que ça a l’air très rapide.
Mais c’est le fruit de beaucoup
travail, de sacrifice aussi. J’en
suis là parce que j’ai travaillé
jour et nuit. Et cela me conforte
dans l’idée que ARS récompense
le travail.
« La Grande distribution est un
secteur très complexe. Peu importe
le cursus, avec la volonté et
l’accompagnement on peut exercer
les différents métiers ».
Pouvez-vous nous décrire vos
missions en tant que Responsable
de Magasin ?
Être responsable de Magasin suppose
de la polyvalence, de bien
connaitre les services et produits,
les règles de fonctionnement et
savoir manager. Mes principales
missions consistent à contribuer à
la fidélisation de la clientèle et le
développement du magasin, le management
des équipes, la gestion
de l’activité de la surface de vente,
de la relation client et des flux de
marchandises…
Nous imaginons que vous
faites face à des difficultés ? Si
oui lesquelles ?
Des difficultés, je dirais non. Mais il y
a des défis à relever au quotidien et qui
s’inscrivent en ligne droite avec les valeurs
de AUCHAN. Il faut savoir gérer
la clientèle et ses collègues. Comme
diraient d’aucuns « le client est roi ».
Je me dois donc de veiller dans la mesure
du possible à ce qu’aucun client
ne quitte pas notre magasin irrité.
Qu’est-ce qui vous plaît le plus
dans ce poste ?
C’est un poste qui me permet de
rendre service à l’humain. La satisfaction
des clients m’importe plus
dans ce métier. C’est pourquoi je me
donne les moyens pour que les clients
qui entrent dans mon magasin en ressortent
sourire aux lèvres.
BIRAMAWA MAGAZINE - 23
׉	 7cassandra://dxHKcaBF9B77FGhK9wUt5ZW-0-d4txopm1fnLd1N2i8.`̵ _bۮmIdy_bۮmIdy{בCט   {u׉׉	 7cassandra://72jJw3Js5OUgMGPI5zVNZm9uRYitbg7ug7bEEsxFIVI &`׉	 7cassandra://ApMnnT2ktj1Pvrleg0ueCOtLV2v8TSriu0k2RfaPFWQ͘`S׉	 7cassandra://AGrnc9wYZEe9y0vUSJh23XYKw1exCGvEVNM3cfa0JAA-n`̵ ׉	 7cassandra://6d92Ppbi0P9IC6CFzJNP24xBubMPiFVpUOIz01ys6O8ڙ ͠_fۮmIdz4ט  {u׉׉	 7cassandra://iEYJcHk2_CNtFD3H_VpzYwYm_0B_ALmMn3BTtupE-Wo R`׉	 7cassandra://uyEzqXJkWAO44SIWC-CAsp32AW8Hz5ZoGotyNkeR42g]`S׉	 7cassandra://sxnnfDAZe3wkwPTO23HvRdW-7le7Lt2bGH582d2_C3g"`̵ ׉	 7cassandra://1hXEE0fYfr3q-BQ2fnblhh-ocjovlLEgSvTAwqqSE3c3͠_fۮmIdz5׉E	Comment décririez-vous un
bon manager ? Quelles sont
les qualités indispensables ?
Des qualités, je peux en citer plusieurs.
Mais avant tout je pense qu’il
faut beaucoup de courage. Comme
vous le savez dire oui ou non quand il
le faut n’est pas toujours aisé.
Je pense aussi qu’un bon manager doit
être juste, enthousiaste et généreux.
Quels conseils donneriez-vous
à un jeune qui souhaite exercer
le même métier que vous
? Quel cursus suivre ? Quels
sont les prérequis ?
Comme je l’ai dit plus haut, il faut
beaucoup de courage pour travailler
dans la GD (Grande distribution),
être performant et persévérant dans
sa façon de faire. La Grande distribution
est un secteur très complexe. Peu
importe le cursus, avec la volonté et
l’accompagnement on peut exercer les
différents métiers.
Pour changer de registre Comment
décririez-vous votre vie en
dehors du travail ?
En dehors du travail je n’ai pas une
vie trop mouvementée. Comme toute
bonne maman je m’occupe de mon
fils, je lui consacre beaucoup de mon
temps libre (Rire).
Quels sont vos hobbies ?
Je suis presque insulaire, j’ai grandi
24-BIRAMAWA MAGAZINE
sur une île (Île de Gorée). J’adore aller
à la plage, au restaurant et faire du
shopping. Et j’avoue que cela me fait
du bien (Rire).
Nous avons pu comprendre
qu’être responsable de magasin
équivaut à beaucoup de
responsabilités. Votre travail
n’impacte-il pas sur votre vie
privée ?
Non du tout, tout est question d’organisation
et de planification, mon travail
n’impacte pas du tout sur ma vie
privée.
ponsabilité professionnelle et
à une vie familiale épanouie ?
Je dirais que c’est bien possible, d’avoir
un poste de responsabilité et une vie
de famille épanouie. La femme a la capacité
de faire beaucoup de choses à la
fois. Il suffit que nous ayons confiance
en nous et des objectifs bien définis
pour atteindre le sommet.
Biramawa vous remercie pour
cette interview. Votre mot de
la fin ?
Un grand merci à vous Biramawa,
merci pour l’intérêt tout particulier
porté à ma modeste personne et très
bonne continuation à vous !!
« La femme a la capacité de
faire beaucoup de chose à la
fois. Il suffit que nous ayons
confiance en nous et des objectifs
bien définis pour atteindre
le sommet. »
Après quelques années d’expérience,
quelle serait votre
message
à l’endroit des
femmes sénégalaises qui aspirent,
à la fois, à plus de res׉	 7cassandra://AGrnc9wYZEe9y0vUSJh23XYKw1exCGvEVNM3cfa0JAA-n`̵ _bۮmIdy׉E׉	 7cassandra://sxnnfDAZe3wkwPTO23HvRdW-7le7Lt2bGH582d2_C3g"`̵ _bۮmIdy_bۮmIdy{בCט   {u׉׉	 7cassandra://yNu1MZh75ZdrZ9RI-nFk_gkei62A8zOWdlWT-FesY5M +h`׉	 7cassandra://FXoOgfat0rUiYfbo3RmrxXWLaIJbOIP4bZvNcaTDYMci
`S׉	 7cassandra://-_YYNzoKmgcAo5iiosyUU3Bdho5Cz2VXllnkjF3L0eg`̵ ׉	 7cassandra://LsHHFZ_QpRu6raAk4umcxzfWQvNMOEOXlbCZowZIGCwͧsL͠_fۮmIdz7ט  {u׉׉	 7cassandra://8kT-MxiKYCSb3cmXBOmkoP6QxkAV1P_Zj490y3dan_Y d`׉	 7cassandra://ve25mCFjCyvQtGw_ybT_KPrq7mA9Tmnaw-rITL5gKeo͡}`S׉	 7cassandra://6Awjpg5wiHE2YbP9gNoXsDY_RiCBGMC_Nx7Kdij4Eqc*`̵ ׉	 7cassandra://uk4E5OvnlMC6VDc9rVoZ8CZCrDxOWdLLMw98_beHwF4͛R$͠_fۮmIdz8׉E9AGRICULTURE
Ces sénégalaises qui choisissent
de devenir agricultrice
A
u Sénégal, les femmes
participent largement
à la production agricole et à
la transformation des produits,
et leur rôle est essentiel
dans l’atteinte à la sécurité
Les
sénégalaises attaquent….
alimentaire. Pourtant
elles jouissent rarement
des mêmes droits que les
hommes.
Selon un calcul de l’organisation
des Nations unies,
en ce qui concerne le continent
africain, si les femmes
avaient le même accès que
les hommes aux ressources
productives, elles pourraient
augmenter de 20 à 30% les
rendements des exploitations
agricoles.
26-BIRAMAWA MAGAZINE
Traditionnellement très présentes
dans la main d’œuvre, la vente et la
valorisation des sous-produits, les
femmes sénégalaises sont actuellement
en première ligne dans le développement
de la chaîne de valeur
agricole.
Certaines, éduquées, sont d’ailleurs
en train de quitter les villes ou les
bureaux pour se lancer dans le secteur,
sentant à la fois un potentiel
de développement et des besoins de
participer à l’autosuffisance alimentaire
de leur pays.
Aujourd’hui, elles empruntent dans
les banques pour créer leur propre
exploitation, cultivent des centaines
d’hectares, et se lancent à la fois
dans l’agroalimentaire.
Aminata Dominique DIOUF, 30
ans, directrice générale du Domaine
agricole de Nema, s’est
installée comme agricultrice.
Quatre ans et demi après, la
jeune femme ne regrette absolument
pas son choix, malgré
les nombreuses contraintes du
métier. Son cas n’est pas isolé.
De plus en plus de femmes
choisissent cette voie.
Pour mettre en avant leur travail
au quotidien, le magazine BIRAMAWA
souhaite dévoiler ses
vaillantes femmes. Une des agricultrices,
Aminata Dominique
DIOUF, s’est prêtée au jeu de l’interview.
Portraits
de vaillantes…
׉	 7cassandra://-_YYNzoKmgcAo5iiosyUU3Bdho5Cz2VXllnkjF3L0eg`̵ _bۮmIdy׉EPrésentation du domaine agricole
de NEMA
Située dans le village de Nemanding,
région de Fatick, Le domaine
agricole d’Aminata Dominique
DIOUF est l’un des plus grands du
Sénégal. Il se positionne aujourd’hui
comme l’un des leaders sénégalais
sur le marché. Un domaine de 300
ha hautement mécanisé, avec plus
de 150 employés, aux allures des
fermes américaines, veut relever le
défi de la modernité agricole.
Quel est ton parcours dans le milieu
agricole ? Comment en es-tu
arrivée au métier d’agricultrice ?
A 9 ans je suis tombée amoureuse
du métier agricole même si je ne savais
pas vraiment ce qu’était l’agriculture.
J’ai baigné dans le milieu
depuis toute petite. Après le bac au
Sénégal, J’ai décidé naturellement
de suivre au Canada un cursus en
agriculture.
J’ai obtenu mon diplôme en Gestion
et Exploitation d’entreprise
agricole à l’Institut de technologie
agroalimentaire (ITA).
visité des champs à perte de vue et
ce qui m’avait le plus marqué, c’est
la manière dont les jeunes américains
se sacrifient pour le développement
de leur agriculture.
Ce jour-là, j’ai décidé de devenir
agricultrice. J’ai dit à mon père que
je voulais revenir au Sénégal après
avoir fini mes études.
le maraîchage et l’apiculture, nous
allons bientôt se lancer dans la
transformation de la mangue et de
l’anacarde. Nous avons déjà installé
nos usines de transformation pas
longtemps, mais à cause du COVID
19, on était obligé de suspendre
toutes activités.
Malgré les contraintes du métier,
êtes-vous toujours heureuse
de votre choix ?
Si je me rencontre qu’en 2050
on est supposé être 9 milliards
d’habitants et 3 milliards en
Afrique et 3 milliards en chine,
seul l’Afrique a des terres vierges
et représente 60% des terres
cultivables. L’enjeu majeur sera
aussi de nourrir deux fois plus
d’Africains, alors que l’agriculture
sur le continent est cinq à
six fois moins productive que la
moyenne mondiale.
J’avoue que je ne regrette pas
mon choix.
Qu’est-ce qui vous a incité à investir
au Sénégal ?
Ce qui m’a fait revenir au Sénégal, je
suis tombé sur un reportage du président
Thomas SANKARE qui m’a
vraiment interpellé. Dans le reportage
il disait « Consommons ce que
nous mangeons au lieu d’importer,
c’est normal que la personne qui
vous donne à manger, vous dicte
ses lois ».
Plus tard aussi, j’ai eu la chance
d’aller aux États-Unis. Là-bas j’ai
Ce qui me donne le plus de satisfaction
est que les projections
montrent toujours que tous les
africains doivent se tourner vers
leur continent pour nourrir le
monde.
Quelles sont les perspectives
pour le domaine agricole de
NEMA ?
Nous sommes dans l’arboriculture,
BIRAMAWA MAGAZINE - 27
Quel(s) conseil(s), donneriez-vous
aux jeunes filles qui
veulent investir dans l’agriculture
?
Au Sénégal, les femmes restent
plus impliquées dans le petit élevage
et les jardins de case plutôt
que dans les grandes exploitations
agricoles. Elles ont beaucoup
de difficulté à progresser
parce qu’elles n’ont pas la terre.
Et l’accès à la terre est indispensable
pour produire de la nourriture
et créer des revenus.
Je conseille aux jeunes filles de
ne pas se préoccuper des préjugés,
de croire en soi, d’avoir un
bon conjoint qui te soutienne et
qui comprend ton métier, ce qui
est très important et se rappeler
qu’à chaque problème, il y a une
solution pour ne jamais baisser
les bras !
Thierno NGAMB
Agronome, Spécialiste en sécurité
alimentaire et résilience
׉	 7cassandra://6Awjpg5wiHE2YbP9gNoXsDY_RiCBGMC_Nx7Kdij4Eqc*`̵ _bۮmIdy_bۮmIdy{בCט   {u׉׉	 7cassandra://NQ6zCKSLbHGzbTpIF4oRdSJ0PJQr4VRRkjNz1T0Mrb4 	`׉	 7cassandra://KbeTHgheAR7Zj3Noniplr5fbPvTRkdKTl5OdyHpPnnQNt`S׉	 7cassandra://rJASYGn_1o8pNtuhje2PZQAw445Glp6iH1faL6AQYvM`̵ ׉	 7cassandra://pmbLALjZNUnzkpagMjDAVAWeahINSZ3kO_LeOb-Npjo &<͠_fۮmIdz:ט  {u׉׉	 7cassandra://tE8t59dfFTCGvBRn49Aom19bqSK8I4bLJ3g_rzstjUI I`׉	 7cassandra://wE1nMNiKPALU39KmnhNtR-8phyE4h-4VJhf7WQLB0-c͘$`S׉	 7cassandra://jcEpVF8hiTj23ImyZGrdzjK42STGvLwbC4grRrrfys4*#`̵ ׉	 7cassandra://9KJm1nRCwC_XP0_SdRuNbeYRJkIc7fLBfgiiUcJw0Tw̓ ͠_fۮmIdz;׉E XDroit du Travail
et de la Sécurité Sociale
La prime de transport
28-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://rJASYGn_1o8pNtuhje2PZQAw445Glp6iH1faL6AQYvM`̵ _bۮmIdy׉EL
’indemnité de transport communément appelée
prime de transport est, comme mentionnée
par l’article 46 de la convention
collective nationale interprofessionnelle, une
participation de l’employeur aux frais de transport.
Le
montant est fixé par une décision de la commission
mixte paritaire. Depuis le 1er mai 2016,
l’indemnité de transport est passée de 16.500
FCFA à 20.800 par mois si le travailleur fait un
trajet de 3 km (à vue d’oiseau) pour arriver à son
poste de travail.
Pour sa détermination, il est pris en compte le
coût du transport sur 26 jours, soit 800 FCFA
par jours. On comprend tout de suite que les dimanches
ou jours de repos hebdomadaires ne
sont pas inclus.
Cela s’explique par le fait que cette indemnité est
considérée comme un remboursement de frais. A
ce titre, elle n’est pas imposable et ne supporte
pas de charges sociales sauf si le montant effectivement
payé dépasse les 20.800. Dans ce cas, le
surplus est réintégré dans la base de calcul.
Il faut rappeler que cette indemnité rembourse
les frais de transport engagés. S’ils ne le sont
pas, l’employeur n’est pas tenu de la payer. Par
exemple, le travailleur qui s’absente peut se voir
amputé de cette prime au prorata des jours absentés.
Celui qui part en congé n’en bénéficie pas
puisqu’il n’a engagé aucun frais pour son transport.
Toujours
sur la prime de transport....
Elle n’est pas due dans le cas où c’est l’employeur
qui fournit un moyen de transport aux travailleurs
à titre gratuit. C’est le cas des entreprises
qui disposent de bus de ramassage permettant
aux agents de rallier le lieu de travail.
La prime ne peut être réclamée par un travailleur
qui bénéficie déjà d’un titre de transport à la
charge de l’employeur.
À y voir de plus près cette situation où l’employeur
transporte lui-même les travailleurs est
théoriquement plus bénéfique pour ces derniers
puisque la prime de transport a vocation à constituer
une participation à hauteur de 80% de l’employeur.
L’évaluation du coût du voyage étant de
500 fcfa par voyage.
2 voyages par jours sur 26 jours==> 52 voyages
500 fcfa x 52 voyages ==> 26000 fcfa
26000 fcfa x 80% ==>20800 fcfa ==> participation
de l’employeur aux frais de transport.
Soit pour l’employeur 400 fcfa par voyage ou 800
fcfa par jour.
Il peut arriver que les travailleurs par le biais de
leurs représentants réclament la généralisation
du paiement de la prime de transport sans tenir
compte de la distance entre la résidence du travailleur
et son poste de travail. Il est possible que
l’employeur accède à cette demande. Ce dernier
ne commet alors rien d’illégal puisque la mesure
est favorable.
Alioune FALL
Juriste d’Affaires
Inspecteur du Travail et de la Sécurité Sociale
BIRAMAWA MAGAZINE - 29
׉	 7cassandra://jcEpVF8hiTj23ImyZGrdzjK42STGvLwbC4grRrrfys4*#`̵ _bۮmIdy_bۮmIdy{בCט   {u׉׉	 7cassandra://eFmwdvT5s-KuXX7sdfx9fcKjktO0AL6NAjZRNYUOLLs +4`׉	 7cassandra://oCiqZuhmW3P5R6oKm3lyLHFoKBzWJZQKPGEFn76DvG4͍`S׉	 7cassandra://mDrKSM8MvMFhR2RZFI9wosFVZKVF_1CIP8mVS0xYRA8)
`̵ ׉	 7cassandra://MrHlxPlIrw8WhiddFh-RjAtZwq-g72aZeysp03CcvDw ZP͠_fۮmIdz=ט  {u׉׉	 7cassandra://AK8c-wiiHpxJqsQ65h3yVWXXkuGXspegt4Hcbj3UaF0 ` ׉	 7cassandra://P3vdW6tN123HoNVrFBBgrwWfPh4vvjM3lc2QoAxLKts` S׉	 7cassandra://GcnMpIospyzLjcE8fSimyvhBa4j1kEjUuDGZ_VxLj2Y-1`̵ ׉	 7cassandra://PylLxWT8uTOHCjm7pV0fY260L1pbncQQ3lcOjYP58XI|($͠_fۮmIdz>׉E	Veille et Intelligence
des Affaires
Placement publicitaire dans les
séries télévisées sénégalaises
Le placement publicitaire est une
forme de communication commerciale
qui consiste à inclure dans une ou
plusieurs scènes d’un film long-métrage,
d’une série télévisée ou d’une
web-série, un produit, un service,
une marque, ou à y faire référence,
moyennant un paiement ou autre
contrepartie. Dans le même sillage,
le produit ou service peut faire l’objet
d’une négociation entre l’entreprise et
le réalisateur en compensation d’une
présence visuelle ou sonore. Ainsi, on
peut constater la présence, dans un
film, d’un logo, d’un produit matériel
ou l’usage des locaux d’une entreprise
pour servir de décor lors du tournage.
Ce sertissage de la publicité dans la
diégèse des téléfilms donne au cinéma
des orientations mercantiles. Par
ricochet, le placement de produit
30-BIRAMAWA MAGAZINE
constitue, contrairement à la publicité
classique, une voie de contournement
du zapping des téléspectateurs afin
d’atteindre une audience plus élargie
et ciblée et dans un contexte singulier.
La publicité classique se fait sous
forme de spot placé au début, lors
d’un arrêt ou en fin de scène. Durant
ce passage, le téléspectateur dispose
d’une latitude de zapper au cas où il
est désintéressé par le produit.
Aujourd’hui le placement publicitaire
a connu une ampleur dans les séries
télévisées sénégalaises. Toutefois,
il
convient de retenir, qu’un producteur
ne peut pas s’associer avec toutes les
entreprises dont il a besoin pour son
film ; de même, l’entreprise n’aura
pas une politique de placement cohérente
si elle compte donner un avis
favorable à toutes les demandes des
producteurs. Il importe alors de décrypter
cette alliance afin de ressortir
les stratégies les plus adaptées au
contexte sénégalais en tenant compte
de la période de réalisation et les singularités
des besoins de l’univers de la
communication commerciale.
Le couple séries télévisées et
placement publicitaire : une
union hétéroclite inéluctable
Le but des œuvres cinématographiques
est de créer un lien
de « bon objet » entre le spectateur
et le film. Ce dernier a donc
pour objectif de faire vivre à son
spectateur une expérience particulière
l’amenant à oublier ses
soucis quotidiens, une renonciation
à sa personnalité diurne, un
besoin de s’identifier à un personnage
par son style, son hé׉	 7cassandra://mDrKSM8MvMFhR2RZFI9wosFVZKVF_1CIP8mVS0xYRA8)
`̵ _bۮmIdy׉Eroïsme. L’industrie du cinéma a
alors attiré l’attention des industriels
qui en feront un canal pour
communiquer sur leurs produits/services.
Aux Etats Unis,
Ford peut être considéré comme
le premier industriel qui a mis
en chantier le placement publicitaire
en mettant à disposition
ses véhicules aux producteurs de
films Hollywood apportant ainsi
une touche économique à cet art.
Au demeurant, il mérite de revisiter
l’intérêt du placement de
produits ou services dans les séries
télévisées. Si la contribution
de l’annonceur semble modique,
elle génère un retour sur investissement
au poids de l’or par le
truchement d’un effet boule de
neige. Car, le placement publicitaire
a une forte incidence sur la
notoriété de l’entreprise et de ses
produits. En sus, il accroit l’image
de marque et facilite la conquête
de nouveaux clients avec des téléspectateurs
pouvant remplir
un rôle de clients ambassadeurs.
Cela permettra alors d’élargir la
cible, de multiplier l’audience et
d’augmenter les ventes de l’annonceur.
Placés dans les œuvres
cinématographiques, les produits
et les marques contribuent
à la construction d’un univers
diégétique et de personnages
filmiques. Au plan international,
des entreprises de grande taille
ont longtemps usé de ce moyen
de communication pour aiguillonner
les besoins et désirs des
téléspectateurs. On peut noter la
présence du Distributeur Pepsi
dans Virutal Hills, l’Ipad d’Apple
dans la série TV Modern Family
entre autres.
La série Adja, une illustration
du placement publicitaire
Adja,
une série télévisée sénégalaise
conçue et produite par MARODI
pour son client PATISEN
a été lancée durant le ramadan
2018. La particularité de cette
série est que les personnages
portent des noms faisant référence
à des produits et marques
de PATISEN. En effet, le nom du
père de famille Pathé Séne renvoie
au groupe PATISEN ; Adja,
la mère de famille, est la référence
de la marque phare du
groupe ; Mamy et Amy, les deux
filles, renvoient à des bouillons
produits par le groupe. Hormis
les noms des personnages,
on retrouve des publicités portant
sur des produits du groupe
comme le bouillon Joker. Il s’en
suit des séances gastronomiques
avec exclusivement les produits
du groupe tels que l’huile et le
beurre adja et le Chocopain.
Au-delà du choix de cette famille
reflétant le visage parfait de la
femme sénégalaise, la singularité
des produits du groupe PATISEN
reste le jargon local utilisé
pour qualifier ses produits.
La première saison a connu un
succès éclatant auprès des téléspectateurs
et internautes sénégalais
avec une audience estimée
à 129090723 vues, 1432690 like
pour la partie visualisée sur internet.
D’autres entreprises saisissent
cette occasion pour publier
leurs produits à l’instar du
supermarché SUPECO, l’entreprise
6point9, Samsung etc.
Cette alliance stratégique,
quoique profitable, présente
souvent des limites qui peuvent
engendrer la rupture du contrat
entre la maison de production
et l’annonceur ou la télévision.
Dans cette perspective, on a assisté
cette année à un schisme de
l’union entre PATISEN et la TFM.
L’encadrement juridique du
BIRAMAWA MAGAZINE - 31
placement publicitaire
Le placement publicitaire reste
une substantifique moelle qui
mérite d’être encadrée pour faciliter
la communication commerciale
des entreprises et accroître
le profit de maisons de production
et le chiffre d’affaires des
télévisions. Comme axes stratégiques,
l’encadrement doit être
orienté vers
l’interdiction de
produits pouvant porter atteinte
à la santé morale ou physique des
consommateurs, de l’incitation à
la vente de produits illicites ou
dont la vente est prohibée sur le
territoire mais aussi d’éviter la
surcharge des publicités tant décriée
par les téléspectateurs.
Placement publicitaire et
sensibilisation
Les
autorités
publiques gagneraient
à utiliser le placement pour
sensibiliser les populations sur les
questions
d’utilité publique. Par
exemple le ministère de la santé
pourrait user du placement pour
communiquer notamment sur les
bonnes règles d’hygiène, les mesures
de prévention contre certaines
maladies contagieuses. Il en
est de même pour les ministères
du tourisme et de l’environnement
qui, grâce au placement, pourraient
mettre l’accent sur l’importance de
la préservation de la nature, la promotion
des sites touristiques etc.
Au regard de ce qui précède on peut
retenir que le placement publicitaire
présente des avantages pour
les producteurs, les annonceurs, les
consommateurs… Pour encourager
cette pratique il appartient aux
producteurs de motiver davantage
les acteurs pour les doubles rôles
joués : être un personnage et faire
de la publicité.
Moustapha FAYE
Chercheur en Marketing Stratégique
UGB
׉	 7cassandra://GcnMpIospyzLjcE8fSimyvhBa4j1kEjUuDGZ_VxLj2Y-1`̵ _bۮmIdy_bۮmIdy{בCט   {u׉׉	 7cassandra://zl0cA0GrqMGC0SuUhQk0s8tFBzm_XBC7TlyZtU34thI `׉	 7cassandra://x2Pv1fzOzLQFomRsuRGi8pkEZUo6fHqhZwmxj6t6u2g9`S׉	 7cassandra://cJG1nQd9pmLunOwCxLIZp_NpcNYUVHhRo0ViCDyeEX0w`̵ ׉	 7cassandra://y84wRrH5HfJf6RGPO3yDe_CpwoisPNSH4b9JUc8jfTw͂8͠_gۮmIdz@ט  {u׉׉	 7cassandra://U_QAoO1--1YwTpalmmGt-ND7r0lHamMGY8aJ00RAWcs N` ׉	 7cassandra://malEeBMdDqNsoXyflWQrdOHpD65E3nkRJtyEk4bHzScͱ`S׉	 7cassandra://z7I3EN37rhBOsed-aWP-y6AEK5XVmliQfSkN_GdBr6M+`̵ ׉	 7cassandra://ETHwOAURlVtED3QpPj81gClykedBQHSiOqRC7DmkQs8p͠_gۮmIdzA׉E D
E
C
O
U
V
E
R
T
E
Alioune MBOUP
CEO Africa Tourism Solutions
«ATS est une société de prestations touristiques
et événementielles»
׉	 7cassandra://cJG1nQd9pmLunOwCxLIZp_NpcNYUVHhRo0ViCDyeEX0w`̵ _bۮmIdy׉EAlioune MBOUP fait partie de ces sénégalais qui ont quitté l’hexagone
pour investir et travailler au Sénégal. Depuis 2018 il a créé ATS, « société
de prestations touristiques et événementielles ». Biramawa magazine
lui consacre pour ce numéro la rubrique « Découverte ». Il encourage les
sénégalais de la Diaspora à rentrer, à investir au Sénégal.
« Nous proposons des solutions
inclusives et novatrices en vue
d’offrir à nos clients une véritable
expérience du tourisme sur
le continent Africain. »
Présentez-vous svp ?
Je m’appelle Alioune Mboup. J’ai vécu
au Sénégal depuis ma naissance avant
d’aller aux États Unis où j’ai passé 8
années pour poursuivre mes études.
Passionné par le continent Africain, je
suis revenu m’installer définitivement
au Sénégal en 2018 pour travailler
dans le milieu du tourisme et de l’événementiel.
Pouvez-vous
revenir sur votre
parcours de formation et professionnel
?
Après le BFEM, J’ai été recruté par
SEED Academy (Sports for Education
and Economic Development) qui
m’a formé dans le basket et m’a aidé à
avoir une bourse entière après l’obtention
de mon bac en 2011. C’est ainsi
que je suis parti aux États-Unis où j’ai
pu concilier le basket et les études.
Par la suite, j’ai acquis une Licence
en Finance et comptabilité au Kansas
à Cloud County Community College,
puis une Maîtrise en Finance et
comptabilité à Henderson State University
en Arkaksas. Et après j’ai fait
mon Master en Administration des
Affaires (MBA), Gestion du Commerce
International et Management
du Sport à Lynn University en Floride.
Pour le domaine professionnel, j’ai été
représentant du service clientèle pour
AT&T , ce qui m’a beaucoup aidé à
comprendre les besoins des clients
et comment les satisfaire. Quand je
faisais mon Master en Floride, j’avais
déjà arrêté de jouer au Basket donc
j’étais à la recherche d’un travail, ce qui
m’a amené à travailler au Club Monaco,
une branche de Ralph Lauren et en
tant qu’associé aux ventes et au bout
de 6 mois, j’ai été promu au poste de
Manager sur la base d’une excellente
performance au travail.
Après avoir soutenu mon Master, je
recevais une offre de Broken Sound
Country Club pour être le gestionnaire
des
comptes
recevables,
j’ai
accepté
tout en gardant mon poste
de manager à temps partiel. Après 8
mois de travail, j’étais promu au poste
de coordonnateur des comptes clients
basé sur un excellent rendement au
travail.
Pendant 1 an et demi, j’avais deux jobs
en même temps ce qui m’occupait et
me prenait beaucoup de temps. Début
2018, j’ai démissionné de ces fonctions
pour revenir au Sénégal et créer
Africa Tourism Solutions.
Vous êtes actuellement CEO de
ATS. Que pouvez-vous nous dire
sur ATS ?
Africa Tourism Solutions (ATS) est
une société de prestations touristiques
et événementielles. Nous proposons
des solutions inclusives et novatrices
en vue d’offrir à nos clients une véritable
expérience du tourisme sur le
continent Africain. C’est une entreprise
que Mouhamed Al Bachir Lo
et moi avons fondé. Nous avons quitté
respectivement
l’Angleterre et les
États-Unis pour revenir au pays. Pour
nous, ATS ce n’est pas seulement une
agence, c’est l’image d’une Afrique revalorisée
sur le plan historique, touristique
et culturel.
Nous voulons révéler la grandeur et
l’authenticité du continent Noir qui
est souvent victime de préjugés. Il y a
une perception mondiale qui dépeint
l‘Afrique comme un continent dangereux
et misérable, alors que l’Afrique
a une valeur incommensurable et sur
tous les plans. Nous nous sommes engagés
à briser ce stéréotype en proposant
des expériences riches, uniques
et authentiques au Sénégal et éventuellement
à travers l’Afrique.
ATS a l’ambition d’inspirer la jeunesse
Africaine et l’incite à découvrir toute
la beauté du continent dans lequel elle
vit. C’est par l’éducation de cette jeunesse,
que, nous pouvons garantir un
avenir meilleur et la préservation de
la culture et du patrimoine Africains.
Quels sont les projets présents et
futurs de ATS ?
Notre projet a toujours été de développer
le tourisme local et l’évènementiel
au Sénégal. Nous faisons en
sorte que nos clients aient une expérience
unique car il y a beaucoup de
choses à découvrir au Sénégal.
Nos projets futurs ont été mis en suspens
avec la pandémie de COVID19.
Au début de l’année, nous avions commencé
des projets d’expansion en collaboration
avec d’autres pays Africains
pour développer le tourisme inter-régional
et par la création d’évènements
qui pourraient attirer des touristes,
des investisseurs, des artistes...
A qui s’adresse ATS ? (Votre cible)
Notre cible est plurielle.
Au niveau local, nous nous intéressons
au Sénégalais de la classe moyenne
qui veulent découvrir leur pays.
Nous ciblons également les entreprises
en leur proposant des packages pour
leurs employés mais aussi par l’organisation
d’évènements (MICE) comme
des séminaires, team building, transferts
hôtels/aéroports. Nous proposons
nos services aux écoles pour les
voyages pédagogiques de leurs élèves
et étudiants à travers le Sénégal.
BIRAMAWA MAGAZINE - 33
׉	 7cassandra://z7I3EN37rhBOsed-aWP-y6AEK5XVmliQfSkN_GdBr6M+`̵ _bۮmIdy_bۮmIdy{בCט   {u׉׉	 7cassandra://0hQs-oYyBLy_yJUzD9ve4N1oiePTy0w_qOTRdM_9N8g ]`׉	 7cassandra://rVcO50DFCBOWhcCAN8b0HzsKonam4KMS75rADSvs3ss}`S׉	 7cassandra://Vox4dDCZHkj573oFEA1KcRLc6TNLANfnUES8kIZbvxw&C`̵ ׉	 7cassandra://1CART400pdx1jM3Rb00A2x-_UboTod9DAfWg0-Q9Q24٘ ͠_gۮmIdzCט  {u׉׉	 7cassandra://tXVXiL11zQVYM4RWI4HZnRtxC-cQwE1SkkxPeLuIuP0 v`׉	 7cassandra://Q70W_q9Tjo9g9iRFpWzM4Tyk-lLReDhxBNHNlQm8twIu`S׉	 7cassandra://FPv3xQQ-wc5YTa5tUbuaXUEiAiZlRifzdWSwKFtXsHY+`̵ ׉	 7cassandra://O_4grV9Ob3XjP7krsBVKpiLFX9QR8uFTZ3FwYEhmFUA !* ͠_gۮmIdzDנ_gۮmIdzH P9ׁH 'mailto:africatourismsolutions@gmail.comׁׁЈנ_gۮmIdzG 89ׁH %mailto:fos@africatourismsolutions.comׁׁЈנ_gۮmIdzF ,9ׁH %http://www.africatourismsolutions.comׁׁЈ׉EAu niveau international, nous recevons
des aventuriers qui veulent
découvrir l’Afrique dans toute sa vivacité,
la diaspora Africaine et des
personnes qui s’intéressent au tourisme
responsable.
En outre, les touristes constituent un
point important de nos services. Nous
travaillons à distance avec des organismes
qui séjournent et organisent
des évènements au Sénégal.
A cause du Covid le secteur hôtelier
et touristique est fortement
impacté, Comment ATS compte
faire face ?
En effet, face au Covid-19, le secteur
est
fortement
secoué. Nous
avons
travaillé sur de nouvelles offres pour
booster le tourisme local. C’est un
moment qui nous a permis de revoir
notre modèle et d’écrire les projets
d’événements que nous comptons
organiser après la pandémie. Les
membres du personnel suivent aussi
des formations afin d’être plus productifs.
34-BIRAMAWA
MAGAZINE
« J’ai toujours cru qu’il y’a assez
d’opportunités au Sénégal,
j’aime mon pays et le fait d’être
auprès de ma famille me manquait
aussi. »
Plus haut vous disiez avoir fait
vos études et avoir travaillé aux
USA. Qu’est ce qui a motivé votre
choix de rentrer au Sénégal ?
La liberté d’expression qu’offre l’entrepreneuriat
m’a poussé à rentrer. J’ai
toujours cru qu’il y’a assez d’opportunités
au Sénégal, j’aime mon pays et
le fait d’être auprès de ma famille me
manquait aussi.
Que diriez-vous aux jeunes sénégalais
de la diaspora qui envisagent
de faire comme vous ?
Je leur conseille de voyager si possible
et éventuellement revenir après
avoir acquis de l’expérience. Si nous
jeunes Africains nous ne rentrons pas
pour contribuer au développement
de notre continent, qui le fera à notre
place ?
Comment contacter ATS ?
Vous pouvez visiter notre site web via
l’adresse suivante
www.africatourismsolutions.com
et nous contacter par WhatsApp au
+221 77 480 78 78 ou par email à infos@africatourismsolutions.com
ou
africatourismsolutions@gmail.com
Nous sommes également sur les réseaux
sociaux sous le nom Africa
Tourism Solutions.
Votre mot de la fin
Je félicite vivement Waly et son équipe
pour cette belle initiative qu’est BIRAMAWA
et je vous encourage.
׉	 7cassandra://Vox4dDCZHkj573oFEA1KcRLc6TNLANfnUES8kIZbvxw&C`̵ _bۮmIdy׉E׉	 7cassandra://FPv3xQQ-wc5YTa5tUbuaXUEiAiZlRifzdWSwKFtXsHY+`̵ _bۮmIdy_bۮmIdy{בCט   {u׉׉	 7cassandra://4C84T9P0gaR8SmU6LAfz8kxHQyVMMfj9P9pRvmFAa-U M`׉	 7cassandra://luYM3IaE_p6c5OvMusKD1uufAPWzTCyxdDN2aFpmRL0͌`S׉	 7cassandra://KXEhwq1fc887b16lKGTUBKXDap2VSJyf3-3yf7b4jFM)`̵ ׉	 7cassandra://U5JcQjib7KA8dGG8Ln94SvSrVPCtpp8a4jZ2b5PQq_c \n(͠_gۮmIdzIט  {u׉׉	 7cassandra://Kw8LQHnszJhTMmsLxn1bM4tnteH0_9NNfzDoVBvsl-8 `׉	 7cassandra://bpCLu0I4OyVAcna2Ld4lSAFGSnSdPChWIyz6ZeknRx8͈`S׉	 7cassandra://grhnW_tCgSes3qqOyw5Kn2VXNXiS33twHV7Y1peZ0tU(`̵ ׉	 7cassandra://qFpDxyoqZ5F-WaDKr6jmoAjpxp8OOQStb_3SuA5vez0 <q8͠_gۮmIdzJנ_gۮmIdzO ̂9ׁHhttp://Challenges.frׁׁЈנ_gۮmIdzN 7U9ׁHhttp://Onu.orgׁׁЈ׉ED
iploVar ou un regard aiguisé
sur l’actualité internationale
Politique, Sciences Politiques, Relations
Internationales, Humanitaire,
votre nouvelle rubrique incontournable
vous offre plus que des informations,
une analyse pertinente des
interactions géopolitiques qui vous
entourent.
Quoi de mieux qu’un résumé des
points essentiels de l’actualité internationale
des 15 derniers jours,
des faits historiques, des portraits
de personnalités ayant marqué l’histoire
des relations internationales
pour mettre à jour vos connaissances
et rendre vos débats chocs d’idées.
Les points saillants, les immanquables
de l’actualité internationale
vous seront présentés de façon succincte
de telle sorte que rien ne vous
échappera.
Pour cette première, une consultation
du tableau de la VAR Diplomatique
nous annonce les informations
suivantes :
36-BIRAMAWA MAGAZINE
COVID19 : La pandémie a fait au moins
500.000 morts dans le monde depuis
l’apparition de l’épidémie en décembre.
Les
Etats-Unis sont le pays le
plus touché, avec 124.732
décès, suivent le Brésil
avec 54.971
morts, le
Royaume-Uni
avec 43.414,
l’Italie avec
34.708 et la
France 29.
Contrairement
aux
cr aint es
de l’OMS, le
continent africain
est moins
impacté que le
reste du monde.
Le nombre de
décès liés à la Covid19
reste peu
élevé, 3246 décès
pour tout le continent.
Plus de 30 milliards de dollars
vont être nécessaires pour
mettre au point les vaccins et
traitements contre la covid19, a
indiqué l’Organisation Mondiale
de la Santé, à la veille d’une d’une
conférence des donateurs. conférence
des donateurs.
RUSSIE : le déconfinement diplomatique de Poutine
׉	 7cassandra://KXEhwq1fc887b16lKGTUBKXDap2VSJyf3-3yf7b4jFM)`̵ _bۮmIdz ׉Equi relance son agenda politique avec le référendum
constitutionnel qui lui permettra de rester au pouvoir
jusqu’en 2036.
Le référendum est prévu au premier juillet sans possibilité
de campagne « pour ou contre » en raison du coronavirus.
GEORGES
FLOYD : Les statues symboles de l’esclavage
ou du colonialisme font actuellement l’objet de contestation
partout dans le monde.
Après celle d’Edouard COLSTON (ancien transporteur
d’esclave) déboulonnée en Grande Bretagne d’autres
devraient suivre.
ONU : le 26 juin, le 75E anniversaire de l’ONU
a été célébré dans la sobriété.
Dans tous les messages
on entend
une réelle
préoccup
a t ion
des
diplomates
quant
aux
ass auts
r é pé -
tés dont
l’ONU et
le multilatéralisme
f
ont
l’objet.
L’évènement
de
cette
jo ur né e
ronde
sée
fut une table
organipar
l’Alliance
pour le multilatéralisme
co-créé il y a un an par
la France et l’Allemagne.
Les
étaient : l’accès universel
à la santé et la
lutte contre les ‘’infodémies’’,
c’est-à-dire toutes
ces fausses informations à propos de l’épidémie, véhiculées
sur les réseaux sociaux en majorité.
thèmes abordés
La peur du virus freine l’accès aux services et à l’aide.
Sources : Onu.org, le Point, les Podcasts Affaires
étrangères et International de France Culture,
Challenges.fr
©Biramawa Magazine
BIRAMAWA MAGAZINE - 37
Le SG a appelé à réinventer le monde avec davantage de
multilatéralisme.
La CPI : est dans le collimateur des USA, TRUMP a signé
un décret présidentiel permettant de sanctionner des
magistrats de la CPI. Il leur reproche d’avoir lancer une
enquête sur de possible crime de guerre et crime contre
l’humanité commis par les US dans la guerre d’Afghanistan.
CHINE
VS INDE : on note une tension frontalière entre
l’Inde et la Chine, avec des affrontements entre les soldats
des deux pays coutant la vie à 20 soldats indiens et
un nombre inconnu du côté chinois.
Les deux pays se sont livrés une guerre frontalière en
1962.
Les responsables militaires et les diplomates des deux
pays continuent toutefois de discuter pour tenter de désamorcer
les tensions.
Par ailleurs, le contexte géopolitique empêche une véritable
normalisation avec la stratégie d’isolement de la
chine par Trump qui courtise l’Inde.
GABON : L’Assemblée nationale vient de proposer
la dépénalisation de l’homosexualité ce qui a suscité
des contestations car L’homosexualité est considérée
comme un tabou et contraire aux us et coutumes
gabonais.
MALAWI : l’opposant Lazarus CHAKWERA élu finalement
Président avec 58.57 des voix après une longue
bataille électorale.
Le Président sortant dénonce des irrégularités et sollicite
une nouvelle élection.
LE 19 JUIN : a été célébrée la Journée internationale
pour l’élimination de la violence sexuelle en temps de
conflit.
Il faut noter aussi que la pandémie de la covid19 a des
conséquences désastreuses pour les victimes et les
personnes rescapées de violence sexuelles liées aux
conflits.
׉	 7cassandra://grhnW_tCgSes3qqOyw5Kn2VXNXiS33twHV7Y1peZ0tU(`̵ _bۮmIdz_bۮmIdz {בCט   {u׉׉	 7cassandra://QwK8UZXwNlsjBTRQz9iGCa86VINRfMZMSisymkomfQ0 a`׉	 7cassandra://iGAb8sgGFr2R-GNjyhpIfJk4RqEugGcuNOjYsINryUY2`S׉	 7cassandra://E-5_us-XnI4SCzREaTVipxtibELmDikCa31pFBKck-YJ`̵ ׉	 7cassandra://EV82JUcgDeM-7VBExay4fWTeVnRN4RhkgjdpENMg8Ok`͠_gۮmIdzL׉E38-BIRAMAWA MAGAZINE
׉	 7cassandra://E-5_us-XnI4SCzREaTVipxtibELmDikCa31pFBKck-YJ`̵ _bۮmIdz׈E_bۮmIdz_bۮmIdz{,Magazine N°2 du 1 Juillet 2020_\Ov(]